CHAPITRE XI
termine toute cette grande dispute commencée au chapitre 9 ; et il la termine tellement, qu'il apprend à tous ceux à qui il écrit , juifs et gentils, de ne pas s'enorgueillir, mais de s'humilier; de ne pas disputer entre eux, mais de vivre en paix, persuadés et convaincus qu'ils ne sont pas chrétiens par leurs mérites , mais par la miséricorde de Dieu.
Entrons nous-mêmes dans le sentiment que saint Paul veut imprimer dans le cœur de tous ses lecteurs.
C'est par votre miséricorde , ô mon Dieu ! que j'ai été fait chrétien ; mais depm's , j'ai péché ; et sans une nouvelle miséricorde , je demeurerais étei*nellement sous la captivité de mon péché. Mon salut , ô mon Dieu ! est l'ouvrage de votre miséricorde, et non de ma justice. Agissez donc avec moi selon votre grande miséricorde ; et puisque vos délices sont de faire grâce , et que vous permettez le péché et l'infidélité en tous , afin d'avoir pitié de tous , ayez pitié de moi qui suis un misérable pécheur et infidèle, mais qui espère en votre miséricorde, et qui ne cherche mon salut que par le secours de votre «race.
33. Ne pouvant rendre raison de cet ss.oaiiiiudo ineffable conseil de Dieu, qu'il me soit ^SISTsci»: permis de m''écrier : 0 hauteur ! ô pro- \''^ ^^^ •' n"à«n