‹ Explication du livre de l'EcclésiasteChapitre 21 sur 34 · LES CONDITIONS DIVINES DU BONHEUR · texte numérisé non relu

LES CONDITIONS DIVINES DU BONHEUR

$ 1. La morale du juste milieu. vir, 15-24.

L’Ecclésiaste porte ses regards sur le juste, qui devrait toujours être l’homme le plus heureux, puisqu'il suit les vrais principes du bonheur; et il le voit périr par sa justice. Il en conclut que pour être heureux il ne faut être ni trop juste ni trop méchant (vi, 15-22). Mais sa conscience l’avertit qu’une telle morale ne peut être vraie, et il voit qu'il a fait fausse route

(vir, 23. 24).

. $ 2. La vraie sagesse (vi, 25-viu, 8).

Il se met à la recherche de la vraie sagesse, qui est très rare sur la terre, et qui consiste à craindre Dieu et à garder ses commandemens ; et il la saisit (non pour elle-même ou pour être agréable à Dieu, mais) parce qu’elle doit le rendre heureux.

$ 3. L’adversité des justes et la prospérité des méchans (vu, 9-1x, 10).

Mais la sagesse ne rend point heureux. Dieu, dans sa distribution des biens aux mortels, n’a aucun égard à leur justice ou à leur méchanceté. Les criminels prospèrent, et les gens de bien sont traités comme ne le devraient être que les coupables. Ne poursuivons donc pas cette sévère et sublime sagesse, et goütons en paix les joies de chaque jour (vur, 9-15). Mais les contradictions qui règnent dans l’ordre providentiel (surtout l’état des ames après la mort}, sont plus inexplicables et plus

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nombreuses encore que l’Ecclésiaste ne le croyait d’abord. Jouissons de la vie sans nous inquiéter de Dieu, de notre salut et de Pimmortalité (xnrr, A6-1x, 10).

$ #. Avantages temporels de la sagesse (1x, 41-xr, 6).

Cependant n’abandonnons pas entièrement la sagesse, qui sans doute reste par fois sans récompense, et qui est par fois méprisée des autres ou altérée par un peu de folie (1x, 11. 12. 15-18; x, 1), mais qui n’en est pas moins le plus souvent d’une immense et incontestable utilité (1x, 15-15; x, 2-xr, 6).

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