CHAPITRE XIV
ANALYSE
Saint Pai'l, dans ce chapitre, juge un dif« feront survenu parmi les Romains , entre Ie« juifs et les gentils, au sujet des viandes défendues par la loi , et des jours de fêtes ordonnés par la même loi.
Au premier verset , il dit que les faible* doivent être supportés avec charité par les plus forts. Au second, il expose le sujet de la dispute. Au troisième, il la termine d telle manière qu'il laisse chacun dans sa pra tique, pourvu qu'ils gardent entre eux la cha rite et la paix.
Depuis le quatrième verset jusqu'au trei zième , il prouve par plusieurs raisons qu nous ne devons pas juger nos frères , parce que nous n'en avons pas l'autorité, parce que nous n'avons pas la science nécessaire Vat, pour en bien juger ; nous ne connaissons pas l'intérieur de notre frère , qui glorifie Dieu en son cœur; parce qu'il n'appartient qu'à 6. Jésus-Christ de nous juger. Nous souvenant donc que nous devons tous comparaître devant Jésus-Christ pour en être jugés, ne ju- j. geoKS personne
Au verset treizième, il s'adresse aux savans, i<»j.î, et les avertit de ne pas donner occasion de scandale aux faibles ; qu'à la vérité il n'y a pas de viandes défendues par elles-mêmes ; mal» qu ils prennent garde de n'être pas Is cause de la perte de leur frère , à l'occasion
202 ÉPÎTRE A.UX BOBIAINS.
Fers. i4-i5. de CCS viandes. Qu'ils ne donnent pas auss aux gentils sujet de blasphémer Qu'ils se 16. souviennent que la religion ne consiste pas dans le boire et dans le manger , mais dans 17-18- la. justice, dans la paix, etc.
Qu'ils s'étudient donc à la paix et à l'édi-
'^" fîcation. Il vaudrait mieux ne pas user d'une
ao 21. chose licite, que de scandaliser par son usage.
Enfin il enseigne aux faibles de ne rien
faire contre leur conscience, en suivant le