CHAPITRE IX
Il prouve cela par les paroles mêmes de \i\ promesse qui ne s'adresse qu'à Isaac, à l'exclusion d'Ismaël. Ensuite par l'exemple des «ufans d'Isaac. don* l'aîné, Esaû, est privé de la bénédiction que reçoit Jacob le puîné, et cela non pour ses mérites, mais parce que telle a été la volonté de Dieu. rers. 9.
De là il est aisé de conclure que tous les juifs ne sont pas enfans d'Abrabam, mais 'o-'^. ceux-là seulement qui croient, et que les gentils , quoiqu'ils ne soient pas de la race d'Abraham , sont néanmoins ses enfans spirituels par la foi , et sont pr.^férés aux juifs charnels, non pour leurs mérites, mais par la pure miséricorde de Dieu
Troisièmement, il assure qu en tout cela, c'est-à-dire , et dans la préférence de Jacob à Esaù , et dans la préférence des chrétiens aux juifs , il n'y a aucune injustice , parce que l'une et l'autre sont des effets de miséricorde, et que la miséricorde se fait selou le bon plaisir de celui qui est auteur. i4«
Il le provive par les paroles de Dieu à Moïse , où Dieu punit les uns, et pardonne aux autres ; Geu. 33.
Par l'exemple de Pharaon que Dieu laisse dans son endurcissement , tandis qu'il a pitié des juifs. i5-t6.
Quatrièmement, il s'objecte à lui-même : s*il en est ainsi , que Dieu fasse miséricorde à qui il lui plaît , pourquoi se plaint-il des pécheurs ? et pourquoi les punit-il ?
Il répond, 1." que la créature a moins de di'oit de demander raison au créateur , que le vase de terre n'en a de disputer avec le potier.
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lC8 ÉPÎTRE AUX ROMAINS.
*'e/-f. 10-21. Il répond, 2.° que Dieu se plaint jusieme des pécheurs , parce que , contre sa voloii et par leur propre malice , ils s'endurcisse dans le mal ; que Dieu «ouffre leur endure sèment avec beavicoup de palience , que î après les avoir long-temps soufferts , il les p nit comme il a puni Pharaon , on n'en pe tirer aucune mauvaise conséquence cont Dieu : car en souffrant les méchans il ft voir sa bonté ; en punissant les endurcis , montre la puissance de sa justice ; et par le punition , il fait éclater plus manifesteme sa miséricorde sur les chrétiens qu'il a app lés en partie d'entre les juifs, mais peuj ( pai'tie d'entre les gentils , en très - grai la- 29. nombre.
Cinquièmement , saint Paul résout enl la difficulté, en disant que les juifs ont t rejetés de la voie du salut, parce qvi'ils n'o pas cru à Jésus-Christ, et que, par leur i crédulité , il leur est arrivé ce qui arrive ai voyageurs qui, heurtant contre les pierre se blessent les pieds , et sont arrêtés dans chemin. Les gentils, au contraire, sont jusl fiés et sont le peuple de Dieu , parce qu' ont cru en Jésus-Christ
i.veiuatem I. Plut à Dicu , mes fi'ères jiiifs
aico in Cliristo, p . . .
non mentior , 4"^ VOUS tiissiez , anîsi que nous , ins tesUmoniuin parableiiient unis à Dieu par Jésu
milii perhioen- ^^ . t • a / •
te conscientia Christ ! Lui-meme m'est témoin de
mM in spiritu ' ■. ' • • t
»».Kio ; vente que le vais vous dire , et ma cou
cn\PiTRE IX, 169
cience me rend ce témoignage par ie Îjaint-Esprit , que je dis vrai.
Tous les interprètes sacrés reconnaissent en ces paroles un jurement dans une chose sérieuse et importante; d'où ils infèrent qu'en pareil cas le jureuient est permis , mais que la vérilé et la charité en doivent être la règle.