ORIGINES DE HOUE
lorsqu'ils vinrent de Cures à Rome avec Tatius (1). Le peuple romain se présente ainsi comme un peuple double ; aussi dans les sacrifices, dans les prières et dans les formules sacramentelles, était-il d'usage d'invoquer les dieux pour le Peuple Romain et les Quirites (Populo Romano Quiritibusque) ^ dont on a fait plus tard, par altération, Populus Romanus Quiritium (2). Ce fut des Sabins que les Romains prirent eux-mêmes le nom de Quirites (3), que Romulus fut appelé du nom sacré de Quirinus (4), et que de même qu'il y avait une divinité du sexe féminin, la déesse Curis, de' même il y en eut une du sexe masculin, le dieu Quirinus, le dieu à la lance, identifié avec Romulus, et auquel on bfttit un temple sur le mont Quirinal (5). Cette lance a continué pendant longtemps à jouer un grand rôle dans les solennités symboliques, dans les formules et dans la langue technique du droit romain. 10. L'adjonction d'une partie de population étrusque a été ,) . — a — —
(t) Varron, De lingua latina, liv. 5, J 51 : c Gollis Quirinfllis, ob Quirini fanum; siint qui a Quiritibus, qui cum Tatio Guribos venerunt Romam, quod ibi habuerint castra. » — Voir aussi Festus , au mot Quirinalis collis,
(2) Festus, au mot Dici : « Dici mos erat Romanis io omnibus sacrifiais precibasqoe , Populo Romand Quiritibusqus , quod est Garensibus , quœ civitas Sabinomm potentissima fuit. • — Voir cette formule sacramentelle altérée dans Aulu-Gblle, liv. 10, ch. 24, formule du préteur annonçant les fêtes nommées CompUalia, pour le Peuple Romain des Quirites; et dans Titb-Livb, liv. 8, § 9, formule par laquelle le consul Decius se dévoue pour le Peuple Romain des Quirites.
(3) TiTB-LivE , liv. 1 , g 13 : f Ita geminata urbe , ut Sabinis tamen aliquid darelur, Quirites a Guribus appellati. »
(4) Ovide , dans ses Fastes, liv. S, vers 477 et suiv., donne les trois motifs pour lesquels Romulus- a pu être appelé Quirinus :
Sive qaod hasta curi$ priicit est dicta Sabinis,
Bellicos a telo venit in atfra Dens ; Sive tonm régi nomen poinere Qoirites ;
Sen qnia Romanis jnnxerat ille Gnret.
Festus, au mot Quirinus : < Quirinus ex hac causa Romulus est appellatus, quod curi, id est hasta, uteretur, a qua Romani eo nomine Romulum appellavemnt. >
(5) Ovide, les Fastes, liv. 2, vers 511 :
Templa Deo fiunt» collis qnoqae dictas ab illo.
C'était la seconde étymologie qu on donnait de la dénomination du mont Quhinal, à cause du temple qui y avait été bâti à Quirinns ( ci-dess. , note 1 de cette page).
14 HISTOIRE. fiU&MIÈil& ÂPOQUB. LES ROIS.
moins épiquement racontée dam la IradiUon populaire; cependant il est possible d'en saisir parfûiement la trace dan6 cette tradition et dans le témoignage des historiens. Varron, Festus, Tacite, De^f s d'Haticarnasse nous apprennent que le nsobt C«lias avait. éÉé ainsi nommé d'un \eertam Célius ou Célès Vibenna» nobde étrusque, qui était venu avec sa troupe {cum sua mavu) au secours, les uns disent de Roouilus, d 'autres de Tarquîn r Ancien, et qui avait établi sa dremeore &|ir ce mené. Gonnae de ces hauteurs fortiAées les Étrusqœs 'donoâimient et pouvaient inquiéter le p^yB, on Jks fit plus tard descendi*e dan9 la plaine. Les antiquaires n'étaient pas. d-accoi'd sur le nom du roi, mais ce qui est certain, c'est qu'ils formèrent dans cette plaine , non loin du forum, unqeuirtier qui reçut. d'eux et qu conserva depuis le nom de quartier Étrusque (vicus Tuscus)^ où se voyait la statue de Vertumne, divinité,principale dei Étrurie. Ce mont Câelius avant la venue des Étrusques se nommait Querquetulanus , parce qu'il abondait en bois de chênes; de môme que le mont Quirinal avant la venue des Sabiais Qukltes se nommait AgonUs oujSgottus (1).
(1) Varron , De lingua latiua , liv. 5 , § 46 : « CœUus mons , a GeUo Vibenno , Tuwo du/ce nobili , .«|ui cum saa manu dîciUr ftomulo veniase auxiUo j&oAtra Xatium regem : iûac post Cffilii mortera, quod nimis monita loca (enerent.]ieque:siii« su»picioQe easept, deducU dicantar in plaQuin. iib.iHs dietas vicus Tuacus, et ideo ibi Vorlumnum sUre, ^od is Deu« Eiruriie prwcejM. s — Fkstus, au mot Cœlius : a Gœlius mons dictus est a Gœle quodam &X Ëtrufia qui Romalo. auxiiîum - adversus Sj^binos prœbuit, eo quod iu eo domicilium habuit. n — Dews d'Halic. , liv. 2, § 38. — Tagits, AmiaUi^U.w.'^^ $ 45 : c . . . llontem eum antiquitus .QuerquetulaDum eagaomento Ciiisse , ^od talis siivœ frequeus fecundusque erat;. moK Cieliuiii appeiUtaiiim a (Me Vibwinn , qui dux geutis Ëtruscœ , quura auxiiium appeliatum ductaviaset , sedem eam acceperat a Tarquinio Prisco , seu q-uis alt^s regum dçdit : nam scriptores in eo dissentiunt; caetera non ambigu»' sunft^ magnas «as copias per plana etiam ac foro propinqua habitasse, unde Tuscam vicutn e vocabulo advenarum dictum. *
La version qui avait cours ches les écrivains étrusques était un peu didSrente. D'après ceux-^si^ce serait Servios Tutlios qui, compagnon fidèle de Cielios Vivenna, dont il aurait suivi la fortune, aurait, par suite de revers, ^qUffté l'Ëlrurie avec les débris de l'armée de Ca^lia^, et ofécupé te nK^t G«e<f(is, qu'il aurait ainsi nommé en rhonoeur de son chef. Lui^miénie aontH alors changé son nom étirusque, ^lû était Mastarna, centra celui de Sentius TuUius. (^tte version étrusque noois e&t rév.éléô par ee qu &n a|)peUe la S-aiie de €Àmtde, tables 4e bronze découvertes en 1528 à Lyon , où elles sont conservées , qui portent gvaifée
OUGINIS BE BfllIE. 15
La méflie ad}Ofielîoa de ces £(rnsques apparaît encore, quoique avec quelques nuages, dans ce qu'on nous dit des Lacères, celte ixomème partie du fNeaple ftonain {pars tertia P4>puli Romani) ^uî imi établie en Irîbu (disii'îbula) par Taliiis et par Romnlos , suivant les expressions ide Festus (1). L'origine de ce nom de Lacères était diversement expliquée chex les Romaîfis, et Tite* Live nous du qu'elle était restée incertaine (i). Festus la fait dér'mfii\ dans ie passage que nous veiMms de eiler, d'm certain LueeraSy roi d'Ardée, viiie de ia céte du Laliain, qui serait venu aassî au secours de Bomulos. Hais nous apprenons par Varnm qne la dénomination de Lucôres était étrusque ; Festus lui««[iéme, dans un antre passage, la fait venir il'wn lucamon, chef de cette troupe ; Cicéron nous parle de ce lacumon comme étant mort en combattant les Sabins dans son alliance avec Romulos (3). Or ce lucumon n'est évidemment aalre que le chef étrusque Cœles Vibenna : il n'^ a pas là deux personnages, c'est le même. Toute hésitation disparait à cet égard, lorsqu'on remarque, comme l'a (ait avec raison Niebulir, que lucunio n'est qu'une qualification
une Oratio de l'empereur Claude , sur la concession à faire aux Gaulois du Jus senatorum, ou aptitude à être nommé sénateur. Déjà les Annales de Tacite (liv. 11 , § 24) offraient une analyse de cette Oratio , dont le texrte a été ainsi retrouvé. Oa peut <Iire ce- teste dans rédition fac-similé qu'en a publiée , avec l^ concours 4e Ja iniinwipaiité ^le Lyon , Ai.. Moaiak«a , liiUitfthécaire de cette ville (1851 , in-fol.j; il se trouve d'ailleurs rapporté dans la plupart des éditions de Tacite, aux notes du § 24 ci-dessus indiqué. L'empereur Claude, en fait de version étrusque, peut avoir un certain crédit, parce que nous savons par Suétone (Ctaud., § 42) qu'il avait écrit, en grec, une histoire des Etrusques ^ en vingt livres, qui se sontperdm.
QiiiiLnt an nom pnooiti f «du mont -Quiriaal , voir Ff^us, aax mois QmirtMaik collis , et Agonium,
(i) Festus, au mot Lucerenses : a Lucerenscs, et Luceres, quœ pars tertia P<i|>uti Romani «est «distribota « Tatio et Romulo, «ppellatî «unrt a Lncero Ardeœ rege, qui «uxilio fuit Romulo ad versos Tativfti MUanti. «
(2) TfTB-LivK , liv. 1 , § IS : « Lcieemm nonHois et ori^inls «ausa incerta est. v
(S) I/arron, De iiutfwi iatlna, liv. 5, § 55 : c Tiâiensesa. Tatîo, Ramnenses a Romulo, Luceres, ut Junius, a Lucumonc. Sed omnia h«c vocabula Tusca , ni Velaltis, qui tragwdîas Tuscas «cripsU, dicebat. t — FKBTra,au naot Lttcomedi : t Lneomedi a duee sno LuciiinMi]i<e 4icÉi, qm postea LucereMcs appeMati sunt. * — CiCKRON , De republiea, liv. 2, § 8 : «... Et soo et Talii nomine et Lueumonis, qui Romull socius in Sabino prœiio occidevart^ t.
de dignité étrusque, et que la méprise consiste à en avoir fait un nom propre (1).
Enfin Télément étrusque se retrouve de nouveau, en ces premières origines, dans ce que la tradition raconte de l'arrivée à Rome de Tarquin avec son monde, venu de Tarquinies, Tune des villes principales de rÉtrurie; et de même que l'élément latin et Télément sabin avaient donné des rois à Rome, suivant cette tradition Télément étrusque lui en donna à sou tour.
11. Ces fragments de population n'étaient certes pas tout le peuple sabin, encore moins la puissante nation étrusque, mais ils suffisent pour nous montrer les trois nationalités qui ont concouru à former le peuple romain ; pour nous faire dire, dès ces premiers temps , ce que Florus applique au temps postérieur de la guerre sociale, que ce peuple romain est un composé d'Etrusques, de Latins et de Sabins, qui a transformé en un même sang le sang puisé à ces diverses sources et fait un seul corps de tous ces membres (2).
12. Le fait capital, celui des nationalités préexistantes dans lesquelles se doivent chercher les éléments de la nationalité de Rome, et par suite le principe de ses institutions et de ses coutumes, nous est acquis. On nous permettra de nous en tenir là, sans insister sur le détail des événements. Nous apprenons de Censorinus que Varron divisait les temps en trois périodes : la première qu'il appelait inconnue (of^iriXov), à cause de l'ignorance dans laquelle on reste à son égard ; la seconde mythique (fjLuOixov), à cause des récits fabuleux qu'elle contient en grand nombre; et la troisième enfin historique (tTropixov), parce que les événements qui s'y sont passés sont rapportés dans de véritables histoires (3). Vico, dans les trois âges qu'il assigne au cours des nations, Tàge
(1) Servius, ad Mneid., liv. S, vers 268 : t Duodecim enim lucumones, qui reges sunt lingua Tuscorum , habebant. i — Et liv. 8, vers 475 : i Tuscia duodecim lucumones habuit, id est reges, qaibus unus prœerat. > — De même, liv. 10, vers 202, et liv. 11, vers 10. — Gensorimus, De die naiaii, c. 4 : i Lucamones, tum Etruriœ poteotes. >
(2) Florus, liv. 3, § 19 : t Quum Populus Roroanas Etruscos, Latinos, Sabinosque miscuerit, et unum ex omnibus sanguinem ducat, corpus fecit ex membris , et ex omnibus onus est. «
(3) Censorinus, De die fuUaii, S 2i.
ORIGINES DE KOUB. 17
des dieux, Tàge des héros, Fàge des hommes, a qoelqae chose d'analogue, quoique de plus profond (1). Appliquant ce système de division tripartite à Thistoire romaine , qu*il partageait , dans la première édition de son livre, en trois périodes : Tune ntythique, purement fabuleuse ; Tautre mytho^historique, mélange de fables et de faits; et la troisième historique, Niebubr s*est rapproché beaucoup plus de Varron. On le lira avec curiosité, mais il faut se garder de le suivre dans les récits imaginaires qu'il substitue, avec l'assurance de la certitude, aas fables des deux premières périodes. Légendes pour légendes, et conjectures pour conjectures, celles qui ont pour elles la tradition et la littérature de tout un peuple font partie elles-mêmes de l'histoire, ne fût-ce que comme peinture des croyances. C'est à ce titre que nous aimons à nous y attacher.
Dans sa première édition, Niebubr n'avait vu en Rome qu'une colonie étrusque. Depuis, le récit qu'il fait de Rome, petite ville fortiGée sur sa colline, le mont Palatin , remontant obscurément dans son existence jusqu'aux temps pélasgiques, se réunissant par la suUe des temps aux villages qui l'entouraient sur les collines voisines, puis à une ville sabine sur le mont Quirinal, puis à une ville étrusque sur le mont Cœlius, comprend, en définitive, sous la forme de conjectures transformées en assertions, la reconnaissance des trois éléments, latin, sabin et étrusque, qui sont attestés par l'Antiquité. Quant aux villes ou villages de Remuria, de Vaticum, de Quirium et de Lucerum,les anciens n'en ont jamais parlé.
13. Fixés que nous sommes sur ce composé de la population romaine au moment où commence l'intérêt ou le souvenir de sa vie de peuple , nous pouvons aborder l'étude de ses institutions ; et comme nous rencontrons ici, plus encore qu'en l'histoire des faits, les travaux marquants de Vico et de Niebubr, qu'il n'est pas permis d'ignorer, mais dont nous sommes loin cependant d'adopter les données fondamentales , nous croyons devoir en dire, avant tout, avec brièveté, notre sentiment.
Lies travaux de Vico sont des travaux généraux, dans lesquels il cherche ou bien le principe universel du droit, ou bien les lois
(1) Vico, Principjdi scienzanwva, lib. 4, Del corso ehe/anno le nazioni. TOMX I. 2
)8 HISTOIRE. «ESinÈRE ÂWQCK. LES BOIS.
néoessaires >q«i frètsiê^mï à INbî^oire de^rbniiiaiiilé. Le d^oît romani, Vii't^oirepmtÊme, if y mtermermeni >qite oonine èm «tem^ pies, avec une large «partt'toatefins, à^cemsa éuirHii^.qii'iJls'tfeYiireBt à.Y)elte époqae ^rvri les objets ôe^VëraAïiwn^ •ma'rs -tLveeVMhgfsdtien ésise plier «« iogmes pfatlostipfaTqwes'die l'œavre. L^am^ pieur des Idées, la pvclloAdear Se« <vive6 , la hniiière de i]ué]«}ires vérités iprimordiales décoaverles, «s'y aftient avec «n emtiarrBs, «ne 'dÎTfl^a^ôoB , inve bizaFrFem , 'et cfudlquefors mêffive >oe *gi*âfB de déraÎEroB qui eirt le ppopve'des tremnes de-j^fénie îssptvés.'Sfrr les «institutkyns 'qiii iwus «eeupeni, -^quriques gmnds ftr«illB éai- Tewt igti>e'aceepiés^,d*siltreS'Sepveiit être vejetés; quant .ffoi dètaills, i^ -s'^îécarrteivt l^eiéeiiieiil, «n «rarfftB stij^ls >esseiitîds, <âe la véritable connaissance >diu droit vomaiii , qu^n jariscoiisnfte «mrchant avec les documents ne peut les considérer cpie comme «de la fantaisie.
Le BV]«4 spèsûrl de l'œuvre »de Nidiubrest rfat^tofrevomaiiie, dan« iaqucdle uwe «gronde satlien'fion >e8t donnée ^us in^itotions. Nieibuhr -est un évtrêAt exp^loralear qui s-eirtaure des vertiges <ét firteitn»ge les MmovgnBges^de Uan^fctité, qm pénètveet se lient V0iionti€iF8 J4i8i^e 'dans les petite détails de l'orciièoiegie. Sien qu*ii ne'sedonneipas-poor jniriscoa^olte, c*>estJà kri qwe 4a ^science do dvevt remain isst redevalile tdutpfais «^nd'sennoe^iirekéolo^ae qui lui âèt été r^endia Àiiotretéfoque : la déocpvverte des la^tlMs de Geins, dont il ai tee»nmi ^ isignailé tle tpveinier le «naniwcrft palimpseste. ^^oi»ilaiueA -ikvons «ne 'grainde neeonnaissanoe. CpÎ'^ tique fin, sagace, ingénieux, il a aussi les qualités brillantes die Timagination , tda ocdorrs foéftm[m et des pensées ^fènèreases. CoDme les .avicbêalogueB:, (facile ià)setaipe4ilMioa,>0tdotté qwd* qa0fdis do idon «le 'vision-, ttBès^ocmranncu, «t^ éèa lois {tPès<-a(]ir«floaitir»; (décrivani ou roeootaBt comme trôalilé, isms «têniBiWffs en i^rortîr, ce qni n^est que- la «cvéa/ion de ison esprit. /M résulte «!« cette noûteHre ide son tédeat '^e ison œvvre e^ion «BMmdblage, Um^ tôt detdisBentalions «l^snfeifiaire, qm j maû oonme înteroalées^ toujours instructives , mais langues- et niantieuBeB ;, Éautnt de pa>gfes animées cMNnduBÏes; obakiamisemeBt^ Bt dont ialeotof» est pleine d'attcait. Il eiiTésuIte aussi «que but un tnès^^aiid mnnbiie de points ses travaux ont répandu des lumières dont les jurisconsultes Mit eu à iicer f^fifit pour la >coiuiaissance llisitori^e du
mMINftS i« AOME. >19
4iK>k roaiaiii, suftOHt à>par4fr du moiiicnii^oà rhMoire àete droit oomai^ce à AOirtiT de rineeptitude de ^se« préoMères origiDes. Mgiî««&ou8 n'en dirongipas autant 'de toot ce ifu'il a éerU touchant la constttikiidn de Roiae, la divisk^n «t la situation sociale des di- ? eFseb olasMft de k population à cette époque primitive où manquent lea >dbeiHttent8 et où rimagtnfettion .pest »e donner otfrrière. Ce tt'e»t qu'avec la plus grande réserve qu'on peut introduire dans T'hislokie du dvatt un^^wtatnetpartJes idées <par lui émises à cet égard; le fondëiée»t noue eA.partiit erroné, et nous cotisi- Gérons eoBHndd&Qgeieeux d'en l'aire 4)asser le sj^tème, formulé SUAS criti^file, dans des ouvrages élémentaires , où ne »e 'doivent ^plàeer ainei que des vérités reconnue». Pk*éoccupé des exemples fouj^nks t)ar la Société «du moyen âge, et surtout par celle des petits États ^'AUemagne'^a'il a sous les jiettx, Niebuhr, jusque dans la 4armliiologie )par lui 'adop^feée, en complet di^cord bvec le lam- ^gage des 'Romainst, die fait reffetquelqliefoisi, s'il m'est permis d'inkodui^e enaojetiiigrave une (ellecompairaisoa^ deoe peintre qui représente le sacrifice d'Abraham près de s'accomplir au moyen d'un fusil.
44. l»a i^clâiB^e bi»toriqere du droit ^lemande plus d'austérHé, plus ff'eïadtifude scrapu'Iense qtfe ciétle ifiêtne des fkits, et ne tolère {)a&, comme eelle-ci, les licences de l'imagination.. S'agissant da'droil romain» c'est dans les •doooments que nous ontlaissés les Aomains 6ttx->môn^s que notis en ^ebeEcherons autant que possible la conoaifisanee. Nous alloûis suivire»ce:pQi4ple dans sa marche fH*ogressive* iie droit public, -le droit sacré, le droit .privé et les sMeurs arrêteront tour à tour notre attention : — le droit pul)Iic, qm fotfoo la 'eonsliintion de TÉtat, qui détevmine le mode de Ibîi^e 1^8 lois, de rendre la juatice^ 'dernommer a^s emplois, de (faire«la.<pa>ix.ou la|[fterra; -^ — ledroU sacré, qui, lié intimement ebcaliâs Romains ^au droit polilique, dont il n'est *<|u'»netpartie, «égit leS'Oérémonies de la rdligloa, leur nécessité dan» la vie pli* rUiqne oU'privéQ, la nominatioa ou l'autorisé deerpOntifes; •"— le di^k l^rivé, qui -r^gle les intérêts des >partiouIieirs dBns les relations qu'ils ont entre eusi, seomme daofi ledra «mariages, dans lanrs contrats, dans leurs propriétés, dans leurs suceeS&ions; — enfin les mœurs, qui ont une infiuence si grande et sur le droit jpubliCy et sur le droit sacré, et sur le droit^privé.
Division de la population en patriciens et plébéiens, en patrons et clients , d'o£i les gentes patriciennes, le tout formant, dans son ensemble, le peuple romain, Populus Romands; — sa distribution en trois tribus et en trente curies; — assemblées de ces curies; — Sénat; — royauté : — telles sont les institutions politiques dont la tradition romaine attribuait Torigine à Tépoque de Romulus, et qui chez tous unanimement, historiens, poètes, hommes d*£tat ou jurisconsultes, passaient pour des créations de ce premier roi (1). De siècle en siècle, tout en se modifiant, tout en se transformant, Texistence ou les vestiges de ces institutions premières se sont maintenus, et la réalité n*en saurait être déniée ; mais quant aux détails d^origine et d'organisation en ces temps primitifs, il est impossible de s*y aventurer avec certitude : les documents dignes de confiance manquent véritablement. Ce qu*il y a dMndubitable, c'est que ces institutions n'ont été que des modalités de celles qui étaient en vigueur à la même époque chez les autres nations italiques, parmi lesquelles Rome alors se confondait.
2. Patriciens et Plébéiens (patres, patricii; plebs, plebeii. — Patrons et clients (patroni, clientes).— 'Gentes patriciennes. — Populus Romanus.
15. Les civilisations humaines n'ont point commencé parle savoir, par l'égalité, par la liberté : par l'âge d'or, comme dît la fiction des poètes. La marche de l'humanité est en sens inverse. La nature veut qu'en toutes choses ses commencements soient informes et grossiers : c'est un axiome posé par Vico, qu'on peut suivre en assurance comme vérité. Les sociétés ofii'ent, à lear berceau, l'ignorance, la servitude, l'inégalité. Tels sont les principes des nations antiques. Tel jetait le régime des peuples italiques au milieu desquels la cité romaine s'est formée : esclavage et aristocratie. Qu'on ne s'étonne donc pas d'y trouver dès l'origine la population divisée en classes de destinée bien diverse : — ane caste supérieure et dominante, ayant ses mariages, ses rites, son droit privilégié, avec le monopole des fonctions sacerdotales» politiques et judiciaires : les patriciens {patres, patricii) ; — une caste inférieure et dominée, ne pouvant s'allier à la précédente »
(1) Voir CiciBOJi lui-même , dans son traité sur la République, liir. 2, § 8.
PÂTaiGIENS, PLÉBÈIKN8, CLIENTS, 6EHTK8. 21
non admise à ses rîte^ ni à son droit, distribuée de famille en famille sous sa protection par le lien de la clientèle, et exclue des fonctions publiques : les plébéiens ou la plèbe (plebs, plebeii) ; ^enfin , une autre population qui ne fait partie de la cité à aucun degré, qui n'y a aucun droit, qui n'y vit que de la vie animale, et qui, pour le chef de famille, en tant qu'objet de propriété, est une cbose : les esclaves {servi, mancipia).
Qu'on cherche à expliquer cette classification des hommes par la variété d'origine de la population romaine, composée d'éléments distincts, par l'asile ouvert aux étrangers, aux esclaves fugitifs, par les coutumes d'alors sur la guerre et sur le sort fait aux habitants des villes et des territoires vaincus ou aux captifs, c'est un champ de conjectures depuis longtemps exploité. Au fond , il faut reconnaître que cet état social était celui de tous les peuples italiques entre lesquels Rome est parvenue à se distinguer et à s'élever. Toutes ces villes, tous ces petits États avaient leur caste supérieure dominante et leur plèbe. La clientèle, l'esclavage, l'affranchissement y étaient en usage et y formaient des modalités analogues dans la situation des habitants, a Les peuples qui sont autour de nous, dit Appius Claudius dans sa véhémente harangue contre les plébéiens, sont gouvernés par les grands, et chez aucun de ces peuples on ne voit qu'il soit concédé à la plèbe un droit égal à celui de la classe supérieure (1). »Censorinus, parlant des naissances miraculeuses d'hommes, rapporte cette croyance consignée aux livres des Étrusques , que dans un champ du territoire de Tarquinies, la charrue fit sortir d'un sillon un enfant, nommé Tagès, qui se mit à enseigner l'art des aruspices, enseignement que les lucumons, alors les puissants deTEtrurie, comme qui dirait plus tard les patriciens de Rome, recueillirent par écrit (2). Rome a donc suivi en cela la condition des autres cités italiques. Elle y a mis, dans le cours de son existence, sa couleur, son cachet particulier; et c'est par cette division du peuple romain qu'il faut ouvrir l'étude de son histoire et de son droit public ou
(1) Dbnys d'Halicarnasse, liv. 6, § 54.
(2) Gbnsorinus, s 4, in fine : « Nec non in agro Tarquiniensi puer dicifur exaratus, nomine Tages, qui discipiinam cecinerit eztispicii : quam lucumones, tum Etruriœ potentes , exscripserunt. « — Voir la même histoire dans Gicéron , De dmnatione, iiv. S, § 23, et dans Amuien Marcelun , liv. SI, § i>
22 mSTOlRQ. PUMIÈBiB ibKKÎOB; UE» lOlBi
privé. La caste des. patriciens^ d^une parti, et la plèbe de Vautre*: voilà deux éléipents. bien tranchée, quiiTont supgfret'lutèer l'uncontre Pautf;^.jusqu!à ce que le niveau*, dans, le»' ftiit^i, dwisle» lois et dans. les. moeurs^ ait à. peu près passé sar euX'.
16; Le Hen de la oljentèle est {^usM an nombre d^es ai^ien^eft* institutions italiqpes. L^bistoire même des Romaine^ qoae la montre chez les autres\ peuples de lilalie^; ainei nous voyon» A'tt^s Glausus, noble sabin, qui depuis fi^t' dans Rome Appius Clàudius, s'^nitiyant'de Régille et venajnl se réftigier à Rom» suivi d'une troupe nombreqsede clients (fTMi^iki clientium cemi^ tatus manu)i Denys- d'Halkarnttsse élève à cinq millo environ-, en* état de porter les ai'mes, le nombre des parents, amis ou clients qui le suivirent av^ec l^ur famille (l). Ainsi* encore à l'un des sièges de Vêtes, nous voyons les grandb^ de. toute rÉfrurie accourir avec leurs clients au secours de k ville (2). Une connaissance exacte et 'détaillée do cette inslitutîon, si nousla possédions, jetterait un grand' jour sur Fétat^sooial* de la popul^ion romaine, surlà^ composition des grandes mai$ons patricienne», ainsi que sur diBS points importants do droit publicetdb droit 'privè.
Ce lien et h. clientèle s' établit entre les patipiciens et les hommes qui se sont^ donnés à eux en qualité d^ clients : d^où une nouvelle distinction à faire dans* Pétat des personne», celle des patvooa (paironi) et des clients {olkntes).
Le document classique à- ce sujet'' est un passage* de- Denya d'Hal)carnasse'(8); Mous y w>yons.que de» devoirs et des drotfa réciproques, quoique diiRèrenta^ existaient entre les patron» elles client», -r- D(e la part de» palron», devoir» de protection- et' d)as»istaBce : répondt>e anx clients »ur le droit, dont' ili^ ^^t; ignorants; prendre so«Mi de ltenrs> intérêt» et) gestiop d^^-lèur» affaires, en lenr' présence comme en leur absence-; prendre en' main le» procès qu'il' serait* n&oessaire d'intenter ponr eux, ou les soutenir- d|ins> ceux- qui' seraieoit' contre «eux diriges. Tout ce que nous ditlà> Denys d'Halîcamasse ne se réfère qu*à la conr naissance du droit, à la pratique des affaires pécuniaires ou
(i) TlTB-LlVH, HVi dj^ §'16; DbNVS D*HALU3ARNilS8V, Uv« &, S>39i
(S) Denvs d'Haligarnasse , Ihr. &, § 5.
(3) Denvs d*Halicarnassb , lit. 2, §* 9 et suiv.
Utigiauâeftr, taites choses f uL de hoime beuiiâ ont. fait la.préocca- ]^tioa.dfi&Ib)uiaiafi;;Ie tableau su rjessenti de Lépoq^ ài laqiiaeUe DaBjs écrivait; il a beaoinid'ètce complété. soua d'autres; Bagportfl» — De la. pari de& cUeuts^. defvâir da. vûoix en^aide,, par coutcibulioai,, ajix patconsi, ^ur le^maiiag^. dâ, leurs fillea, pour les racbûtar eux. ou kuESr fils.da capli^vUié., gou& pertes de pcocès ou amender publiques- enconruas;, euGa poiin £cai& de magistrature « charges, et tontes autres dépen&es publi)ues«.Ce.sAnt là autant de davûicsda suicides. pécuniaires qaitgr&vfial.le.<clleiit au.pT'Ofit'.du pailiricien sou pairon. — De la part des uAa et desi autres, obligar tioiL de se.g^rd^r une foi rédproqiaa, à un tel poinbquMLne leur éisûi pennisiuLde se rendue laccusaieujr» nlda porter témoignage, nLde doimensoa suffrage, ni de. passer en dej^.rangf ennemis L'un contre d'autra. Geluixqui< se* rendrait coopabli8.de Dunde.ces actes serait passible de la loi contre les toaitras^ et., en. conséquence, voué aux. dieux*, {sacen esXo,]f. CeM là une preuve da la haute antiqiiiié.da. c^ie. institution: parmi le» populaiions italiques , car elle sa* nepActe.à. une. époqpe où existaient encore les* sacrifices humains, et oà le coupable était immola.,, dans Les fêtas religieuses,, à llauteLdu.dien à.qpi. il avait été voué. Denys d'Halir c&rjzasse.,. poufi lest temps dont il. parle,. nousr dit qpML. deivenait permis à.q^ q^:CB.£àt da la tuer impunément,^ ce. que. confirme Fastuftsous lB.mot.jac^r..
On, na:peui s 'empocher, dû reconnaître^ quoique, soua dea couf leursi bien, distinctes V una. grande analogje. entre ces rapports de palronagaatdadianiàLa^et ceux.q}j.i.s' établissaient,,, en.notra droit féodal,, entre la^seigneuc et.son.vassaUoniy. retroAivaimêma prasr que textuellement, pour ce qui regarde les subsides, deux de nos cas féodaux , le mariage de la fille ainée et le rachat de captivité.
La tradttix)n de cette fidèlîtéoblfgatbirc^eirtre te patron ef le client s*^est longtemps maintenue dans les maximes romaines, même ifisq^'aux âges dans lesq^ielslfe caractère primitif de Finsti;ttttion se. tronvaii presi|9a totaLemani^ efiacé. Vii;gjla aoumet, au saime sapplîoe^ dans smii en£rax, cekiiiqiiiifl(.£napq^é;.aûn' pèffa^^t ceitri' qixP & fôH frarad^ k son cMcnf:
PulsaUisve.parens,. eJt fraus. innexa cllenti (1) .
(i) Virgile, Mneid,, chant 6, vers 609.
Aula-Gelle, dans cette conversation dont il fait le récit, entre des vieillards et de nobles personnages de Rome , dissertant sur Tordre d'importance à établir, d*après les anciennes mœurs, entre les devoirs que nous imposent les liens de famille ou de société {officia)^ dit qu'on tomba facilement d'accord, qu'immédiatement après ceux envers les ascendants (parentes) viennent, au premier rang, les devoirs envers les pupilles dont on a la tutelle; au second rang ceux envers les clients, a qui sese itidem injidem patrociniumque nostrum dediderunt i> ; au troisième, ceux envers les hôtes, et ensuite ceux envers les cognais et les alliés. Des discours de M. Caton, du grand pontife C. César, et des écrits du jurisconsulte Massurius Sabinus lui viennent en appui. « On porte témoignage en faveur d'un client contre un cogniat, dit Caton; contre un client, nul ne le fera. Après le nom de père, le plus proche est celui de patron (1). »
Nous rejetons au nombre des illusions que s'est faites Niebubr, celle par laquelle il voit dans les clients un ordre de population tout à fait distinct des plébéiens, auquel il attribue une origine et une condition politique à part, tout cela pour aboutir à cette conclusion, assurément fort indifférente en soi, que les plébéiens , dans leur lutte contre le patriciat, n'ont pas été des clients révoltés, mais qu'ils ont été une partie de la population opprimée, se soulevant contre cette oppression. La clientèle, quelâ que fussent les avantages qu'elle pût offrir, était une sorte d'asservissement, une sujétion d'une classe inférieure à une caste supérieure; clients ou non clients étaient dominés par le patricien , de race privilégiée, absorbant en elle le gouvernement des choses divines et
(i) Aulu-Gelle , liv. 5 , ch. 13. — Paroles de Caton , par lui citées : \ Adversus cognatos pro cliente testaiur; testimonium ad versus clientem nemo dicit : patrem primum , postea patronum proximum nomen habere. > — De Massurius Sabinus : « In offîciis apud majores ita observalum est, primum tutelœ, deinde hospiti , deinde clienti , tum cognato , posfea aflîni. * — De G. César : c Yam neque hominum morte memoria deleri débet, quin a proximis retineatur; neqne clientes sine summa infamia deseri possunt : quibus etiam a propinquis nostris opem ferre instituimus. > — Le même Aulu-Gelle, liv. 20, ch. 1 , dans une discussion qu'il rapporte , sur la loi des Douze Tables : « Sic (Populus Romanus) clientem in fidem acceptum cariorem haberi quam propinquos, tuendumque esse contra cognatos censuit. >
PATRICIENS, PliBilENS, CLIENTS, GENTES. 25
humaines de TÉtat : il n*est pas besoin d*autres raisons pour expliquer et légitimer la latte. Tous les témoignages de l'antiquité nous font voir que les clients font partie de la classe inférieure. Il est même presque démontré qu'aux temps primitifs de Rome les plébéiens étaient tous distribués et attachés ainsi par les liens de la clientèle aux maisons patriciennes, s'ils ne Tétaient déjà par ceux de l'affranchissement. C'est ainsi que le raconte la tradition populaire, qui en fait honneur à Romulus; Cicéron le dit dans son traité de la République (1), et M. Manlius en sa harangue aux plébéiens contre les patriciens, les engageant à se compter et à compter leurs adversaires : u Autant de clients vous fûtes autrefois autour d'un seul patron, autant serez-vous maintenant contre un seul ennemi (2). »
Ce qu'il y a de vrai, c'est que par suite de l'accroissement incessant de la plèbe , à mesure que Rome étendait sa puissance et augmentait sa population, il arriva un temps où les plébéiens attachés par les liens de la clientèle aux maisons patriciennes ne formèrent plus qu'un petit nombre, comparés à la grande foule restée en dehors de cette clientèle ; c'est que les liens mêmes et les devoirs que leur imposaient la qualité de clients, la manière inconni^e, mais probable dont ils étaient enrôlés, en la première organisation des comices, dans la famille de leur patron, la défense de porter contre lui son suffrage ou de passer en des rangs ennemis sous la peine des traîtres , leur faisait dans les luttes de la plèbe contre les patriciens une situation telle qu'ils y figuraient comme appuis, comme force des patriciens, et quelquefois comme intermédiaires, comme intercesseurs entre les deux partis ; et que dans les délibérations des tribus plébéiennes, où ils se perdaient parmi le grand nombre, leur influence n'était plus la même que dans les autres systèmes d'assemblées. De tous les textes recueillis par Niebuhr à l'appui de sa manière de voir, il n'y en a pas un qui signifie autre chose que cela.
Mais au tableau que nous venons de tracer de la clientèle
(1) GicéRON, De republica, liv. 2, § 9 : « Et habuit (Romulus) plebem in clientelas principum descriptam; quod quantœ fuerit utilitati, post videro. >
(2) TiTE-LiVE , liv. 6 , § 18 : c Quot enim clientes circa singnlos fuistis palronos , tôt nunc adversus unum hostem eritis. «
26 BwroiEi. puaiiÈn iM0Ui. fiKMia.
d'après Bewjs d' HalicarnasM^ Uj manque des irails effaoéa piurf le tenfs^ qui> nens' vjdesaieBi à nous, repuésesteii plkiB pivcmaaé encore la ooncKtioiiJSocittledespopiilaAmis eo^ceft épaquea piimif tifesi Pour vetrouDttr qaeiquesf^una dn.oeBi tnaiis! pmdfiA.^ ii fsvâ les oherehes dans: l^éttub.* dÈ> ce qu'on Bonmaifc le». ^«filM patricienDes;
l:T. Ici enoore, malgvà Tappui tpit laioni pcèté d*a<itres; éonî^ i«ins, nous n'ajoutôQs: anaone foi au. syatèma que 8*eat'CâU à oe sujet' NjeiNihr. Moosc n'en, ajoatonsi pas: davaniage. au. ahiffre:da Wois eent&, auquel aumitèAfr fiié, sotmiTift lui^ daflui la offlislifttt* flou, le nombre des genPes patriciennes. Uae-^teUis'fixaiien;. quel^ q4ie ingénieveesque puassent psBaîti^ les oomlibiaisonsjde cfaifitttA dans lesquelles on la fait entrer, est inadmissible, en obosA^ausea Tapîftble quie lé nombre de ytnU^, dont- les unes s'étoîgoent , tandis que d'autves; surgissent à neiuraaiijy aioBiique le; ceoosBfiait Niebuhr luiwnéme^ auignè d^évé&ementsitoiiÉ kS^Si en: dahen de ces règles- de* symétrie. Hdgné b pedc de6< documenls. stffTi oc point, il nous* ea restei assea^ poiinnousi faiiie dfitl%^Kfiàâft^W:ohes les Romainsi une idée» de» jurisoonsiiUe', heamcoupi pi uss Bette ^ beaucoup plue simpli^, ei cpûtoffi-elaipnécimoai nèceesainspourtlfi sôglemeatfdes droit» qui s?yirattachaâeoé. €eiittne(neua»re.vieadnsHW longuemeat siur cettcdianission^ eaJrAÎianiide Ift suûoemoiii des gieniil9'(l)^ ihnoM8iauffiira'dfenjDésMB6K'leB!râattl!Mflu.
Lapromièlre (xmdi^ni poue Cofxnsr ane g&ÊS^ camaie^qeii èkt^ mi' ensemble^, iHie afgrégatfon< génèabigiquBv éteît:qnîen ncnour tantiversilaaajeux» ai^hanbquetoeiîîl, il'M sienitrouffàtiauanniqiii eutijâmaîà été en.uneeenrièudev en^uite)SiijétiUMi;q)ielûQnquei::c'eat la définition: dû piontiTe' Scseiiolà^ rapportée pan Cieéron;, qui naos l6>dit>teiéneUemeiiiti(âî). Or^ eniQeastoaapB primitiiii,.nûmseuleiBettt les patricûena sealt, ou va le iikMx;. sa tk30ttvaien.4f eniiina paneiite oenditioD ;:mafi8>ilne<p0uiiaît paeimôme^i^eninenila pcoiséùdf ajocana partie de la plèbe d'y aspirer. En. effet,, en oombinenilesiiiésiiltate db ces* deux i^ieilles.instilaitieaMidesr peuplas: italiques, d!un0:pari Tesclavage et Taffranchissement et d'autre part la clientèle; en se reportant à. Tépoque où, dans la glèbe, tout ce qui n'était pas
(^) ViiJffjaetr^tcQi«iè{a« vplumati^«^^t&d»^ûtre S> livre *àrÀ%%.J»Hif^' (2) « Quorum majorum nemo smmiv^oMii^mvkU i .(jCualaoK^ . ToJgiqu^&^, . Ii^f
affuancbi oo> desoei^daajfe i^affraMiii é(ftit' clieKl» on voM qiie^iNd dans cette plèbe origipaiM/ aoit'eii'Sa peroonoe, soit en eelle &eê. parents doBt'U^ ééaitné^ na se* IroiMrait; libre de • servitude» ot^ de SB^tîea quelconque.. liieapatrieîeii^fteiik avaient une lei|e origine, unpujr sanjfç seul» ils peuMî^t former, en 1» réunion des diflM^ renles. boanobes sorties de^ la» souohe coonmine ^t Kées entre elle» pMT les liens^ de» l'agna4ion, nneyens; senk i\V poivaiént être qualifiés, de jf€iM&; et cette^ qualification*, dans' ee» mot»' des langues modernes», ffentil^omm&j gentiluamo, genîilhombre, gentleman j est restée traiKttonnelieaient* jus^-eo^ nos jours aveeqoelîque cbese de son^^n^i^ue signification ouMiée.
Ce qu*n y- a de plus* ciaractériMique , ee dont' te souvenilr se perdit le* plu», pai)ceqoe le temps finit, dans la sooiélè nouvelle et jusque dana les 1(hs<, par en Mre disparaître k réaltlé^, c'est qu'à Tôpoqiije originaire doni nous parlons, entité oe» fenttÊ' patriciennee se 41stribuait<, comme dépendance, tout le reste de la> population.
Et| efieti, à< chaque^ geM' petrieienne- étaient rattachées', en* acoeasoîre, dac» autire» race»- subordonnées i--^ eelle- des clîentsdeapaldoiens' de> cette ^€fi»> avee*leur'desc€(ndance et h^descenr d«oce de leurs, afihmcbis. à enxrmémes; — celle dès^aiffranolHS d# C8S' patiieîeiis , avec leur > d^ocmdaiiee « et' ta dèseendftnoe -de laur» piiqpresi affranobie.
Les. client»' canme' les» al^anobis' prenaient pour- eux^ et» peur llBup descendance», avec une désinence partienliè^e) Ic'noip <le lai ^p«i»s^àlaquelie»ils«seii#taehaient)par unosorte de>.géBérall6n>civil»; eiile^ titre dis- patron, diminutifdë eelui de père, indiqoait'pour les ons' conqi&poai^ les .autre» cotte- sorte de géoération^etila' pais* sance qui en résultait. — Us étaient liés, par conséquent, eux et leur descendance, au culte et a^ux s^crificçs particuliers, de cette gens.($affra,gfîi(ilitiQ)' -^ Us avAiejat.pwu* gcAlik, ewi.et leur iesçfff^^mf^t Ifift,m^wWft dAic^tt^^^lti siMvs^Ues d^ésrrespeer
tifsi de ragntitionj de» uns^et de» aji'toess sans.^ pouvoir se* dire 'les gentils de personne, car, remontant toujours en définitive à^ un asservissement de client ou d'esclave, ils n'àvajént aucune géliéalpjj[iei,par eu;^7m4nie^, et i^e plaçaient,, cppiraedérisfe^ d^u*. la
a^^^î^ (i\ajitj;ttit f^,^}le^TV(m4m^y^ wtendw.diiia qui Jlo» a
pris d'abord à Rome pour.» patriciens? ii«ki(»irtiQfi. de» bowmes
tombés du ciel, mais seulement ceux qui pouvaient citer un père (patrem); rien autre quades ingénus (1). »
Ingénus, mot dont la signification légale s*est amoindrie depais à mesure que la composition sociale a changé elle-même, signifiait, en efiet, dans sa formation primitive : qui est né dans une gens, qui a une généalogie, qui peut remonter à des aïeux perpétuellement libres de tout asservissement. Encore, s*ils ne se disaient pas tombés eux-mêmes du ciel, les patriciens se disaientils quelquefois instruits par des êtres miraculeux qui en étaient tombés : témoins les lucumons de TÉtrurie, recueillant de la bouche du divin Tagès les secrets de Fart des aruspices (ci-dess., n* 15).
Cette notion de la gens se complète par un dernier trait : les droits de tutelle et d'hérédité légitimes sur la personne et sur la succession des clients ou de leur descendance, comme aussi sur celle des affranchis ou de leur descendance, droits qui, à défaut de tuteurs ou d'héritiers légitimes pris dans ces races elles-mêmes, revenaient en dernier ordre, en leur qualité Ae gentils, aux patriciens de la gens dont ces races subordonnées étaient une dépendance. Tous ceux qui se sont livrés à une étude sérieuse des antiquités romaines y ont puisé le sentiment de Texistence de ces droits de tutelle et d'hérédité à Tégard des clients et de leur descendance, et à l'égard de la descendance des affranchis, sans pouvoir en rencontrer nulle part l'expression dans les textes, parce que cette expression se trouvait contenue en entier et nettement formulée pour les Romains dans tout ce qui concernait la tutelle et la succession des gentils (2), Malgré la complication que l'enchevêtrement ou le croisement des divers groupes de famille y prodmsaient , ces degrés de gentilité étaient espacés et se pouvaient
(1) c Semper ista audita sunt eadem, pênes vos auspicia esse, vos solos gentem habere, vos solos justum împerium et auspicia domi militiœque.... En unquam fando audistis , patricios primo esse factos , non de cœlo dimissos , sed qui patrem ciere possent, id est, nihil ultra quam ingenuos. > (Harangue de Publius Decius Mus , dans Tite-Livb , liv. 10, § 8. — Nous donnerons bientôt le véritable sens de ces mots pettrem ciere passent), — c Patricios, Gincius ait in libro de Gomitiis , eos appellari solitos , qui nunc ingenui vocentur. « ( Aulu- Gelle , au mot Patricios. )
(3) On en voit quelque trace , à Fégard de la clientèle des étrangers, là où il ne peut plus être question de la succession des gentils , dans le Jus applicaiionts dont parle Cicérok, De oratore, liv. 1, ch. 9.
PATRICIENS, PLÉBilENS, CUENT8, GBNTES. 29
compter jaridiquement pour tous les individus, diaprés les degrés mêmes de Tagnation respective des uns et des autres.
18. Le client» dépendance, lui avec les siens, de la gens du patricien son patron, était un familier (/iifiti7tam) pour ce patron, c'est-à-dire compris dans sa famille^ ce mot defamilia étant pris en sa plus large acception, laquelle s'étendait aux biens, aux esclaves, aux affranchis, aux clients, comme aux autres personnes placées, à un titre ou à un autre, sous la puissance du chef. Quelques-uns de ces clients demeuraient dans la maison même du patron; d'autres recevaient de lui des lots à cultiver dans les terres dont les patriciens avaient la possession. Ces distributions de terre par les patriciens aux plébéiens leurs clients, apparaissent en plus d'un texte. Lydus, en son traité sur les magistratures de la république romaine (liv. 1, § 20), nous dit que les patriciens ont nommé les familiers leurs clients, du nom de clientes, par contraction de colientes, à cause du culte de respect et de dévouement qu'ils devaient en recevoir; ne serait-ce pas plutôt à cause de la culture de leurs possessions , et le mot de clientes ne correspondrait-il pas, dans son principe, à celui de colons?
19. Les ëlymologistes romains ont varié dans les origines qu'ib ont cherchées aux mots Ae patres, patricii, donnés aux sénateurs et aux membres de la classe supérieure et dominante. Les patres auraient été les sénateurs, et les patricii leurs descendants. Le nom de patres aurait été donné aux sénateurs soit à raison de leur âge, soit à cause de leur sollicitude paternelle, soit parce que le sénat était chargé de distribuer des terres aux plébéiens comme des pères à leurs enfants (l), et celui de patricii à ceux qui pouvaient désigner leur père,- c'est-à-dire qui étaient d'origine perpétuellement libre et ingénue (2). La vérité est que le mot pater emporte
(i) CicéRON, De republica, liv. 2, S 8: «In regium consiliuin (Romulus) delegerat prîacipes , qui appellati sunt propter caritatem Patres. > — Et g 12 : « Quibas ipse rex tantum tribuisset, ut eos patres vellet nominari, patriciosque eoram liberos. » — Salluste, Catilina, § 6 : c Hi vel state, vel curœ sîmilitadioe , Patres appellabantur. > — Festus , au mot Paires : c Patres appeliantur, ex quibus senatus constat , quos initie urbia conditœ Romulus G. delegit , et sic appellavit, quorum consilio atque prudentia respublica administraretur alque gubemaretur; quique agrorum partes adtribuerent tenuioribus perinde ac liberîs, ac pecunias dividerent. i
(2) Voir ci-dessus, page 28, note 1.
30 flISTOia&v raBiflÈRB éPCiiQDE. U» HO».
«ssenlielleiiieiU dans lalai^guefde» mœurs et «daiis <^dUe da dp€»t»,
suivant le caraetèredes ép0<)ues primitives, Tidéede paUssmee, et
ohez les Romains des anciens 'temlps^lè 4'uAie pwssaooe pnsâque
absolue. Aiosi Ire €haf 'de ferraille <s*ap|)^Ue-t-«l oiiez les ACnbaîns
^ater famUiaSy (\\x"\\ ait^u ^u'U n'ait jMiJb dWfeiits*, -iB^ié ou
Aon marié, fût-il lai-«aéfme bu befceau^ ««fiHiHH^ ne secenpo-
sAt-elle fue de biens., que d'esclaves» d'affranchis a* de^oliéirts.
Amsirpoure^rioier q^ue la •femme était passée «en la^pnhroilKe^du
'mari, les ^Romains disaieni4k qu'elle était loeoJiUœt, ^et la fiat^
.eaieat-ils dans la:famiHe>eii ]a même situation qu'ime fiUet; likisi
f our aaractén£ier la.pttissadfioe «uf^^s iEiffrailioiiis ei'Sfir lesdlieRàs,
/moins éneifgique que eelle sut* les 0nfaferîset sur lies *êsola?vds, des
Hottaios <avaien4-ils fait usi dHnînutîf du knol psUet, tceluî (de
patro$iu&. Les noms de patres, patricii, donnés à la eksse VÊpè--
rleureiiil'é^oqae originaire oticcïlte alasse^ soît ,pàr les liens de
l'affiranclHssement) soit piur cebx de la clientèle, tienait softa sa
^puiss£moe toute la plèbe,, a''oi>t ^as été puîséft à «d'aÉffre smiroe
qu'à celle de<;otte jHÛssance. Ce n'est ^»y en ces «ieilE teiifb,
l'idée de tendresse, <;'est l'idée de (puissaikice qu'>ifU expriment.
ElcM?us a été/biea plus dans la vèpité lorsqu'il a diti, eiki tpahlaiit du
^éaat : a^ Êx amciofitate ,P€Ures^ » et Fesias jf eUtwA & fait lon-
qu'il jpreiid dans Verrias l'e&plicatioa auivadte : «tU est mainfeMe
^^e les patricfena <mt «été appelés patr&iès par Jee bacieiis, paroe
'Qu'ila étaient, d'après iacoul»me^ leà ttiaithes^ de kops ^îcaès,
^omme les jpères le isoat <de kftH^ ^tifanls (I )• n iac «onil de patres
^a^té'lepltts aAOièa, oeUi de^MiricHea 'est dévivé et cta a été
%j;Aoqf4»e,, bien qu'il s'oit possible ^ signaler enlre «uât ^aelqae
.HUanGe4élieate% Le^^paU^es oui éi&isé» ebefe de fatniUe4elael«s6e
>si;ipéi?ieur<e, tenant distribuée «n «leur pu4«sanoe 4o>ilte la flèbe; tes
pBtr4eH tous les membres de cett€ elas^, chefe ou fits de famille.
La qd^McTtftcm de paîr^ n'a -paî commefncè par les sénateurs,
elle ne leur a pas appartenu lexclusivemeAt , A les ^/rim n'ont
yas été seulement les descendants des «énateur8;.£ar^e a'est^s
^tséoat «pa'iBst fiée kt classe «sapérit)uise«t dCHDfiMiaii4e, ^miaîs c'jéttwt,
**" '' ' I» — t.Éllil ■■ —fc.fc.-i. ^..É— .. -.à..... ....... A............ ^t.A^^t.f^ ^...f^...È. M A I .^^^
{i,} FbOAUs^ liv». 1., J i : 4 Cofisilimn sëiipiiUiciB j^eoes ijoné^ 'sneit, ^i ex lauctoriUUe Putr^s,. ob aeMbem SemUas wkwbuàtar^,* — l<*ii9Hfs., «a iril»t Patronus : c Patronus ab antiquis cur dictus sii^ inàttifèëluÉft>: qui» utipaA^ès filiorum , sic hi numerari ioter dominos cli^nUira eonsoevepiiiitk i
PLTfiQMnns, anisiiEvs, bbbnts, «biives. 9i
en *M%i8 inoerse , éàim in «oktsMe safiéviieare iat >floitihM»te «fM «è fidroiHit, «mtinili» ies^vQlesîiMèfues, iletsénat. Pttfres eipl^,
Vous 9om«iiiBs nittinl0iuuit>eft état, >^'toiitiae«q«l précède., de cotnpnsndve sdMe BitiHqw défiaètHiii des patriciei» : n^mpainem triertB pOKmit, id*ali tnhd^nitna quam ingénues, y» Le tvnai «en» mMUi}De était c«liH»ici : a Ceux qvi patpvent cii(«rip(Mirle«r'<Mrigiti« tin jMMr^ aemi xpak sont ixéB^danft one yetm {l)^ • iBt 4a «ônlre^ fttTtîie «e ralNnxitite dons 3a dàfinitrov rde >Ia plèibe telle Mfmt la rapportait icncerede f«riBQ9iunihe'Ca|nton c « M^fti^ 4h çtitf gemies civium patriciœ non insuntn ; foelte pattîe>Aii peuple ddns>}ait|aelle De sont pas comprises les gentes patriciennes (2). 11 devient évident que Pablius Decitis Iftts, èstn^ kt 'manière •dent il présentait la vi^illfi défiuition des patriciens^ jouait sur les mots et sur Taltécaiioji que la valeur en a;vait déjà subie de son temps ; mais il se rapprocbaét jusqu'à un certain poini de Taoïcieiine signification lêj^squ'il s'écriait ensuite : ^ Déjà je puis citer un consul pour j>àre4 déjà mon fils ,paurra le citer .pour aïeulJ »
20. ikfin, pas davant^ige U ne faut accepter TqpiBion de Ifiiebubr,, ^nivant en cela «les iraccs de Vico^ que les plébéiens^ àaïïk& rorigiae, n'auraient pas fait ipartie du peuple romain. Dés les priBoiier^ temps., comme toujoturs, le Populus RoMiisiiis est rjens^nble dec patiriciens et des plébéiens. Telles sont les défini^ iÂMâ qu'en <»Bt données ^à 4outes les époques les jurisconsultes «t les .écrivains romains. Les passages nomlioeux invoqués par Kiobubr ,^tom^ JI^ p., 1163 et âuiv. Âe ia tracUicL), dans lesquels le& deux mots populos plebsque ramaaa &e 4)résentent réunis^ ja'-autoFisent -pas plus la conclusion qu'il croit pouvoir en tirei;, ^'on ne isenait «autorisé à -conclune de ^^ette Xormule consacrée,^ .SENAïus POPULiiSQUfi.JiOAiAiims., que les membres ^u sénat n'étaient .pas compris 4lans le peuple. La même tournuire de Jax^gage se
(1) Nùus ne tTadiiisnns jias, comme on le fait ordinairement^ « ceux qui peuvent indiquer leur père > , ce qui serait ridikuile u ptUer a ici ie seas du •«MHZ •droit «rottaiBi, , «B flbfl&
1(9^ AvtB-4àtbiM, ifm. âa^.dk. ^0 : «iPiabieiiii «tftên Q»p«to..ia teadem àe6ai- )g€«iB«ki«atpoipol»'âiwuiv: 'quonkaa >iaqpoytA»'#ÉiiwB'fi<lf> «ivilatifi «mae»fejm -ordiiMs coittiocaiitue(. |pWbefl vâM oa idkitnr in f(E[iiia gantes dvi«tti naniasunt. »
retrouve avec le double pléonasme à une époque où, certes, aucun doute ne saurait être soulevé, dans la suscription d'une lettre de Lepidus, au recueil des lettres familières de Cicéron (liv. 10, épitre 35) : » lepidus, imperator iterum, pontifex maximus, salu-
TEM DICIT SENATUI, POPULO, PLERIQUE ROMANiE. » Et C*est tOUJOUfS
la trace du même pléonasme qui s'aperçoit dans ces deux énon* ciations bien significatives de Festus, qui, dans le manuscrit de Farnèse, sont à la suite Tune de l'autre et se complètent mutuellement : — a Populi commune est in legibus ferendis cum plèbe suffragium. — Patrum commune cum populo sufi*ragium : quibus sufiragantibus fit populiscitum. s (1).