‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 79 sur 394 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

y a lieu (l'espérer sa sanclificalion , ï'ils vestri immundi erscvèrent de demeurer ensemble. "fricirsu'oT

La seconde raison , c'est que si vous ous séparez, vos enfans passeront pour illégitimes ; et ce qui est beaucoup pire , ils seront élevés dans le culte des idoles , et deviendront idolâtres, au lieu que vous restant ensemble , vos enfans sont légitimes , sont élevés dans la piété , et il y a lieu d"espérer qu'ils seront chrétiens.

Que les personnes mariées qui sont, à la vérité, de même religion, mais de mœurs bien différentes, l'une vivant selon l'Evangile, l'aulre vivant selon la corruption du siècle ; que ces personnes, dis-je , s'appliquent à elles-mêmes ce que saint Paul dit ici aux personnes mariées de différentes religions : que elle qui vit selon l'Evangile souffre patiemment sa partie qui vit selon le monde , dans l'espérance de la sanctifier par sa complaisance et par son bon exemple.

Qu'une femme vraiment chrétienne vive d'autant plus saintement que son mari est plus déréglé ; qu'elle s'étudie à le convertir par sa douceur, par ses prières , par l'exemple de sa vie : qu'elle s'applique d'autant plus à l'éducation de ses enfans , qu'ils ont moins d'instruction et moins de bons exemples de la part de leur père.

1 5. Que si le mari infidèle se sépare 15. Quixi si •, dVec sa femme qui est fidèle , qu'elle if f ^^Sat

92 I. KPÎTRK AUX CORINTOIENS.

Non eiiim s.i- le laisse aller, parce qu'en ce cas la par «l"'ila;er'aul ^'^ chrétienne n'est plus assujettie à la soroi il. hnjus- partie infidèle ; elle cstlibre du lien criin

modi : in \ia(e * . . t\"

auiem vocavit tel mariage. Dieu nous a appelés pour nos eus. vivi'c Cil paix. et noti'c religion ne nous

oblige pas à une servitude qui trouble

notre paix .

i6. Unde e- i6. Mais peut-être, direz-vous, il y nim scis, mu- ^ jjg^^ d'cspércr sa conversion. La cho-

lier , SI virum i

saivum faciès ? 86 cst bien incertaine ; car d'oîi savez-

ant nnde scis , /• • .• .

vii . si muiierem VOUS, icninie , SI VOUS convertircz votre sahamficies? mari , daus Cette mauvaise disposition? Et vous , mari , d'oii savez- vous que vous convertirez votre femme ? C'est jiourquoi , laissez aller la partie qui s'en va , et vous , usez de votre liberté.

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