‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 141 sur 224 · Le prophète Isaïe l'avait claire- 33. sicui · texte numérisé non relu

Le prophète Isaïe l'avait claire- 33. sicui

" , » scrii)tuni Gst '

ment prédit par ces paroles : Voici que Ecce pono iii ie mettrai enSion celui qui sera la pier- Sionlapidemof-

I T. / T' l'^nsionis, et pè-

re d''achoppement et de scandale ( Je- nam scaudaii :

sus-Christ, la pierre angulaire et fon- l.nfeuf, damentale de mon Eglise ) ; et quicon- "on coi.fundc' que croira en lui , ne sera point trompé dans son attente.

Par cette conclusion claire et formelle , saint Paul fait voir nettement , ce me semble , qu'il a traité en tout ce chapitre de la justice à laquelle les gentils sont arrivés par ' • '"'P^' la foi, et dont les juifs ont été rejetés, parce ^/^fiji^ cap.\' qu'ils n ont pas voulu croire en Jésus-Christ.

COROLLAIRE DE PIÉTÉ

Eîi premier lieu.

Reconnaissons l'infinie miséricorde de Dieu sur xious pour notre régénération spirituelle au baptême , où nous avons été faits enfans de Dieu , héritiers de Dieu, cohéritiers de Jésus- Christ.

192 ÉPÎTIIE AUX ROMAINS.

C'est la base de notre salut, sans la quelle il n'y avait point de salut poni nous ; cependant c'est TefFet d'une pure miséricorde , sans aucun mérite de notre part.

Souvenons-nous-en toute notre vie ; bénissons-en Dieu dans le temps et dans l'éternité.

Voyez la réflexion au verset 9 , et la conclusion morale des versets 11,12 et i5.

Voyez les prérogatives du christianisme , versets 4 et 5.

Voyez les éloges magnifiques du chrétien , verset 26.

En second lieu.

Ayant reconnu l'infinie miséricorde

que Dieu nous a faite , efforçons-nous

de la conserver , vivant d'une manière

digne de notre vocation , et correspon-

/ Si!, £.(^ dant fidèlement à sa grâce.

Souvenons-nous que Dieu est le maître de ses grâces, que rien ne nous esl i'-j- moins dû que la grâce.

Demandons-la avec humilité , recevons-la avec reconnaissance; craignons, en voyant que les Israélites , autrefois iC-ag. si chéris de Dieu , ont été abandonnés.

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