RÉSUMÉ. MOECBS ET COUTUMES
dans Tordre de la cité, peuvent, dans la famille, être asservis au chef, soumis à une sorte de propriété, assimilés à un esclave, soit qu'il s'agisse d'enfants ou d'autres personnes dépendantes, vendus ou abandonnés per œs et lihram par leur chef; soit qu'il s'agisse de débiteurs qui , faute de payer leur créancier, lui ont été attribués par déclaration du magistrat (addicii), ou qui se sont eux-mêmes livrés et asservis à lui par la solennité per as et libram, afin de se libérer de leur dette par un temps de servitude {nexi).
5* L'affranchissement, qui, faisant passer une personne de Tétat de chose à l'état d'homme libre, sans rompre cependant tous les liens et tous les devoirs qui l'attachaient à son ancien maître, donne au milieu de Rome une classe particulière de citoyens, conservant encore pendant plusieurs générations l'empreinte de leur ancien esclavage. On ne sait comment s'opérait l'afiranchissement avant l'institution du cens ; depuis cette époque, c'est par l'inscription sur le tableau des citoyens que l'esclave devient affranchi et acquiert les droits de cité. Denys d'Halicarnasse attribue à Servius l'admission des affranchis aux droits de cité, et leur inscription dans les tribus urbaines (1).
6"* La clientèle, sujétion à là fois politique et privée, qui distribue et attache la plèbe sous la domination de la race supérieure, qui fait des familles plébéiennes un accessoire, une dépendance des gentes patriciennes. Le client et sa descendance entrent dans la gens du patron; ils prennent, avec une désinence qui y indique leur situation, le nom de cette gens; ils s'assujetlissent à son culte privé [sacra gentilitia); leur succession revient à cette gens à défaut d'héritiers dans leur propre famille. Des obligations personnelles lient les uns aux autres les patrons et les clients, et la religion et les mœurs revêtaient ces devoirs d'un caractère tellement sacré, que celui qui les avait violés était, aux temps des sacrifices humains, dévoué et immolé à quelque dieu un jour de fête religieuse (sacer esto).
Les patriciens seuls avaient des clients, et tous les plébéiens étaient, dans le principe, rattachés par cette sorte de sujétion à une^^n^ aristocratique; mais avec le temps, la nouvelle plèbe,
(i) Dbnys d'Haligarnassb, iiv. 4, § 26.
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sans cess» accrire; et libre de pareils Hens, engknitif? ces prenriera germes dè'la population romaine. Les pentes de première race; lemrsr dépendances' plébéiennes infèrreares , noyav primlâf du peuple rDmaiiï, di^pafraissaient , et' avec elfes» la' véritaWedien* tèle, qui finit arnsi par s>'éteindte, et qui transformée, corrompue dans la suritei parla civilisation, etdevenne'nniquement un instni^ ment de crédit; dé brigue ou- de dllapidiBitfo», ne resta mèm plus ex-actftment' en souvenir:
92. Si de Texamen des personnes on passe à quelques* c^ilset^ vations surles'bi«n», il laul remarquer' dès^ cette époque Yager romttnus> : le* champ, le sol»; le territoire romain, le' champ dii droit quiniaire; lé seul qui soit snseepti^ble de l^applicali^n àe eedroît; dë^BBètee que les cilioyens de^Rlom^'soiylf'Iés seertdà en jouir: Les dvvers^'rors'de Rûme, Romtrlès*, Alrcus, l^rqwiir rAhcieff, Sterti'us' TuUi^s, sont présentés piar lés Uistéwens comm« traçant , étendant* soccessfvement reoceintè de cet etgtr rommiufi, lé' divisant entre les 'ci^l^yens • soft ewnire' dïstfitutiofir politilqne par' curies', soit par' tète' (t^trfrim) (1). A^ là dernière étendtremarqnée par Servies- TeHfru«', le cbamp qttiri taire s-àf^ réte (2). En vain'Rônve', d^' conquête en congèle, en^ahWa le mondé' et neculeva les limites de* sa' éôvninatlot)); Yayer^YoMarm$ restera tel' îqo''*I viewld^ être fixé. Ce nesera'plns'queikvenf et.avantsLge, à demandi^r^oo àJ arracher à'ia ville souveraine; q«ré d'bbtenrr'peur''d^apu#es' territoires' h' paHicipaithsin'att drott'qniriû taire à finstar de'ce* ebamp<^0t<lalÉaMlilloii<^ se' perpétuant <à^ttti^ vers-lés superpeisitions àë ra<ees, de civilisations' et' dié»'Id»gctgesv mentt^e encere< aupurd'troi au' veyageurnioderne'ce (|a>e'r6rtM fént'dè' peaplÀ eontinwe^àr nommer de' son ' aift^^' nom 'Pm;^ romano {9) .
llfant'remarqQepencOTev en lè'dhtiliigm précédât ; V-agef pwHHicm; c'est^à-éirela propriété territoriale' de TÉtat,' Itt^ptfftié
Mte^ft^MMrtaA^iAA^^MbMi^*iMi^«^^^^k^kd^^Ad^^MJifr«fc^^*^i^É^*rfft^^>J^A«i^«k*'aidM
(1) Denys D*HALiCAR\ASsiv^^%mli; ]i«î;3^ gil9-^C!knéÉdft, m^répàbllkêti
(2), Denks d'Halicarnasse ^ liv. 4, |,il3*>
(3).ViiRR0N, De lingualatina, Hv. 5, § 33, nocrs dit combieaon distinguait, par rapport à là science auguraFe, dé sortes Viager : • tTt'nostri augures puBlici disserunt, agrorum sont gênera qninqae, Bomanus, Gabinus, Perôgrinus, Hosticus, Incertus , ... s etc., et il en^ntte^FeiEplicaiittCK)