Le prophète Isaïe l'avait claire- 33. sicui
" , » scrii)tuni Gst '
ment prédit par ces paroles : Voici que Ecce pono iii ie mettrai enSion celui qui sera la pier- Sionlapidemof-
I T. / T' l'^nsionis, et pè-
re d''achoppement et de scandale ( Je- nam scaudaii :
sus-Christ, la pierre angulaire et fon- l.nfeuf, damentale de mon Eglise ) ; et quicon- "on coi.fundc' que croira en lui , ne sera point trompé dans son attente.
Par cette conclusion claire et formelle , saint Paul fait voir nettement , ce me semble , qu'il a traité en tout ce chapitre de la justice à laquelle les gentils sont arrivés par ' • '"'P^' la foi, et dont les juifs ont été rejetés, parce ^/^fiji^ cap.\' qu'ils n ont pas voulu croire en Jésus-Christ.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
Eîi premier lieu.
Reconnaissons l'infinie miséricorde de Dieu sur xious pour notre régénération spirituelle au baptême , où nous avons été faits enfans de Dieu , héritiers de Dieu, cohéritiers de Jésus- Christ.
192 ÉPÎTIIE AUX ROMAINS.
C'est la base de notre salut, sans la quelle il n'y avait point de salut poni nous ; cependant c'est TefFet d'une pure miséricorde , sans aucun mérite de notre part.
Souvenons-nous-en toute notre vie ; bénissons-en Dieu dans le temps et dans l'éternité.
Voyez la réflexion au verset 9 , et la conclusion morale des versets 11,12 et i5.
Voyez les prérogatives du christianisme , versets 4 et 5.
Voyez les éloges magnifiques du chrétien , verset 26.
En second lieu.
Ayant reconnu l'infinie miséricorde
que Dieu nous a faite , efforçons-nous
de la conserver , vivant d'une manière
digne de notre vocation , et correspon-
/ Si!, £.(^ dant fidèlement à sa grâce.
Souvenons-nous que Dieu est le maître de ses grâces, que rien ne nous esl i'-j- moins dû que la grâce.
Demandons-la avec humilité , recevons-la avec reconnaissance; craignons, en voyant que les Israélites , autrefois iC-ag. si chéris de Dieu , ont été abandonnés.