CHAPITRE I. l
11. Je le désire de tout mon cœur, m, Desidero afin de vous confirmer dans la foi , par ^'""'ui aiim'Td la communication de quelques erâces imi'e'i'ar ^o'^"
. . ,, 1 1 o graliae spiriliia-
Spirituelles. iis ad confir-
La fin des visites pastorales doit être cou- mandos vos : forme à celle de saint Paul, c'est-à-dire, de communiquer quelques grâces spirituelles.
Un visiteur va porter les dons de Dieu ; son office est de confirmer dans la foi et dans la pratique des bonnes œuvres ceux qu'il visite.
12. Ou, pour mieux dire , afin de 12. idcsi,»i. nous consoler re'ciproquement par la "o"|is°"^e,'.^eânî communication mutuelle de la foi , quae invicem
, . . f. . p • est , fidem ves-
dont vous et moi raisons profession. ,ram atqnj
De telles visites naît une consolation mu- meam. tuelle dans la foi commune au pasteur et uux ouailles ; le pasteur se console dans la foi de ses ouailles qu'il voit accrue et fortifiée par sa visite ; les ouailles se consolent dans la foi de leur pasteur qu'elles voient efficace, agissante et fructifiante en eux , par la force qu'elle leur coumiunique.
Dans de telles visites il n'y a rien de vain , rien d'inutile , point de légèieté , point de joies séculières, point de domination ; tout y est réglé selon l'esprit et la volonté de Dieu pour le bien spirituel des sujets.
i3. Je veux donc bien que vous sa- i3. NoIo au
1 • r ^ l'i 1 . ^ lem vos iirno
chiez , mes ireres , qu il n a pas tenu a ,.j,.g {ys^^^ts moi que ie ne satisfisse à ce désir , et ^"'^ ^*p^ P'°'
.,.«,. r t ' 1 posiii veniie ad
que souvent j ai lait resolution de vous vos, ( et prohialler voir , quoique inutilement jusqu'à qlîradiTc )n\
l4 ÉPÎTRli AUX ROMAINS.
présent , parce que différentes afifaires
aliquesn hue- r ^ ' r i
tum habeam et très-pressantcs m'en ont toujours cm-
iii vobis, sicut ai^ ••• t* „. '/j
et in cjeteris pcche ; ] ai , clis-je , souvent résolu de
gentibus. vous visiter , pour faire , par la grâce de
Dieu , quelque fruit spirituel parmi
vous , comme , par sa miséricorde , j'en
ai fait parmi les autres nations.
u.Grœcisac i/^. Depuis que j'ai été fait l'apôtre
pientibus et In- ^^^ gentils , je dois à tous le ministère
sipieniibus de- jg |j^ parole de Dicu , aux erecs et aux
bltor sum : *^ ° .
barbares, aux doctes et aux jgnorans.
Admirons ici la grandeur d'ame , la foi , le courage de saint Paul, qui embrasse un monde entier ; toutes les nations de la terre, tous ses hommes , quels qu'ils soient , sont ses dis ciples qu'il a entrepris de convertir et d'instruire dans la foi de Jésus-Christ.
O ame véritablement grande ! ô cœur véritablement généreux !
A son exemple efforçons-nous d'être utiles à tous , et de les secourir à noire manière , selon nos talens, dans l'affaire de leur salut.
îS.îîà(quod i5^ C'est pourquoi je suis prêt , auia me) promu- .m i' i i -nu
iTSTi Êst et vo- tant qu il dépend de moi , a aller a
Si 1"* ^T'"^ Rome , la capitale du monde , pour vous «**■ prêcher l'Evangile de Jésus - Christ ,
comme je l'ai prêché partout ailleurs.
Que le pasteur apprenne d'ici qu'il se doil tout entier à son troupeau ; qu'il ne peut , sans péché, négliger aucune de ses ouailles; par conséquent qu'autant qu'il est en lui, il soit toujours prêt, toujours prompt à les ser-