CHAPITRE VI
mais vous avez été lavés par le bap-^^'' sancuiicati
r i tstis, sed jusli-
tême; mais vous avez e'Ic' sanctifiés par ficaii esUs iu
I „ . '. ' 1 ' • nomine Domi-
la grâce c|ui vous y a ete donnée , mais ni nostri Jesn
vous V avez reçu la véritable iuslice, par cimsn , et m j i ) ' r Spiniu Do n- -
les mérites de notre Seigneur Jésus- tri. Christ, et par la vertu du Saint-Esprit.
Grâces éternelles à notre Seigneur Jésus- Christ qui nous a lavés dans son sang, qui a effacé toutes les souillures de nos péchés par ce sang précieux.
Grâces éternelles à Dieu , qui nous a prédestinés pour être ses enfans par Jésus-Christ, qui nous a rendus agréables à sa majesté en son très-cher Fils, dont le sang nous a rachetés et nous a remis nos péchés , selon les richesses de sa grâce. Ephes. 1-7.
1 2 . ]Mais quelqu'un me dira :Ne m'est- la.omniami il pas permis de redemander mon bien '*' 'icent , sed
r L ^ ^ non omnia ex-
parles voies de la justice ? Oui, cela est pediunt.
permis; mais tout ce qui est permis
n'est pas toujours utile et avantageux.
Saint Paul prévient une objection qu'on pouvait faire contre ce qu'il a dit : Vous fui- "'' '' tes une faute de plaider. Il avoue que cela n'est pas défendu par les lois, mais tout ce qui est permis par les lois n'est pas toujours à propos.
Un autre me dira : Ne m'est - il pas omnia vmH permis de redemander mon bien , par ''<^'^°*' les voies de la justice , devant des juges légitimes , quoique païens ?
yS I. ÉPÎTRE AUX CORIÎSTHIENS.
C'est une autre objection faite contre le premier verset de ce chapitre : Est-it possiéte que f/uclqu'un. ose plaider , etc. , devant des juges infidèles ?
II avoue que cela est permis ; mais , pour en détourner, il ajoute aussitôt :
Sed ego sub Mais je ne me rendrai esclave de qui
nullius rfdiear
poteilate. que ce SOlt.
De sorte qu'en ce peu de paroles, saint Paul donne une nouvelle raison , et la plus considérable , pour laquelle il n'est point à propos de plaider devant les juges infidèles, de peur de se soumettre à leur puissance, peut-êlre avec danger pour le salut éternel , étant fort à craindre qu'ils ne vous d(''toui'nent de la religion par l'intérêt des choses Vid. Tiipl. temporelles.
■ Il est probable que saint Paul parle ainsi
obscurément et en p( u de mots , en sa propre personne, dans la crainte que sa lettre ne tombe entre les mains des infidèles.
i3.Escaveu- ^^' J'ajoutc à ce quc j'ai déjà dit, ni, et venter qu'il est indiffne d'un chrétien de plai-
CSCIS I I)C11S 311" A *^ ■*■
lem ( t hune et der pour des choses aussi basses que bas desiiuet : ^^^^^ celles qui regardent le corps. Qu'y a-t-il de plus vil que des viandes destinées pour remplir le ventre , et que le ventre destiné pour les recevoir? L'usage de ces choses sera court , et Dieu détruira bientôt et le ventre et les viandes. Pourquoi donc pour des choses aussi viles, aussi passagères et corruptibles que sont les viandes , se diviser, disputer et plaider ?