Car l'appréhende qu'en arrivant •o' . inveniam
, \ . . ^ 11 11 • ^°^' ^' ego lâ-
chez vous, ou je SUIS près d aller ^ je ne veniar à vobis ,
-vous trouve pas tels que je désire , et S^^'f'^,"""^'.
que vous ne me trouviez pas aussi tel comentiones
*■ * aemulationes,a-
«|Ue vous voudriez . nimosilates.dis-
sensioues , de-
2 1 . Je crains que je ne rencontre par- «racUones , su-
, ,. . , . , . surraliones, in-
mi VOUS des dissensions , des jalousies , flationes, sedides inimitiés, des querelles, des mé- J,^"';^^ «i"' i°'er disances , des murmures , de Torfirueil , 21 Ne.iteiijiB
, , o 7 p^ijj veuero ,
des troubles ; humiliet me
Et qu'ainsi , lorsque je serai arrivé ^S'am S chez vous , Dieu ne m'humilie et n'at- '°^ ^^ "^ 1"^
. , ^ . anle peccave-
triste mon ame , par la nécessite ou je ruut, et non eme trouverai de châtier malgré moi et il™^ 'sTiper avec douleur plusieurs de ceux qui ont v"™""4''''* » ^'
, , , . r • ' • 1 ioinicalione,el
péché et qui n'ont pas lait pénitence des impudicUia , impuretés , des fornications et des dé- *•"»"! g'^^erus . réglemens infâmes oli ils sont tombés.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
E71 premier lieu.
Apprenons la modestie , par l'exemple de saint Paul , afin de l'imiter : ce saint, chéri de Dieu, craint d'être troj estimé des hommes : pour cette raison il cache l'espace de quatorze ans les grâ-
c es singulières qu'il a reçues de Dieu : étant enfin obligé d'en parler, il en dit peu de choses et obscurément ; puis aussitôt il recourt à ce qu''il y a de plus humiliant.
De là apprenons à mépriser et à fuir 1 a vanité des gens du monde , qui ne désirent rien avec plus d'ardeur que Testimedes hommes, et qui, pour cela, feignent des prérogatives qu'ils n'ont pas , et s'en vantent.
Par une pratique tout opposée , aimons avec les saints à être inconnus au monde , et à y être méprisés ; cachons pour cet eflfet , cachons les grâces de Dieu ; et , si la nécessité nous engage à les découvrir, anéantissons-nous en V/. 26. même temps.
En second lieu.
Observez et admirez la manière dont Dieu conserve les saints dans l'humilité, pour les sanctifier de plus en plus; elle paraît admirable en saint Paul, ravi jusqu'au troisième Ciel, et ensuite abaissé et anéanti dans les plus infâmes imaginations de rimpnreté ; d'un côté, c'est un ange dans le paradis; de Tautre, c'est