Car avant même qu'ils fussent ir.cùmenim
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Jies , ou qu ils eussent lail aucun bien (^^■^^^g^^ ^^^^ a. ni aucun mal (afin que la résolution '''i"''l^'oniciis-
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que JJieu avait prise de prererer Jacob ( ut secundùm et ses descendans à Esaû et à sa posté- pSu^'^"" 'Mérité parût manifestement une élection maneret,) libre et gratuite ),
12. L'ange dit à Rébecca , non en 12. Non ex considération des œuvres, mais par un op^"^"^ • «eJ
' r ex Yocante dic-
choix libre et volontaire de Dieu qui tum est ei: appelle qui il lui plaît ;
i3. L'aîné, Esaû, servira Jacob , i3. Quiamason cadet. Ce qui est arrivé dans leurs Jorservietmino-
^ ^ 11, sicut scri|)-
postérités. De quoi Malacliie , parlant '"m ««•: Jacob
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long-temps après que cela tut accompli , tem ocijo babui a dit au nom de Dieu : J'ai aimé les enfans de Jacob , et je les ai préférés aux Iduméens , enfans d"Esaù, que j'ai haïs, c'est-à-dire négligés. Preuve incontestable que ce n'est pas la naissance , mais le choix de Dieu , qui fait le véritable Israélite ; et comme autrefois Dieu a préféré les Juifs, descendans de Jacob , aux Iduméens , enfans d'Esaû, il peut maintenant préférer les chrétiens aux juifs , rejeter ceux-ci et adopter ceux-là.
1^6 ÉPÎTRIÎ AUX ROMAINS.
L'intelligence de ces quatre versets est trop importante pour ne les pas expliquer plus amplement ; pour cet effet, remarquez qu'on les peut considérer , ou selon le sens littéral qu'ils ont dans la Genèse et dans Malachie , ou selon le sens spirituel qu'ils ont ici , dans l'application que saint Paul en fait à son sujet.
Le sens littéral.
Dans la Genèse, c'est une prédiction de ce qui devait arriver aux deux enfans jumeaux de Rébecca, et à lem*s descendans qm devaient former deux peuples; savoir, qu'un des fi'ères supplanterait l'autre, et qu'un des peuples surmonterait l'autre ; que l'aîné , Esaù , servirait Jacob , son cadet : ce qui est arrivé dans leurs postérités , lorsque les Iduméens , enfans d'Esaù , ont été s\ibjugués par David et soumis aux Juifs , enfans de Jacob.
Ces paroles donc , dans leur sens littéral , contiennent la prédiction d'une chose temporelle future ; savoir, la préférence de Jacob à Esaù , pour l'héritage d'Isaac , et la servitude des Iduméens sous les Juifs, qui a duré Vid. 2 Re". environ cent cinquante ans.
Re^'s^'^' * Long -temps après l'accomplissement de cette prédiction, le prophète Malachie, cité par saint Paul , appelle cette préférence de Jacob et des Juifs ses enfans, amour de Dieu, et l'humiliation d'Esaù et des Iduméens , iiaine, de Dieu : et il explique lui-même les effets de cet amour, qui sont d'avoir donné liôs lerres fertiles aux Juifs, de les avoir re-
cnAriTnE ix. 177
tirés de la captivité de Babylonc , Je. ; et les effets de cette haine, qui sont d'avoir donné aux desceudans d'Esaii une terre ingrate et stérile, de les avoir laissés dans la captivité , r,j ;jt„i„^.f, d'avoir désolé leurs montagnes. ' , f. 1, 3, •,.
Il n^jst donc question, dans le sens littéral de la Genèse et de IMalachie , que de biens ou de maux temporels ; il n'y est parlé ni de prédestination , ni de réprobation , pour le salut éternel , soit d'Esaù et de Jacob , soit des Juifs et des Iduméens
Le sens spirituel.
On ne peut mieux connaître la pensée de saint Paul dans l'usage qu'il fait de ces paroles de la Genèse et de Malachie, que par la suite et la liaison de son discours, et par le but qu'il s'est proposé dans toute cette épître.
Or par la lecture du texte de saint Paul , il nous paraît qu'il prouve , par l'exemple d'Esaù , que tous ceux qui sont nés d'Isaac ne sont pas les enfans en qui s'accomplissent les promesses de Dieu ; mais que , comme il en a exclu Esaû, il peut en exclure les juifs : qu'au contraire il peut choisir les gentils , les reconnaître pour enfans spirituels d'.Vbraham, et les préférer aux juifs, comme il a préféré Jacob à Esaû.
Saint Paul parle donc ici de l'adoption des gentils par préférence aux juifs.
Vqvez dans la préface de cette épître quel est le but de saint Paul, écrivant aux Romains ; il s'agissait d'une contestation qui s'était élevée entre les juifs et les gentils, savoir lequel des deux peuples était le olus digne
1^8 fePÎTRK AUX ROMAINS.
du christianisme. Saint Paul les humilie tous deux ; il déclare aux juifs que les gentils , quoique les derniers venus , leur ort été préférés, et montre par là l'invitilite de leurs œuvres par rapport à la grâce de la foi : il déclare aux gentils que la préférence dont Dieu les a honorés n'est point un effet de leurs mérites , mais qu'elle vient de la pure m^iséricorde de celui qui les a appelés.
La préférence des gentils est la confusion des juifs ; la préférence des gentils sans mérites de leur part, est leur humiliation.
Saint Paul éclaircit ici celte doctrine par l'exemple de Jacob et d'Esaù : quoique Esaù fût l'aîné , et qu'il eût obéi au commandement de son père , il n'en reçut pas la bénédiction ni les avantages temporels qui y étaient attachés ; ce fut Jacob qui en profita : ainsi quoique les juifs fussent les plus anciens, et qu'ils eussent observé la loi , ils ont été néanmoins privés des bénédictions spirituelles et de la grâce ('e la foi , que les gentils ont reçue. Et comme Dieu a choisi Jacob sans aucune considération de ses mérites , ainsi il a choisi les gentils par sa pure miséricorde.
Le dessein donc de saint Paul est de nous donner une figure de ce qui était arrivé entre les juifs et les gentils, par rapport à la grâce du christianisme ou de l'adoption Esaù est la figui-e des juifs ; Jacob est la figure des gentils : comme Dieu a choisi Jacob et l'a préféré à Esaù son aîné , sans aucun égard à leurs mérites ou démérites , ni l'un liî l'autre n'en ayant point ; ainsi il a préféré