‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 67 sur 394 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

mais vous avez été lavés par le bap-^^'' sancuiicati

r i tstis, sed jusli-

tême; mais vous avez e'Ic' sanctifiés par ficaii esUs iu

I „ . '. ' 1 ' • nomine Domi-

la grâce c|ui vous y a ete donnée , mais ni nostri Jesn

vous V avez reçu la véritable iuslice, par cimsn , et m j i ) ' r Spiniu Do n- -

les mérites de notre Seigneur Jésus- tri. Christ, et par la vertu du Saint-Esprit.

Grâces éternelles à notre Seigneur Jésus- Christ qui nous a lavés dans son sang, qui a effacé toutes les souillures de nos péchés par ce sang précieux.

Grâces éternelles à Dieu , qui nous a prédestinés pour être ses enfans par Jésus-Christ, qui nous a rendus agréables à sa majesté en son très-cher Fils, dont le sang nous a rachetés et nous a remis nos péchés , selon les richesses de sa grâce. Ephes. 1-7.

1 2 . ]Mais quelqu'un me dira :Ne m'est- la.omniami il pas permis de redemander mon bien '*' 'icent , sed

r L ^ ^ non omnia ex-

parles voies de la justice ? Oui, cela est pediunt.

permis; mais tout ce qui est permis

n'est pas toujours utile et avantageux.

Saint Paul prévient une objection qu'on pouvait faire contre ce qu'il a dit : Vous fui- "'' '' tes une faute de plaider. Il avoue que cela n'est pas défendu par les lois, mais tout ce qui est permis par les lois n'est pas toujours à propos.

Un autre me dira : Ne m'est - il pas omnia vmH permis de redemander mon bien , par ''<^'^°*' les voies de la justice , devant des juges légitimes , quoique païens ?

yS I. ÉPÎTRE AUX CORIÎSTHIENS.

C'est une autre objection faite contre le premier verset de ce chapitre : Est-it possiéte que f/uclqu'un. ose plaider , etc. , devant des juges infidèles ?

II avoue que cela est permis ; mais , pour en détourner, il ajoute aussitôt :

Sed ego sub Mais je ne me rendrai esclave de qui

nullius rfdiear

poteilate. que ce SOlt.

De sorte qu'en ce peu de paroles, saint Paul donne une nouvelle raison , et la plus considérable , pour laquelle il n'est point à propos de plaider devant les juges infidèles, de peur de se soumettre à leur puissance, peut-êlre avec danger pour le salut éternel , étant fort à craindre qu'ils ne vous d(''toui'nent de la religion par l'intérêt des choses Vid. Tiipl. temporelles.

■ Il est probable que saint Paul parle ainsi

obscurément et en p( u de mots , en sa propre personne, dans la crainte que sa lettre ne tombe entre les mains des infidèles.

i3.Escaveu- ^^' J'ajoutc à ce quc j'ai déjà dit, ni, et venter qu'il est indiffne d'un chrétien de plai-

CSCIS I I)C11S 311" A *^ ■*■

lem ( t hune et der pour des choses aussi basses que bas desiiuet : ^^^^^ celles qui regardent le corps. Qu'y a-t-il de plus vil que des viandes destinées pour remplir le ventre , et que le ventre destiné pour les recevoir? L'usage de ces choses sera court , et Dieu détruira bientôt et le ventre et les viandes. Pourquoi donc pour des choses aussi viles, aussi passagères et corruptibles que sont les viandes , se diviser, disputer et plaider ?

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