V. Faux
La sainte indifférence estime suspension absolue de volonté, une non volonté entière, une exclusion de tout désir même désintéressé. Elle s'étend plus loin que le parfait désintéressement de l'amour. Elle ne veut point pour [59J nousles biens éternels que la sainte écriture nous enseigne que Dieu nous veut donner, et .qu'il veut que nous desirions recevoir en nous et pour nous par le motif de sa gloire. Tout désir même le plus désintéressé du salut est imparfait. La perfection consiste à ne vouloir plus rien, à ne désirer plus non seulement les dons de Dieu, mais encore Dieu même, et à le laisser faire en nous ce qu'il luy plaist, sans que nous y meslions de nostrepart aucune volonté réelle et positive.
Parler ainsi, c'est confondre toutes les idées de la raison humaine ; c'est mettre une perfection chimérique
[59|... éternels que la loi écrite nous... ... lo jilus desintere-sé est imparfait.'.'.
dans une extinction absolue du Christianisme, et même de l'humanité. On ne peut trou[60jver de termes assez odieux pour qualifier une extravagance si monstrueuse
Abticlb VI. Vrai.
La sainte indifférence, qni n'est que le désinteressement de l'amour loin d'exclure les désirs désintéressez est le principe réel et positif de tous les désirs désintéressez que la volonté de Dieu écrite nous commande, et de tous ceux que la grâce nous inspire. C'est ainsi que Daniel fut nommé L'homme des désirs. C'est ainsi que Psalmiste diseit à Dieu . Tous oies désirs sont devant vos yeux. Non seulement lame indifférente désire p!ei[61]nement son saint, entanl qu'il est le bon plaisir dp Dieu et son propre bien : mais encore la persévérance, la correction de ses défauts, l'accroissement de l'amour par celnydes grâces, <4 généralement sans aucune exception tous les biens spirituels, et mémo, temporels qui sont, dans l'ordre de la providence, une préparation de moyens pour nostre salut, et pour celui de nôtre prochain. La sainte indifférence admet, non seulement des désirs distincts et des demandes expresses, pour l'accomplissement de toutes les volontés de Dieu qui nous sont connues ; mais encore
[60]. . tous les désirs désintéressez que la Loi »;crite nous... [6t|... bon plaisir de Dieu ; mais encore...
des désirs généraux pour toutes les volontez de Dieu que nous ne connoissons pas et qui regardent les événements de la vie.
Parler ainsi, c'est parler [62 j suivant les vrais principes delà sainte indifférence, et conformément aux sentiments des Saints dont toutes les expressions, quand on les examine de prés par ce qui précède et par ce qui suit, se réduisent sans peine à cette explication pure et saine dans la Foi.
Article VI. Faux.
La sainte indifférence n'admet aucun désir distinct, ni aucune demande formelle pour aucun bien ni spirituel ni temporel, quelque rapport qu'il ait ou à nôtre salut ou à celui de nôtre prochain. Il ne faut jamais admettre aucun des désirs pieux et édifiants ausquels nous nous pouvons trouver portez intérieurement. Tous les désirs et toutes les demandes faites par charité pour nous mêmes et qui tendent a nous faire recevoir le plusgrand des biens sont des actes intéressez qui diminuent la perfection de l'état de pur amour.
[63] Parler ainsi, c'est s'opposer à la volonté de Dieu,
... que nous ne connoissons pas.
Parler ainsi...
[62-63).. portez intérieurement.
Parler ainsi...
sous prétexte de s'y conformer plus purement ; c'est violer la Loi de Dieu, qui nous commande des désirs, quoiqu'elle ne nous commande pas de les former d'une manière intéressée, inquietteou toujours distincte. C'est éteindre le véritable amour par un rafinement insensé : c'est condamner avec blasphème les paroles de l'Ecriture, et les prières de l'Eglise, qui sont pleines de demandes et do désirs. C'est s'excommunier soi-même et se mettre hors d'état de pouvoir 'jamais prier ni de cœur ni de bouche dans l'assemblée des fidelles. C'est se refuser a soi-même l'amour de charité que nous ne nous devons pas moins qu'a nos frères. C'est par un vain et pernicieux raffinement d'amour violer le grand précepte de l'amour même.
[64] Article VII. Yray.
Il n'y a aucun état ni d'indifférence, ni d'aucune autre perfection connut"- dans l'Eglise, qui donne aux âmes une inspiration miraculeuse ou extraordinaire. La perfection des voyes intérieures ne consiste que dans une voye de pur amour qui aime Dieu sans aucun interest, et de pure foi. ofi l'on ne marche que dans les ténèbres. ot -ans autre lumière que colle de la Foi même qui est commune à tous les chrétiens. Cette obscurité de la pure
[63]... violer la Loi pyrite, qui...
[63-64]... des Fidelles.
Article VII. .
|64]... pure Foi n'admet aucune
Foi ne donne par elle-même aucune lumière extraordinaire. Ce n'est pas que Dieu, qui est le maître de ses dons, ne puisse y donner [65] des extases, des visions, des révélations, des communications intérieures. Mais elles ne sont point attachées à cette voye de pure foy, et les Saints nous apprennent, qu'il ne faut point alors s'arrester volontairement à ces lumières extraordinaires, pour s'en faire un appuy secret, mais les outre passer, comme dit le bienheureux Jean de la Croix, et demeurer dans la Foi la plus nue et la plus obscure. A plus forte raison faut-il se garder de supposer dans les voyes dont nous parlons, aucune inspiration miraculeuse ou extraordinaire parlaquelle les âmes indifférentes se conduisent elles mêmes. Elles n'ont pour règle que la loi de Dieu commune a tous les chrétiens, et que la grâce actuelle qui est toujours [66] conforme à cette Loi. A l'égard des préceptes, elles doivent toujours présupposer sans hésiter ni raisonner, que Dieu n'abandonne personne s'il n'en a pas été abandonné auparavant; et par conséquent, que la grâce toujours prévenante les inspire toujours pour l'accomplissement du précepte, dans le cas où il doit être accompli. Ainsi c'est à elles à coopérer de toutes les forces de leur volonté, pour ne manquer pas à la grâce
[65]... elles ne sont point de cette voye...
... apprennent, qu'il faut alors ne s'arrester point volontairement...
... extraordinaires, mais les...
... pour règle que les préceptes et les conseils de la Loi écrite, et la grâce...
[66J. . conforme à la Loi...
... c'est à elle a coopérer... de sa volonté...
par une transgression du précepte. Pour les cas où les conseils ne se tournent point en préceptes, elles doivent sans se gêner /aire les actes ou de l'amour en gênerai, ou de certaines vertus distinctes en particulier, suivant que l'attrait intérieur de r07] la grâce les incline plùlost aux uns qu'aux autres en chaque occasion. Ce qui est certain, c'est que la grâce les prévient pour chaque bonne action, que cette grâce, qui est le souffle intérieur de l'esprit de Dieu, les inspire ain*i en chaque occasion: que cette inspiration n'est que celle qui est commune à tous les Justes, et qui ne les exempte jamais en rien de toute l'étendue de la loi de Dieu ; que cette inspiration esl seulement plus forte et plus spéciale dans les aines élevées au pur amour, que dans celles qui n'ont en partage que l'amour moins désintéressé : parce que Dieu se communique plus aux parfaits qu'aux imparfaits. Ainsi quand quelques saints mystiques ont [68] admis dan- la sainte indifférence les désirs inspire/, et ont rejette tons les autres ; il faut bien se garder de croire qu'ils ayent voulu exclure les désirs et les autres actes commandez par la loi de Dieu, et n'admettre que ceux qui sont extraordinairement inspire/. Le cardinal Pierre d'Ailly qui etoit tout ensemble un grand théologien et Com end. un fervent contemplatif a ditil est vrai que ['inspiration "'" "j"1,1' ' !( dans la parole intérieure : car comme dit saint
t'.T pour chaque action délibérée ; (pu ... la Lui écrite , que...
... l'amour Intéressé : pai
.. par ta Loi écrite, et...
. . extraordinairement i Bpirez. Ce =rroit blasphémer...
Augustin sur la genèse a la lettre la sagesse de Dieu fie cesse de parler par une inspiration secrette a la créature intelligente. l' épouse a l'expérience de ce langage quand elle dit. C'est la voix de mon bien aimé qui frappe a la porte. Et encore mon ame s'est fondue dez que le bien aimé a parlé. Celte voix et ce langage du bien aimé ne doivent être pris pour rien d'extérieur ni de sensible mais pour quelque chose d'intérieur et de spirituel, car comme dit saint Grégoire Dieu parle intérieurement d'une manière silencieuse se faisant entendre par une expression i?isensible. « Loquitur Deus intrinsecus silenter, sonans invisibili lingua ». Mais cet auteur qui parle ainsi de l'inspiration intérieure des âmes élevées a la contemplation veut toujours 3 choses : 1° que cette inspiration ne soit que celle de la grâce dans la voye de la foi ; 2D qu'elle soit toujours réglée par l'obéissance : 3° qu'elle ne dispense jamais des désirs essentiels a l'espérance et aux autres vertus evangeliques. Insiu. Blosius a dit aussi que l'nme voit et comprend clairement pour elle et pour les autres ce qu'il faut faire et ne faire pas. Il ajoute que dans le doute la chose a laquelle on eut le plus souvent attiré est l'attrait de Dieu pourvu qu'elle ne soit pas cou traire aux saintes lettres ni aux dogmes de l'pglise. Voila les expériences des mystiques reduittes a la doctrine dont les pasteurs sont les dépositaires. Mais comme Blosius craignoit avec raison que des aines indiscrettes n'abusassent de cette liberté de l'esprit pour s'attacher a un attrait intérieur souvent imaginaire il déclare que daîis les choses importantes il Vaut consulter les personnes expérimentées a cause des
artifices du démon qui se transforme en ange de lu- . Le père Surin dont les escrits ont esté approuvez par M. de de Meanx parle a peu prez de même, lame, Catech. sp. dit-il retranche même les bons désirs, excepté les désirs p. 400. particuliers que Dieu lui donne des choses qui sont de sa volonté... Quand il plaît a Dieu que l'urne fasse quelque chose, il lui donne un désir paisible qui ne prejudicie point a cotte indifférence... C'est une connoissance expérimentale que l'âme a que N. S. s'unit a elle qui reveille toutes ses pensées au besoin et lui suggère les images et formes, quand il faut opérer discourir ou agir pour sa gloire.
Mais toutes ces choses ne supposent point une inspiration miraculeuse, ni différente de celle que tous les chrétiens reconnoissent dans la grâce prévenante, l'état de pure foi ne peut jamais donner par lui-même que cette inspiration de la grâce qui ne nous rend ni infaillibles, ni impeccables, ni assurez dans nôtre voye, ni indépendants de la conduitte de nos supérieurs. Reconnoitre dans un certain degré d'oraison ou de perfection une inspiration évidente ce seroit détruire l'état de pure foi. Reconnoitre cette inspiration comme supérieure aux règles communes et a l'obéissance ce seroit blasphémer contre la loi, et en même temps élever au dessus d'elle une inspiration fanatique. Les désirs et les autres actes inspirez dont ces saints Mystiques ont voulu parler sont ceux que la Loi commande, ou ceux que les conseils approuvent, et qui sont formez dans une ame indifférente ou désintéressée, par l'inspiration de la grâce toujours prévenante,
sans qu'il s'y mêle d'ordinaire aucun empressement intéressé de l'ame pour prévenir la gracie. [69] Ainsi tout se réduit à la lettre de la Loi, et à la grâce provenante du pur amour, à laquelle lame coopère ans le prévenir.
Parler ainsi, c'est expliquer le vrai sens des bons Mystiques ; c'est lever toutes les équivoques qui peuvent séduire les uns et scandaliser les autres; c'est precaution- 2ïim Cl, ner les âmes contre tout ce qui est suspect d'illusion; c'est conserver là formé des paroles saines, comme saint Paul le recommande.
Article VII. Faux.
Les âmes établies dans la sainte indifférence, ne connoissent plus aucun désir même [7<>] désintéressé que la Loi de Dieu les oblige à former. Elles rejettent comme intéressez tous les désirs qui tendent a obtenir de Dieu nôtre perfection ou notre béatitude. Elles ne doivent plus désirer que les choses qu'une inspiration miraculeuse ou extraordinaire les porte a désirer sans dépendance dé la Loi ; elles sont s'il est permis de parler ainsy agies ou mues de Dieu et instruites par lui sur chaque chose, de manière que Dieu seul désire en elles et pour elles, sans qu'elles ayent aucun besoin d'y coopérer par leur libre arbitre. Leur sainte indifférence qui contient éininem -
[68 1 .. sans qu'il s'y mcMe aucun empressement...
|70| .. que la Loi écrite les oblige à former. Elles ne doivent. .
... elles ront agies...
ment tous les désirs, les dispense d'en former jamais Bucun. Leur inspiration est leur seule réglé.
Parler ainsi, c'est éluder tous les préceptes et tous les conseils sous prétexte de les accomplir d'une façon plus éminente : c'est établir dans l'Eglige 71 j une acte de fanatiques impies ; c'est oublier que Jésus Christ- est venu sur la terre, non pour dispenser de la Loi ni pour en diminuer l'autorité; tuais au contraire pour l'accomplir et pour la perfectionner : en sorte que le Ciel et la terre passeront avant que les paroles du Sauveur prononcées pour confirmer la Loi puissent passer. Enfin c'est contredire grossièrement tous les bons mystiques, et renverser de fond en comble tout leur système de pure foi qui est manifestement incompatible avec toute inspiration miraculeuse ou extraordinaire qu'une aine suivrOit volontairement comme sa règle et son appuy pour se dispenser d'accomplir la Loi.
l'2\ Article VIII. Vkav
La sainte indifférence qui n'est jamais que le désintéressement de l'amour. devient dans les plus extrêmes épreuves ce que les saint* mv-tiques ont nommé abandon ; c'est a dire que lame désintéressée ^abandonne totalement et sans réserve à Dieu pour tout ce qui regarde son interest propre ; mais elle ne renonce
jll ... tous les meilleurs mystiques, .
jamais ni à l'amour, ni à aucune des choses qui intéressent la gloire et le bon plaisir du bien aimé. Cet abandon n'est que l'abnégation la plus parfaite ou le renoncement le plus entier de soi même que Jésus Christ propose dans l'Evangile a ses disciples, comme ce qui reste a l'aire aprez qu'on aura[73] tout quitté au dehors. Cette abnégation de nous-même n'est que pour l'interest propre ou cupidité soumise, et ne doit jamais empêcher l'amour désintéressé que nous nous devons à nous mêmes comme au prochain pour l'amour de Dieu. Les épreuves extrêmes où cet abandon doit être exercé, sont les tentations par lesquelles Dieu jaloux veut purifier l'amour, en ne lui faisant voir d'une manière sensible, et refleschie pour sa consolation aucune ressource ni aucune esperaDce pour sou interest propre, même éternel. Ces épreuves sont représentées par un très grand nombre de saints comme un purgatoire terrible, qui peut exempter du Purgatoire de l'autre vie les âmes qui le souffrent avec une entière fidélité. On peut voir ce qu'en ont dit saint François d'Assise dans son grand cantique d'amour de charité, la bienheureuse Angele de Foligny, sainte Catherine de Gènes, le bienheureux Jean de lu Croix, saint François de Sales et un grand nombre d'autres saints. Il [74] n'appartient, comme le cardinal Bona l'assure, qu'à des insensez et à des impies
... abnégation ou renoncement de soi-même que Jesus-Christ nous demande dans l'Evangile après que nous aurons tous quitté...
[7:iJ... que pour l'interest propre, et ne doit...
... faisant voir aucune...
... fidélité. Il n'appartient...
de refusar de croire ces choses subi une* et seci elles, et
de les mépriser comme fausses, quoi qu'elles ne soient
pas claires, lors qu'elles sont attestées par des hommes Via
compendii.
aune vertu 1res vénérable, qui parlent sur leur
propre expérience de ce que Dieu fait dans les cœurs. Ces épreuves ne sont que pour un teins. Plus les aines y sont fidelles à la grâce pour se laisser purifier de tout interest propre par l'amour jaloux, plus ces épreuves sont courtes. C'est d'ordinaire la résistance secrette des aines à la grâce sous de beaux prétextes, c'est leur effort intéressé et empressé pour retenir les appuis [75] sensibles dont Dieu veut les priver, qui rend leurs épreuves si longues et si douloureuses : car Dieu ne fait point souffrir sa créature pour la faire souffrir. Ce n'est que pour la purifier et pour vaincre ses résistances, ou pour augmenter sa perfection. Les tentations qui purifient [amour de tout interest propre, ne ressemblent point aux autres tentations communes. Les Directeurs expérimentez peuvent les discerner à des marques certaines. Mais rien n'est si dangereux que de prendre les tentations communes des commençants pour les épreuves pri vont a l'entière purification de l'amour dans les ■mes les plus éminentes. C'est la source de toute illusion : C'esf ce qui fait tomber dans |76J des vices affreux des âmes trompées. Il ne faut supposer ces épreuves extrêmes que dans un très petit nombre d'ames très pures et très mortifiées, en qui la chair est depuis long
indication marginale ne ligure pas dans la lr Edit). |75|.. résistances. Les...
176]... depuis long tems entièrement soumise...
teins très soumise à l'esprit, et qui ont pratiqué solidement toutes les vertus évangeliques. Il faut que ce soit des âmes humbles et ingénues, jusques à être toutes prestes à faire une confession publique de leurs misères. Il faut qu'elles soient dociles, jusqu'à n'hésiter jamais volontairement sur aucune des choses dures et humiliantes qu'on peut leur commander. Il faut qu'elles ne soient attachées à aucune consolation ni à aucune liberté; qu'elles soient détachées de tout, et même de| 77 | la voye qui leur apprend ce détachement ; c'est a dire qu'elles soient disposées à toutes les pratiques qu'on voudra leur imposer ; qu'elles ne tiennent ni à leur genre d'oraison, ni à leurs expériences, ni à leurs lectures, ni aux personnes qu'elles ont consulté autrefois avec confiance. 11 faut avoir éprouvé que leurs tentations sont d'une nature différente des tentations communes en ce que le vray moyen de les appaiser est de n'y vouloir point trouver un appuy apperçû pour le propre interest.
Parler ainsi, c'est repeter mot à mot les expériences des saints qu'ils ont raconté eux mêmes. C'est en même teins prévenir les inconveniens très dangereux, où l'on pourroit |78] tomber par crédulité, si l'on admettoit trop facilement dans la pratique ces épreuves qui sont très rares ; parce qu'il y a très peu d'ames qui soient arrivées à cette perfection, où il n'y ait plus d'ordinaire à
[77]... ce détachement; qu'elles soient...
[78]. . où il n'y a plus à purifier, que les restes d'interest propre mêlez avec l'amour divin.