CHAPITRE XII
Le prêtre de ce sacrifice spirituel et chrétien, c'est notre esprit; Tautel. c'^est notre cœur; le couteau, c'est la mortification*, le feu, c'est la charité; 1 hostie , c'est le corps , mort au péché, mais vivant à Dieu et pour Dieu, animé d'un esprit pur et saint , qui s'offre lui-même, et oflfre son corps, dont il rapporte toutes les actions et tous les mouvemens à la gloire de Dieu.
PRATIQUE
Comment le corps sera-t-il hostie?
Que ses yeux ne regardent rien de mauvais, et ils seront une victime, dit saint Jean Chrysostôme ; que sa langue ne profère pas de paroles impudiques , et elle est une oblation ; que ses mains ne commettentpas d'injustice, et son corps est un holocauste.
Cela ne suffit pas, dit le même saint Chrysostôme , il faut de plus faire le jien : par exemple , que votre main fasse l'aumône ; que votre bouche bé-
isse ceux qui vous calomnient; que vos )reilles soient attentives à la paro e de
ieu. Cette victime est pure, cette vicdme est plus agréable à Dieu que ne se-
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rait TofFrancle des prémices , ou toute autre oflfrande de choses extérieures.
A qui tient-il donc que nous ne pré- f sentions continuellement à Dieu nos sacrifices,et que nous le glorifiions en tous lieux ?
Eîi troisième lieu.
Remarquez les deux conditions que saint Paul demande dans les œuvres de miséricorde . Que celui qui fait Vaumône, la fasse avec simplicité ; que celui qui exerce la miséricorde^ la fasse avec Ve^t 8. joie.
Premièrement , Taumône doit être faite avec simplicité , ne considérant dans le pauvre autre chose sinon qu'il est pauvre, qu'il est membre de Jésus- Christ , et représentant sa personne , sans faire attention s'il est ami, s'il est utile, agréable, sans rechercher curieusement s'il est bon , méchant , véritaî. Cnryso-^ blemcut pauvrc.
Ah ! ne recherchez pas la vie et les affaires des pauvres; car c'est une grande insolence d'obliger un pauvre mi sérable de vous rendre raison de toute sa vie , pour un pain , pour un sou que