CHAPITRE V
en nous la patience , qu'elles Pexercenl tnbuiaiio paet la perfectionnent ; jlf^f ^'" •'''*="*•
4. Que la patience éprouve et puri- 4. Paiieniia fie nos âmes , à peu près comme Tor et ^."'^'" i*"^"!^^'
' r r lionem , pioja
l'argent sont éprouvés et purifiés par le lio ver6 spem :
feu, et que l'épreuve affermit de plus
en plus notre espérance. Or l'espérance
divine est certaine et ne trompe pas. Maiergionae
L'affliction est donc véritablement une ^'^'''"'• source de gloire. Un chrétien qui se glorifie dans l'espérance de la gloire préparée aux enfans de Dieu, doit donc aussi se glorifier et se réjouir dans les afïlictions, parce qu'elles produisent en lui le mérite de la gloire éternelle.
5. Or l'espérance , fondée sur les 5. spes aupromesses deDieu, ne trompera iamais !;^'"j."°" ^°"'
r ^ ^ ' Il lundit , quia
celui qui s'y confie ; deux illustres té- chariiasDeidif-
1 1 . fusa est in cor-
moignages de son amour pour nous cloi- dibus nostiis vent nous en convaincre. Le premier, J'^"" Spuuum c'est qu'il a répandu sa charité dans datus est nohis. nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a aussi été donné.
Nous avons reçvi de grands dons dans notre justification ; la charité nous y a été donnée ^ et le Saint-Esprit nous y a aussi été donné Ce divin Esprit, descendant du cœur àf^ Dieu, s est répandu dans nos cœurs par la charité qu'il y a produite , et il y est demeuré comme dans son temple • et comme un gage de la gloire qui nous est promise. Et voilà le pre-
go ÉPÎTRE AUX ROMAINS.
mier fondement de la fermeté de notre espérance
6. Ut quiJ 6. Le second , c''est que Dieu nous enimChrisius , ^ (]cnné son Fils pour être notre Sau-
cum adhiic in- r
fil mi essenius , veui'; carpoui'quoi , lorsque nous étions
seciindùm tem- , i t, m • . . -i
pus pro impiis cucore pechcurs , Jésus- Lbrist est-il nioituusest? mort poiir nous clans le temps destiné de Dieu et marqué par les prophètes ?
Voilà le second témoignage de lamour ineffable de Dieu pour nous, et voilà le second fondement de l'espérance chrétienne. Pour le mieux pénétrer, remarquez les réflexions de saint Paul dans les versets 7, 8, 9, 10.
7. vix enim 7* ^ peine quelqu^m voudrait -il pro jiisto quis mouHr Dour un homme iuste. Je dis à pro bono forsi- peine , parcc que peut-être quelqu\ui ^^^^l aurait-il le courage de donner sa vie
pour un homme de bien à qui il aurait obligation.
8. Commen- 8. Dicu uous a douc témoigné un '",r'"sua™''»«0"i- admirable en ce que Jésus- Detis in nobis : Christ cst mort pour nous lorsque nous
quoniam cùm , . ^ ^ . . ^ ,
adhuc peccato CtlOUS , UOU dcS SamtS , maiS des pères essemus se- (.}jgm.g jjQ^ seg amis , mais ses enne-
ciindutn lem- ' '
pus, mis.
9. cbïisiiis 9' Nous ayant donc fait une telle pro iiobi» moi - ppâcc lorsquc nous étions pécheurs , à
tuusest. Mullo a Tl r '
igitiir magis plus fortc raisou , maintenant que nous
mine juslidcati '^ • .^•a '
m sanguine ip sommcs justihcs par SOU sang , seronssius, saivi en- i^ous délivrés de la colère au jour du