‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 185 sur 224 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Le prêtre de ce sacrifice spirituel et chrétien, c'est notre esprit; Tautel. c'^est notre cœur; le couteau, c'est la mortification*, le feu, c'est la charité; 1 hostie , c'est le corps , mort au péché, mais vivant à Dieu et pour Dieu, animé d'un esprit pur et saint , qui s'offre lui-même, et oflfre son corps, dont il rapporte toutes les actions et tous les mouvemens à la gloire de Dieu.

PRATIQUE

Comment le corps sera-t-il hostie?

Que ses yeux ne regardent rien de mauvais, et ils seront une victime, dit saint Jean Chrysostôme ; que sa langue ne profère pas de paroles impudiques , et elle est une oblation ; que ses mains ne commettentpas d'injustice, et son corps est un holocauste.

Cela ne suffit pas, dit le même saint Chrysostôme , il faut de plus faire le jien : par exemple , que votre main fasse l'aumône ; que votre bouche bé-

isse ceux qui vous calomnient; que vos )reilles soient attentives à la paro e de

ieu. Cette victime est pure, cette vicdme est plus agréable à Dieu que ne se-

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rait TofFrancle des prémices , ou toute autre oflfrande de choses extérieures.

A qui tient-il donc que nous ne pré- f sentions continuellement à Dieu nos sacrifices,et que nous le glorifiions en tous lieux ?

Eîi troisième lieu.

Remarquez les deux conditions que saint Paul demande dans les œuvres de miséricorde . Que celui qui fait Vaumône, la fasse avec simplicité ; que celui qui exerce la miséricorde^ la fasse avec Ve^t 8. joie.

Premièrement , Taumône doit être faite avec simplicité , ne considérant dans le pauvre autre chose sinon qu'il est pauvre, qu'il est membre de Jésus- Christ , et représentant sa personne , sans faire attention s'il est ami, s'il est utile, agréable, sans rechercher curieusement s'il est bon , méchant , véritaî. Cnryso-^ blemcut pauvrc.

Ah ! ne recherchez pas la vie et les affaires des pauvres; car c'est une grande insolence d'obliger un pauvre mi sérable de vous rendre raison de toute sa vie , pour un pain , pour un sou que

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