L'un et autre , dis-je , be'nissent 7. Nemo e
Di , I ' niranostrûmsi-
ieu : car pas un de nous autres chre- bivivù, et netiens ne doit vivre ni mourir pour lui- °^° *''^' '^°"' même ; mais pour la gloire de Dieu, à qui nous appartenons.
8. Car, soit que nous vivions , c'est s. sive enim pour le Seigneur, à qui nous devons la ^n::^^°t vie et tout ce que nous sommes ; soit vemorimur.Do-
. , . , mino moriniur.
que nous mom'ions , c est aussi pour le sive ergo vivi- Seigneur, par la volonté de qui nous ^;;j' ;"|)2?-;; mourons. En quelque état donc que sumus. nous soyons, de vie ou de mort, nous appartenons à Notre-Seigneur, qui nous a rachetés au prix de son sang.
Un esclave n'a rien à lui ; tout est à son maître ; étant donc les esclaves de Jésus- Christ qui nous a rachetés bien chèrement.
2^8 ÈPÎTRE AUX R0MAIN3.
notre vie et notre mort, et tout ce que nous sommes , lui appartient.
9 In hoc e- g. Car c'est Dour cela même que Jé-
uim Christiis r^i • ^ » . i ^
moriuus est , et sus-Llirist cst moFt, et nous a rachetés resuirexit , ut p^^, ^^ mort , et qii"'étant ressuscité , il
et inortuonim r^ ' T '
et vivoium do- vit immortel et glorieux, afin d'exercer
rainelur. i . ^ i . i- •
sur les VI vans et sur les morts 1 empn^e souverain qu'il a acquis sur eux,
Jésus-Christ, dès le premier instant de sa conception, est le souvei'ain Seigneur de tous; il a néanmoins acquis l'usage et l'exercice (.'e ce souverain domaine par sa résurrection. C'est alors qu'il dit : Data est inilii oinnû potestas in ccelo et in terra. Toute puissance m'a été donnée au Ciel et en ta terre, sur VEglise militante et sur (a triomphante.
lo.Tiiaiiiem ^^' P"isque donc nous appartenons q-jidjiidicasfia- tous à Dicu ct à Jésus-Christ, Dourquoi
liem liiiim ? . . p . -, \ .
VOUS, juir, qui vous abstenez de certaines viandes, jugez-vous votre frère qui, selon la Uberté de TEvangile, mange de tout ? Et pourquoi l'accusez-vous de gourmandise?
Aut tuqiiaiè Et VOUS , gentil , qui mangez de tout speriiis fiairem ^^ qu'on VOUS présente , pourquoi méprisez-vous votre frère qui n'use pas de cette liberté ? Et pourquoi le regardezvous comme un ignorant et un scrupuleux ? Par quel droit exercez- vous les uns omnes enim etlesautrcscette autorité?Carnoussom-
CHA.PITRE XIV, aOg
mes tous ép:aleinent serviteurs de Je'sus- stahimus antc Christ, nous paraîtrons tous également !["'""''' *^'""* devantson tribunal pour être jugés par lui. Pourquoi donc prévenez-vous son jugement et usurpez-vous son pouvoir?
Souvenons-nous du jugement terrible de Dieu , que nous allons bientôt subir, et nous ne jugerons pas les autres.
1 1 . Souvenez-vous de ce qui est écrit: 1 1. Sci iptum
7 • T i I « C • „ „ j. j. y7 ' est eiiim : Vi vo
Je VIS, dit le Seigneur, tout genou Jle- ego. dicit Don.ichira devant moi , et toute nation me ""f • qj'on'ani
iiuhi flectetiir
reconnaîtra pour son Dieu , son oei- omne genu : et
y „„* omnis lin£;ua
gneur, son Juge . couûtebitnr
Deo.
12. Chacun de nous ayant donc à * isai 45.33. paraître devant ce souverain Juge, et à unusquisqir lui rendre compte de soi-même , et non "^^i^'"" 1"° ^f
r ' lationem lecl
des autres dont il n'aura pas été chargé; dei Deo.
i3. Attentifs sur vous-mêmes et tout i3. Noner^o occupés de votre propre affaire, ne vous ^"i''.'"f. '"^'•
i IX ' cernjiidicemus :
jugez plus les uns et les autres, mais sed hoc judica-
I A 1 ' 1 .• 1 1 te niagis , ne po-
plutot prenez la résolution de ne don- naiis offendicu ner occasion de scandale à pas un de vos frères.
Saint Paul adresse ici son discours aux plus savans et aux plus forts , qu'il exhorte à ne pas abuser de la liberté que leur donne l'Evangile de manger indifféremment de tout, et par cette liberté à ne pas donner occasion aux faibles , ou de les condamner en euxmêmes , ou de les irriter contre leur cons
um l'rairi , vcl scandaliiin.
cience , ovi , ce qui serait encore pis , de retourner au judaïsme.
14. Scio , et i4- Pour moi je sais très-assurément nSes'"q^.°; «* je suis pleinement pcrsuadé par Tinsnihii commune piration et par la doctrine de Jésus-
peripsiim, nisi \^^ . ^ . ^ ,, . ,, .
ei qui existimat Lhristqui me la appris, que nulle vian-
quid commune i 1 . • i -il ' j
esse, iiii corn- "^ n est mimonde ou souillée de soimune est. même; et par conséquent, qu'il est permis de manger de tout : par accident néanmoins, à cause de Tignorance, une viande est à celui qui la croit immonde, elle est, dis-je, immonde, non selon la vérité , mais selon son erreur, selon laquelle il se forme une conscience qu''ir se trouve obligé de suivre dans la pratique; et par conséquent, il faut user devant cet homme avec précaution de la liberté de PEvangile.
i5. si enim i5. Car si cc frère faible croit, quoi- CerTuus'con- ^F^ P^^' erreur, qu'une viande est souiltiistatiir : jam lée , et cependant que vous en mandiez
aoQ secundum t ,v , ,
diaritatem am- devant lui , ct qu a causc de cela vous bo'^\*uo^°nium' J^ui fassiez de la peine ou Pattristiez , perdere , pro alors VOUS péchcz coutrc la charité fra-
quo Christiis ,, ai i n • r •
mortuiu est. tcmelle. Ah! ne laites pas périr, par votre manger , celui pour qui Jésus- Christ est mort.
Apprenons d'ici avec quelle charité nous devons compatir et condescendre aux fai-