CH4PITRE XI
«onnables en eux-mêmes, et pleins d'une sagesse infinie, mais la raison nous en est incompréhensible , aussi-bien que la sagesse Admirons et adorons.
COROLLAIRE DE PlÉTÉ-
Eti premier lieu.
Apprenons des versets 4 ^t 5 que, quelque grand que nous paroisse le nombre des pécheurs, Dieu néanmoins se conserve toujours un grand nombre de véritables serviteurs qui lui sont fidèles.
Joignons -nous cVesprit et de cœur à
ous les fidèles serviteurs de Dieu, c|uoi-
:jue inconnus et cachés aux hommes ,
et avec eux adorons et servons le vrai
Dieu qu''ils servent et adorent.
Aimons et désirons nous-mêmes d'ê- ^re inconnus, amanesciri^ et d'être du nombre des fidèles cachés aux yeux du monde : novit Doininus qui swit ejus.
Dieu les connaît ; que cela nous suffise.
Dieu cache , conserve et protège ses saints.
Seigneur^ mettez-moi à couvert sous 'ombre de vos ailes; gardez-moi comne la prunelle de cas yeux.
228 ipÎTRE AUX ROMAINS.
Conservez-moi , mon Dieu , parce Ps. i5. 1. ifue fai mis mon espérance en vous.
En second lieu.
Apprenons des mêmes versets ce que nous devons faire quand tout nous semble perdu , et qu'il ne nous paraît aucune ressource aux maux qui nous accablent.
Persuadés que Dieu est tout-puissant, qu'il ne permet aucun mal dont il ne tire un plus grand bien , et qu'il tire sa gloire même du péché.
Adorons sa toute-puissance, soumettons-nous humblement à sa volonté , consolons-nous dans Pespérance de sa • gloire , et , quoi qu'il nous en coûte , soyons contens de tout ce qu'il veut.
Quelque inconnue que nous soit la raison de sa conduite, elle est infiniment sage; adorons donc sa divine providence, quelque inconnue qu'elle nous soit ; et , à Timitation de Mo'ise , attendons constamment celui qu'on ne peut voir, comme si nous le voyions. Invisù- Bebr. ii.a;, hHem taiiquam videns sustinuit.
En troisième lieu.
Craignons l'assoupissement léthargi-