Tribuns militaires {tribuni militum
151. 11 manquait aux plébéiens un des droits publics les plus importants : la capacité d'aspirer aux dignités de la république. Ils demandèrent Taccès au consulat. Ce ne fut point sans résistance qu'ils l'obtinrent; mais déjà eux et leurs tribuns étaient redoutables : on craignait leurs séditions, on céda. Ici, qu'on
(1) TiTE-LiVE , liv. 3 , § 55 : < Omnium primum , quum veluti in controverso jure esset, tenerenturne patres plebiscitis, legem centuriatis comiciis tulere,
< Ut , quod tributim plèbes jussisset , populum teneret. i
(2) Florus (liv. If § 25) semble rattacher à ce plébiscite la troisième sédition des plébéiens et leur retraite sur le mont Janicule. Après avoir parlé de la première sur le mont Sacré , de la seconde sur le mont Aventin, il ajoute : < Terf tiam seditionem excitavit matrimoniorum dignitas, ut plebei cum patriciis f jungerentur : qui tumultus in monte Janiculo , duce Ganuleîo tribuno plebis, 1 exarsit. »
Bien que la prohibition des mariages entre patriciens et plébéiens ait amené des troubles et des dissensions, il ne faut pas cependant attribuer à cette cause cette retraite des plébéiens. Les auteurs qui parlent de la loi Ganuleia (tels que Gic^RON, De rep,, liv. 2, S 37) n'en parlent point avec ces circonstances, et Pline (Natur, hist,, liv. 16, % 10) présente la sédition comme ayant eu lien plus tard, en 465. < Q. Hortensius dictator, cum plebs secessisset in Janiculanii » legem in Ësculeto tulit, ut quod ea jussisset, omnes Quirites teneret. »