‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 119 sur 224 · CHAPITRE VllI. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VllI. l

en seront capables , à la gloire des enfans de Dieu.

Je ferai toutes choses nouvelles , dit Dieu ; 6 créerai de nouveaux cieux et une terre ouvelle-

Les élémens seront alors ornés de nouvelles qualités , à peu près comme les serviteurs sont mieux vêtus au jour de la gloire de leurs maîtres. ^- C/njso.st.

22. Car il est certain que toutes les ^^ scimus créatures sentent pour ainsi dire leur ^?"^ q"ôd om-

* . ^ DIS crealiiia in-

servitude, qu'elles soupirent après leur gemiscit,etpar.

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liberte, quelles gémissent et tout des ^jj^,. ^ efforts pour y parvenir , pareils à ceux d'une femme que pressent les douleurs de Tenfantement.

Toutes expressions figurées, par lesquelles le Saint-Esprit nous représente i'immensité de la gloire future des enfans de Dieu ; et cela :

Premièrement, pour nous apprendre combien nous la devons désirer. Le ciel , la terre, les élémens, toutes les créatures qui sont au service des enfans de Dieu, l'attendent avec empressement et la désirent avec ardeur. Combien donc , à plus forte raison , les chrétiens, les enfans de Dieu, doivent-ils la souhaiter !

Secondement, pour nous confondre d'avoir des sentimens si opposés à ceux de toutes les créatures : elles soupirent après le jour de cette gloire, elles font des efforts semblables à ceux d'une femme dans les douleurs de

l5o ÉPÎTRE AUX ROMAINS.

l'enfantement , ponr y parvenir. Et nous , attachés à la vie présente , nous craignons l'avénemeiit e notre libérateur, nous tremblons à so»: approche , nous fuyons avec frayeur arrivée du loyaume que nous demandons 40US 'es jours dans nos prières.

Ah ! serons-nous toujovn*s plus insensibles à notre propre bien que les créatures insensibles et matérielles ? et ne serons-nous jamais véritablement fidèles ?

Mon Dieu! donnez-moi la foi, augmentez ma foi, éclairez les yeux de mon cœur, faitesmoi bien pénétrer une fois les richesses de ce glorieux héritage que vous nous promettez , je le désirerai véritablement, je vous dirai de cœur plus que de bouche : oclveniat regnum tuum. .le ne craindrai pas la mort , parce que je ne la regarderai pas comme ma destruction , mais comme ma naissance à la félicité éternelle.

a3. Nou so- 2 5. Et non-sculement les créatures lum auiem iiia , insensibles ffémissent delà sorte, mais

sed et nos ipsi o ^ ' ^

primitias spiii- noiis aussi , qiii avons reçu les prémices ipsi intrà nos àe Pcsprit en telle abondance , qu'il fix)nèm"fiiioi°'' semble que nous soyons pleins, et que Dei expecian- nous n'avons plus rien à désirer ; ce-

tes, redemptio- -, . , . ,

nem corporis pendant , charges et appesantis de ce ■osiii. corps de mort , nous gémissons en nous-

mêmes , soupirant après la parfaite adoption , par laquelle nous serons délivrés de la mortalité et de toutes les misères de cette vie.

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