Etéipents «origifiaîres du •éroit léi^ pritë
31^ Cest à Rnjnulus lui-même que Thistoire et les jurisc^nsnltes jomains aussi aitrihuent la publication de lois positives iSurXa puissance maritale et sur la puissance paternelle, c'<estnà<-dire aur la composition de la iamiUe romaine (1). Sans recomrir à desloiis écrites restées incamiues, fabuleuses penU^re «comme Tëpoque à laquelle elles &e rattachent, n^e trouvonS'iM^uspassttffisamsneAtJea éléments ^prioaitifs du droit privé quiritair^ dans la vi^ jfoerriére^ dans les mœurs rudes de ces temps, et en particuUer de la cité romaine (2)? La famille, comme TÉtat, dans Thumanité, a commencé par la servitude. Les Romains étaient les Quintes ^ les hommes à la lance. Par la lance, ils acquièrent leur territoire, leur avoir, leurs compagnons, même leurs femmes, selonleur épopée nationale. Aussi la lance devint-elle chez^ux le symbole de la propriété, et passa-t-elle jusque daii5 leur procédure judiciaire. Leurs esclaves étaient un butin, leurs femmes étaient un butin, les enfants qui en étaient issus étaient une provenance deleur chose ;
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(i) Dents d'Hawc., lir.a, 55*26 et'î7. — ^Hkeste , 1, % De origine Jtgrîs,^^ 5 t , frajniciit de PovPdinus : c f psum Q«ffHikiin tradiliir populnm io triginta partes êvdmËwe , qaas psrh» ^mrtag «ppéllarit : propterra ^o4 time rcSptMcv ouram per «efl^enftani ^niKifiiii «amn expeâiélMt ; tH ita teges -qHasdam et 4p9« miriaias bA poptiUim *tiifit. « — Oh éàt eemne \tA de Remiias «ette lei #e^f« dont parle Papinien en ces lermes -: «t)iiaiii pcrtri iex Regîa dedertt jn filhim «tf« necisque potestatem. i (Collatio legum Mofatcarum tî 'Rûtnanarum, €k. 4, 5/8.)
(%) Ainsi Je dit Ulpien-: < Nam qoum jos potettafis inoribas'^Teeeptiim. » DiG., 1, 6, Dtf his qui sut, etc., 8. f. U!p.
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c'était ainsi tpate s'alliait, dans leur esprit^ «vec les icaditioiiB ipo» palaices sur leurs premières origines, la règle que le chef de famille, paieifamilms^ avait sur ses eselaiws, sur sa femne, sar ses eubnÉB, non pas «ne pHÎssaoïce ordinaire, mais un dioit de pvopnété pleine *et «entière; droit de vie «i lie miori sar ses eselavos; droit de .oondamnation sur sa lemnfee jet ses enfiEuits ; ilroit 4e vettène-ees idemiers, ée les «spoeer, surtout iors^'^ étaient dijfibpoMS. La vérité historique, c^est que cette propriété, oette^eaposilion éea enfants étaient alors dans les ceutumes tde presque tons les peuples de ces •contrées, «kicni amec tonte Ténergfie qu'elles Aoqairent chez les Romains, du nom *en principe.
«fiiequelfae faible importance tque nous paraissent ces inslitntions à deur origine, elles ibrnient «ependamt la base fondamentale dn droit ^pditi^ne comme ^du droit «ivil privé des Romains, ot nous en ^trouverons bitoujonrs la trace imprimée sur toute la législation. Mais ee ne sont encore ieiqne de8>^rmes<qui commenoent à poindre. Attribuera ^de tels germes, dès cette époque, ledéveloppemient avec lequel ils apparaissent ^plus tard, ce s^ait commettre >un anac^ixMRsme.
88. <(An M.) ii9L tradition bérekpie des Aomains, après «voir raconlé h disparition "de Romiilus «emporté au «tel, au ramg des léieux, et après une année d'^interrègne , pendant laquelle certains séni^ears auraient exencé'tour à leur le ponvoû* chacm peoéant cinq jours , raconte que 'le peuple, assemUé par curies , appela snr^ èrone un Sabin, Nama Pompilins. fiile représente ce rot anaai pacifique «qne son prédécesseur await été guerrier, s'ap^ pliquant à adoucir les coutumes sauvages des Romains , favonsaift fat oultose des diaraps, et -développaiyt les preniièvesi^èj^es du «droit sacré-; esFr e*est à lui qu'elle attribue la pluparrt les întfMutions relijgfieuses de Rome.
S. Institutions religîeases {sacra puhlica, sacra pnv(âd).
âd. Jk est pJtts iflapartant ^u'oQ ne le pense peutn<êti?^d!ax:<aminer dès sa 'naissance le caractère ^e éprend la religien «dans un État f[m se formre. A IRome elle se lia inftmemeirt tiu droit politique et au gouvernement des affaires de l'Étal.
Les dieux indignes des peuples itali<|ues se mêlèrent aux divinités grecques et en prirent souvent le nom. L'usaige Aas
sacrifices humains, répandu chez ces peuples, existait encore aux premiers âges de Rome, même jusqu'après l'expulsion des rois, et a laissé pour longtemps dans leurs lois des termes consacrés : sacer esto (ci-dess., n® 16). On sait à Taide de quels jeux de mots, deux fois répétés, les traditions attribuaient à Hercule, dans les temps fabuleux, et au consul Junins Brutus, au temps de la République romaine, d'en avoir dissuadé les peuples ou d'en avoir ordonné la cessation. Hercule, qui engage les nations italiques à offrir à Saturne des flambeaux allumés et non des victimes humaines, parce que le mot cpôîTa de l'Oracle signifie à la fois des hommes ou des flambeaux; Junius Brutus, qui fait cesser les sacrifices d'enfants immolés encore de son temps aux dieux Lares et à Mania, durant les fêtes compitales, et ordonne d'ofirir, en place de ces enfants, des têtes d'ail ou de pavot, parce que l'Oracle avait dit : tt Intercédez pour les têtes avec des têtes (1). « Et, néanmoins, quelques sacrifices humains, pour conjurer des calamités publiques, sont encore consignés plus d'une fois dans l'histoire romaine jusqu'en des temps bien postérieurs (Tite-Live, liv. 22, § 57).
Ce fut surtout des Etrusques que les Romains reçurent leur science et la plupart de leurs pratiques religieuses. On sait que les Etrusques avaient des rituels, probablement ceux que les Lucumons prétendaient avoir écrits sous les enseignements du miraculeux Tagès, et on peut voir, par l'énumération qu'en donne Festus, accommodée aux institutions romaines, tout ce qu'ils contenaient de relatif au droit public (2). Le jurisconsulte Labéon en avait fait un commentaire en quinze volumes, qui se sont perdus.
Les fonctions sacerdotales, chez les Romains de même que chez les Etrusques et chez les autres nations italiques, furent considérées
(1) Macrobe, Saturnales, ch. 7 : • Ut pro capitibus, capitibas supplicaretnr. • — Du jeu de mots attribué à Hercule, et des offrandes faites à Saturne en place des sacrifices humains , vint la coutume de s'envoyer, an temps des Saturnales , des flambeaux de cire. On voit que les présents de bougie, pratiqués, chez nous , avant la Révolution, en quelques compagnies, viennent de loin.
(2) Festus , au mot Rituales : c Rituales nominantur Ëtruscorum libri , in quibus prœscriptum est, quo ritu condantur urbes, arœ, œdes sacrentur, qna sanctitate mûri, quo jure ports, quomodo tribus, curiœ, centuri» distribuantur, exercitus constituaatur, ordinentur, cœteraque ejus modi ad beUum ac pacen» pertinentia. «