‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 199 sur 224 · L'un et autre , dis-je , be'nissent 7. Nemo e · texte numérisé non relu

L'un et autre , dis-je , be'nissent 7. Nemo e

Di , I ' niranostrûmsi-

ieu : car pas un de nous autres chre- bivivù, et netiens ne doit vivre ni mourir pour lui- °^° *''^' '^°"' même ; mais pour la gloire de Dieu, à qui nous appartenons.

8. Car, soit que nous vivions , c'est s. sive enim pour le Seigneur, à qui nous devons la ^n::^^°t vie et tout ce que nous sommes ; soit vemorimur.Do-

. , . , mino moriniur.

que nous mom'ions , c est aussi pour le sive ergo vivi- Seigneur, par la volonté de qui nous ^;;j' ;"|)2?-;; mourons. En quelque état donc que sumus. nous soyons, de vie ou de mort, nous appartenons à Notre-Seigneur, qui nous a rachetés au prix de son sang.

Un esclave n'a rien à lui ; tout est à son maître ; étant donc les esclaves de Jésus- Christ qui nous a rachetés bien chèrement.

2^8 ÈPÎTRE AUX R0MAIN3.

notre vie et notre mort, et tout ce que nous sommes , lui appartient.

9 In hoc e- g. Car c'est Dour cela même que Jé-

uim Christiis r^i • ^ » . i ^

moriuus est , et sus-Llirist cst moFt, et nous a rachetés resuirexit , ut p^^, ^^ mort , et qii"'étant ressuscité , il

et inortuonim r^ ' T '

et vivoium do- vit immortel et glorieux, afin d'exercer

rainelur. i . ^ i . i- •

sur les VI vans et sur les morts 1 empn^e souverain qu'il a acquis sur eux,

Jésus-Christ, dès le premier instant de sa conception, est le souvei'ain Seigneur de tous; il a néanmoins acquis l'usage et l'exercice (.'e ce souverain domaine par sa résurrection. C'est alors qu'il dit : Data est inilii oinnû potestas in ccelo et in terra. Toute puissance m'a été donnée au Ciel et en ta terre, sur VEglise militante et sur (a triomphante.

lo.Tiiaiiiem ^^' P"isque donc nous appartenons q-jidjiidicasfia- tous à Dicu ct à Jésus-Christ, Dourquoi

liem liiiim ? . . p . -, \ .

VOUS, juir, qui vous abstenez de certaines viandes, jugez-vous votre frère qui, selon la Uberté de TEvangile, mange de tout ? Et pourquoi l'accusez-vous de gourmandise?

Aut tuqiiaiè Et VOUS , gentil , qui mangez de tout speriiis fiairem ^^ qu'on VOUS présente , pourquoi méprisez-vous votre frère qui n'use pas de cette liberté ? Et pourquoi le regardezvous comme un ignorant et un scrupuleux ? Par quel droit exercez- vous les uns omnes enim etlesautrcscette autorité?Carnoussom-

CHA.PITRE XIV, aOg

mes tous ép:aleinent serviteurs de Je'sus- stahimus antc Christ, nous paraîtrons tous également !["'""''' *^'""* devantson tribunal pour être jugés par lui. Pourquoi donc prévenez-vous son jugement et usurpez-vous son pouvoir?

Souvenons-nous du jugement terrible de Dieu , que nous allons bientôt subir, et nous ne jugerons pas les autres.

1 1 . Souvenez-vous de ce qui est écrit: 1 1. Sci iptum

7 • T i I « C • „ „ j. j. y7 ' est eiiim : Vi vo

Je VIS, dit le Seigneur, tout genou Jle- ego. dicit Don.ichira devant moi , et toute nation me ""f • qj'on'ani

iiuhi flectetiir

reconnaîtra pour son Dieu , son oei- omne genu : et

y „„* omnis lin£;ua

gneur, son Juge . couûtebitnr

Deo.

12. Chacun de nous ayant donc à * isai 45.33. paraître devant ce souverain Juge, et à unusquisqir lui rendre compte de soi-même , et non "^^i^'"" 1"° ^f

r ' lationem lecl

des autres dont il n'aura pas été chargé; dei Deo.

i3. Attentifs sur vous-mêmes et tout i3. Noner^o occupés de votre propre affaire, ne vous ^"i''.'"f. '"^'•

i IX ' cernjiidicemus :

jugez plus les uns et les autres, mais sed hoc judica-

I A 1 ' 1 .• 1 1 te niagis , ne po-

plutot prenez la résolution de ne don- naiis offendicu ner occasion de scandale à pas un de vos frères.

Saint Paul adresse ici son discours aux plus savans et aux plus forts , qu'il exhorte à ne pas abuser de la liberté que leur donne l'Evangile de manger indifféremment de tout, et par cette liberté à ne pas donner occasion aux faibles , ou de les condamner en euxmêmes , ou de les irriter contre leur cons

um l'rairi , vcl scandaliiin.

cience , ovi , ce qui serait encore pis , de retourner au judaïsme.

14. Scio , et i4- Pour moi je sais très-assurément nSes'"q^.°; «* je suis pleinement pcrsuadé par Tinsnihii commune piration et par la doctrine de Jésus-

peripsiim, nisi \^^ . ^ . ^ ,, . ,, .

ei qui existimat Lhristqui me la appris, que nulle vian-

quid commune i 1 . • i -il ' j

esse, iiii corn- "^ n est mimonde ou souillée de soimune est. même; et par conséquent, qu'il est permis de manger de tout : par accident néanmoins, à cause de Tignorance, une viande est à celui qui la croit immonde, elle est, dis-je, immonde, non selon la vérité , mais selon son erreur, selon laquelle il se forme une conscience qu''ir se trouve obligé de suivre dans la pratique; et par conséquent, il faut user devant cet homme avec précaution de la liberté de PEvangile.

i5. si enim i5. Car si cc frère faible croit, quoi- CerTuus'con- ^F^ P^^' erreur, qu'une viande est souiltiistatiir : jam lée , et cependant que vous en mandiez

aoQ secundum t ,v , ,

diaritatem am- devant lui , ct qu a causc de cela vous bo'^\*uo^°nium' J^ui fassiez de la peine ou Pattristiez , perdere , pro alors VOUS péchcz coutrc la charité fra-

quo Christiis ,, ai i n • r •

mortuiu est. tcmelle. Ah! ne laites pas périr, par votre manger , celui pour qui Jésus- Christ est mort.

Apprenons d'ici avec quelle charité nous devons compatir et condescendre aux fai-

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