Il confirme cela par une belle similitude
^'^' et par la considération de la fin du baptême.
Aux versets g, 10, 1 1, il touche une autre raison pour laquelle le chrétien ne doit plus pécher, mais vivre tout à Dieu ; et c'est parce qu'il doit imiter Jésus-Chris!, qui étant ressuscité ne naeurt plus , mais vit tout à Dieu et pour Dieu
De tous ces principes , il conclut , au vercet 12 , qvie le chrétien ne doit plus se soumctlrc à la tyrannie du péché , ni fournir des
ciiAPirnE VI. loi
armes à ce tyran, mais doit être pa-rfoitement soumis à Dieu, son roi, son bienfaiteur, le iX servir et être tout à lui. Qu'au reste , il est '*• aisé à un ehrétien d'éviter la tyrannie du pé ohé , parce qu'il est sous le domaine de Jésus-Christ, où la grâce abonde. De cette abondance de grâces, saint Paul prend occasion de demander encore une fois si le chrétien péchera à cause qu'il est dans la loi de la grâce. Au contraire , répond-il , étant par la miséricorde de Dieu affranchi de l'esclavage du péché , ii doit être tout entier à Dieu, dont il s'est déclaré le serviteur dans le baptême. i.5-i8.
Dans le reste du chapitre il fait voir que le service de Dieu est juste en soi , utile et glorieux pour nous. 19-23.
1 . Parce que ( chap. 5 , verset 20} r. Quid ôrgc OU il y a eu abondance dépêches , Dieu manebimus «n a répandu une surabondance de srâces, P'^ccjto , nr gra-
/ -" ' lia abunuel \
en conclurez-vous : nous n'aurons donc qu'à demeurer dans le pe'ché , afin que la grâce nous soit communiquée avec plus d'abondance ?
Saint Paul a déjà touché cette objection au chapitre 3 . verset 8 , marquant que quelques calomniateurs voulaient que ce fût sa doctrine ; il la réfute amplement dans tout ce chapitre.