ULPIEN , PAUL ET AUTRES JURISG
de la législation chrétienne inaugurée par Constantin, qu'il nous parait plus conforme au sens général des événements d'attribuei à la fois la suppression de la peine imposée au célibat et au malheur de n*avoir pas d'enfant, suppression sur laquelle nous possédons une constitution expresse, et la disparition définitive du privilège des pères dans la vendication des caduca (ci-dessous, n« 480) .
Venoleius Saturninus (fragm. 71).
419. Ulpien et Paul {Domitius Ulpianuè, fragm. 2462); [Julius PauluSj fragm. 2083). L'un originaire de Tyr, l'autre natif de Padoue. Rivaux de talent et de gloire, tous deux avaient vécu au temps de Papinien, dont ils étaient l'un et l'autre assesseurs; tous deux montèrent par les diverses dignités de l'empire jusqu'à celle de préfet du prétoire. Tous^ deux composèrent plusieurs écrits, mis à contribution par les rédacteurs des Pandectes, et des notes critiques sur les livres de Papinien, notes qui, plus tard, ont été réprouvées par deux constitutions impériales, et dénuées de toute autorité ; tous deux firent un ouvrage élémentaire, dont les fragments, parvenus jusqu'à nous, se placent à côté des Instituts de Gains, et forment la source où nous devons étudier la jurisprudence de ce temps. L'ouvrage d'Ulpien se désigne par le nom de Liber singularis regularum Ulpiani, ou simplement Fragmenta Ulpiani; celui de Paul par le nom de Juin Pauli sententiarum receptarum libri V, ou simplement PauU sententiarum libri V.
Calustratus (fragm. 99).
^Lius Marcianus (fragm. 275).
Florentinus (fragm. 42).
^iiiuus Mager (fragm. 62).
Herennius Modestinus (fragm. 345).
A. de R. A. de J. G.
(970 — 217.) Magrin (Opilius Macrinus).
(971 — 218.) HÉLiOGABALE (M. Aurelius Antoninus, cogno-
mine Heliogabalm), (975—222.) Alexandre Sévère (Aurelius Alexander Se-
verus).
420. Parvenu à Tempire à seize ans, Alexandre Sévère s'entonra de sages conseillers, de jurisconsultes illustres, parmi lesquels se trouvait lllpien. Il conserva encore quelques années les lettres, les sciences et le droit, qui disparurent pour longtemps après lai. Aussi ceux qui examinent le droit en lui-même, et sans le rattacher accessoirement aux événements politiques, marquent-ils après Alexandre Sévère une période nouvelle. En effet, c'était sous les empereurs dont nous venons de parcourir les noms , sous la protection d'Adrien, d'Antonin le Pieux, de Marc-Aurèle, de Septime Sévère, que Fétude de la jurisprudence montait à son plus haut point de splendeur. Les jurisconsultes se multipliaient et leurs disciples aussi. Ce n'était plus en suivant simplement la prati(pie du barreau que ces derniers se formaient, mais des leçons orales développaient dans des cours suivis les principes de la science (l). Peut-être les professeurs, dont l'enseignement n'avait d'abord été rétribué que par les élèves eux-mêmes (2), recevaient-ils déjà du trésor public des honoraires, et Marc-Aurèle, en créant des chaires publiques pour l'éloquence et pour la philosophie, en avait peutêtre fait autant pour le droit. De nouveaux ouvrages naissaient chaque jour : c'étaient des commentaires sur l'édit des préteurs ou des proconsuls (ad edictum; ad edictum provinciale)^ des traités sur les fonctions des magistrats [De officio prœfecti urbi, proconsulis, etc.), des livres étendus sur l'ensemble du droit (Digesta, Pandectœ)^ ou enfin des abrégés, des leçons élémentaires (Institutiones, Regulœ, Sententiœ), Les jurisconsultes s'élevaient aux dignités les plus éminentes; ils étaient conseillers du prince, consuls, préfets du prétoire, préfets de la ville. Mais tout à coup, après Alexandre Sévère, leur série nous parait brusquement interrompue, et pendant longtemps nous ne rencontrons dans l'histoire que le trouble militaire porté à son comble , des empereurs de quelques mois faits et défaits tour à tour, des armées qui se battent sur divers points pour le triomphe de leurs candidats, trente prétendants à l'empire, qui, dans le ^x)urant de quelques années , apparaissent et se détruisent.
(4) Voir ci-dessus, vP 347, (2) Ihid.