XXXIV. Fadx
La mort spirituelle est une extinction entière du vieil homme et des dernières étincelles de la concupiscence. Alors on n'a plus besoin de résister même d'une résistance [230J paisible et desinteresséeà ses mou vemens naturels, ni de coopérer à aucune grâce médicinale de Jesus- Christ. La résurrection spirituelle est l'entière consommation de l'homme nouveau dans l'âge et dans la plénitude de l'homme parfait comme au Ciel.
[228]... ont parlé après l'Apôtre qui dit aux Fidelle^. va%i{ êtes morts) n'est que l'entière...
. . de l'amour; en sorte que les inquiétudes. .
... n'affoiblissent pas l'opération...
. . spirituelle n'est que l'état...
l'ar.er ainsi, c'est tomber dans une hérésie et dans une impiété qui renverse toutes les moeurs chrétiennes.
Articlk XXXY. Vkai
L'état de transformation dont tant de Saints anciens S. Clément
S. Gre?. de et nouveaux <>nt >i souvent parié, n'est que l'état le plus Naz S.Aug.
passif. e 'est-à-dire le plus exempt detoute activité 2H1] ou Denys 's. inquiétude intéressée. Lame paisible et également souple sA^clnle^ aux impulsions le> plus délicates de la grâce ressemble en quelque manière à un globe sur un plan qui n'a plus de situation propre et naturelle. Il va également en tout sens, et la plus insensible impulsion suffit pour le mouvoir. Ce n'est pas que la concupiscence ne puisse faire sentir a cette ame quelque difficulté et quelque répugnance sensible pour la pratique de la perfection. Mais c'est seulement qu'une ame est alors par le fonds da sa volonté également preste a toutes les diverses choses vertueuses qui I>i--u peut vouloir d'elle, qu'elle n'est pas plus attachée a lune qu'a l'autre, et qu'elle ne met point son amour, eomme dit saint François de Sales es e/ioxes que [>i*-u *êvt, a>/is m la ookfni de Dieu qui le» p*ut, En cel étal une ame n'a plus qu'un seul amour, et elle ne sçait plus qu'aimer. Cet amour unique dans sa racine
l'indication marginale n'est pas dans la Ie Edil . [231]... souple à toutes les impulsions ... de la grac me un globe...
... le mouvoir. En cet état...
produit tous les autres dans sa pureté et ils ne sont que les branches de cette tige. L'amour est sa vie, il est comme son être et comme sa substance, parce qu'il est le seul principe de toutes ses affections. De la vient que saint Clément d'Alexandrie dit que la gnose ou parfait amour est la substance vive et permanente du gnostique. Gomme cette aine ne se donne aucun mouvement empressé, elle ne fait presque plus de contretems dans la main de Dieu qui la pousse ainsi elle ne sent plus d'ordinaire qu'un seul mouvement, sçavoir celui qui lui [232] est imprimé, de même qu'une personne poussée par une autre ne sent plus que cette impulsion, quand elle ne la déconcerte point par une agitation à contre teins. Alors lame dit avec simplicité après saint Paul : Je vis, mais ce n'est pas moi, cest Jésus Christ qui vit en moi. Elle dit encore avec cet apôtre que Jésus Christ se manifeste dans la chair mortelle, comme l'Apôtre veut qu'il se manifeste en nous tous. Alors l'image de Dieu obscurcie et presque effacée en nous par le péché, s'y retrace et y renouvelle une ressemblance qu'on a nommé Transformation. Alors si cette aine parle d'elle par simple conscience, elle dit comme sainte Catherine de Gènes Je ne trouve plus de moi ; il nu a plus d'autre moi que Dieu. [233] Si au contraire elle se cherche par reflexion, elle se
... qu'aimer. L'amour est...
... ses affections. Comme cette...
... elle ne fait plus de...
... ainsi elle ne sent plus qu'un seul...
[232]... en moi. Jésus-Christ se manifeste dans sa chair...
[233|... qu'on ne doit pas croire que l'ame en déchoie sans...
liait elle même entant qu'elle est quelque chose hors de Dieu ; c'est à dire qu'elle condamne le moi entant qu'il est séparé de la pure impression de l'esprit de grâce, comme la même Sainte le faisoit avec horreur. Cet état n'est ni fixe ni invariable. Il est vrai seulement qu'un ne doit pas supposer que l'aine déchoie du degré de son amour sans aucune infidélité, parce que les dons de Dieu sont sans repentir, et que les âmes fidelles a leur grâce n'en souffriront point de diminution. Mais enfin la moindre hésitation dans cette voye sublime dépure foi ou la plus subtile complaisance peuvent rendre par leurs suittes une aine peu a peu indigne d'une grâce si éminente.
Parler ainsi, c'est admettre 23 i | des termes consacrez par l'Ecriture et parla Tradition. C'est suivre divers anciens Pères qui ont dit que lame pure étoit transformée et déifiée. C'est expliquer les expressions des saints les plus autorisez. C'est conserver dans son intégrité le dogme de la Foy.