CHAPITRE II. t^'h
ni cravoir écoulé, même avec respect, '°''" 'egis iusla loi , u laiit lavoir pratiquée.
Bien loin que la seule connaissance de la loi justifie, elle rend plus coupable, si elle n*est réduite en pratique : Un serviteur qui sait ia volonté de son maitre , et qui ne ta fait pas , est digue d'un plus grand clultirnent. ^us. 12.47.
14. Mais, dira quelqu'un , comment licùmenim les gentils la pratiqueront-ils , puisqu'ils ?em'^non"'^i!ane l'ont pas même entendue? Je réponds hem, naimaii-
T , r II 'ei' ea quae le-
que quand les geraiis lont naturelle- ^u gunt , fa ment, c'est-a-dire , d'un mouvement li- 7"'î*' ''J"*'""
' ' cJi legem non
bre de leur volonté , prévenue de laliabentes, jpsi
A 1 1 • ' • 1 sibt sunt lex t.
grâce , ce que la loi écrite commande, ceux-là , n'ayant pas de loi extérieure , se tiennent lieu de loi à eux-mêmes.
i5. Ils font voir , par leurs actions , i5. Qui os, qu^ls ont une loi écrite dans leurs {^^""scnpmm cœurs , dont la conscience leur rend un '" cordibussuis
„ ,v, , . , . p . lestimoniiim
hdele témoignage par la satisfaction leddente iii^ qu'elle leur donne , quand ils font bien , Z^^^Z et par le remords qu'elle leur fait res- ^^ invicem co-
^. 1 •! r 1 gitalionibus ac-
sentir, quand ils font mal. cusantibus , an»
t-.. 1 i j • ' . -u 1 j • .• j etiam défende»
Dieu s est enge un tribunal de justice dans ^jj^g
le cœur de cliaque liomnie; il a écrit de son doigt sa 7oi dans nos esprits : dans ce tribunal la raison est le juge , la conscience est l'accusateur, nos pensées sont les témoins qui reprochent et qui défendent. La cons-
44 ÉPÎTRE AUX KOMAlNS.
cience tient en chacun de nous la place de Dieu.
i6. In die , i6. Témoignage intérieur delà cons
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Deus^' occuiia ciencc , qui paraîtra clairement a tout h.minum se- jg monde au iour du jueement, oii Dieu
ciinJùm Evan- . t ' /^i •
geiium meum , jugera par Jesus-Christ, non-seulement chiistum."""" les actioiis extérieures et matérielles , mais aussi les plus spirituelles , et qui sont jcachées dans le cœur des hommes , comme je le prêche partout de la part de Jésus-Christ.
Le jugement de la conscience sera la règle du jugement de Dieu. Au jour du jugemeni dernier, Dieu ne fera qu'ouvrir nos consciences comme un livre ; il y lira , et manifestera à tout le monde ce qui est caché ; ensuite il jugera et prononcera selon le jugement de ce juge. Craignez donc ce juge intérieur qui vous accompagne partout; écoutez-le , consultez-le.
Les gentils seront donc jugés selon la loi du cœur. Mais pour vous , ô juifs î qui, outre cette loi intérieure , avez encore la loi de Moïse , que vous ne gardez pas , quelle sera la rigueur du jugement qui sera porté contre vous ?
Dans les quatre versets suivans, 17, 18, ig et 10 , saint Paul accorde aux juifs les grands avantages que Dieu leur a donnés par-dessus es gentils, et dont ils faisaient toute leur gloire. Voyez-y les avantages que le christianisme vous donne au-dessus, non-seulement