‹ Explication historique des Instituts de l'empereur Justinien (volume 3)Chapitre 19 sur 286 · INSTITUTIONS RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS RELIGIEUSES

pour la plupart comme des charges civiles, privilège de la caste patricienne. Elles ne séparèrent point de la société celui qui en fut revêtu : il resta semblable aux autres citoyens, capable de se marier, pouvant aspirer en général aux autres dignités, et soumis du reste à presque toutes les obligations publiques. Les prêtres formèrent des collèges dontle roi fut le premier magistrat. Aucune entreprise importante n'eût été faite sans immoler des victimes aux dieux et sans consulter les augures ; et souvent la validité d'un acte public, son maintien ou sa cassation, dépendirent des décisions sacerdotales. Cette magistrature des augures, dont nous aurons à suivre le développement , consistait à présager le résultat de Tentreprise sur Taspect du ciel, sur Tobservation des entrailles des victimes, sur le vol, le chant ou Tappétit des oiseaux. Divers peuples italiques étaient renommés en quelqu'une de ces sortes de divination , et les Romains en avaient tiré d'eux la pratique ; les Ombriens Tétaient pour les présages par les oiseaux ; les Étrusques , surtout , pour leurs études sur les fulgurations, sur les phénomènes ou les prodiges célestes ; le sénat romain en vint à décréter que six enfants des premières familles patriciennes seraient confiés à chacun des divers peuples de TEtrurie pour y être instruits en cet art (1).

Les sacrifices et les rites à accomplir au nom et aux frais de la cité {sacra publica) formaient un ensemble religieusement réglé, suivant chaque occasion, chaque dieu, chaque temps (2).

40. Ce ne fut pas seulement dans les afiaires publiques que la religion intervint, ce fut encore dans les afiaires privées. Tous les actes importants des Romains prirent un caractère religieux. Ce fut là que les citoyens puisèrent cette foi inviolable du serment, ce respect des choses sacrées, la vénération des tombeaux, le culte de leurs lares et de leurs dieux domestiques : culte qui , avec l'obligation aux sacrifices qu'il entraînait (sacra privata)^ se transmettait dans les familles comme une partie de l'hérédité,

(i) Gic^RON, De dwinatione, liv. 1, g 41.

(2) Fbstvs, au mot Publica: s Pablica sacra, quœ publico sumptu, pro

populo fiunt, quœqoe pro montibus, pagis, curiis, saceilis; ai privafa, quœ

pro singuHs hominibus , familiis , gentibus fiunt. « — Et au mot Popuiaria :

• Popuiaria sacra sunt, ut ait Labeo, qo» omnes cives faciunt, nec certis fami-

Jiis adtributa sunt : Fomacalia, Parilîa, Laralia, Força prœcidania. »

46 HisTOiAB. pioauàaft âpoque. les rois.

et qiuk dJevaii restes éternel ; « Rihisf€mnli4tff0trumfite'9ervani9 / saara prwaia perpeiuù manentù^ » dit GicéroD dtns um traité

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