‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 116 sur 139 · THOMAS A K.EMPIS · texte numérisé non relu

THOMAS A K.EMPIS

Thomas à Kempis, que l'on a longtemps regardé et que de graves auteurs regardent comme l'auteur de Y Imitation, avait une dévotion singulière à la salufation angélique; il la récitait souvent, et toujours avec les transports de la piété la plus vive; et voici comment il avait paraphasé cette belle prière :

« Je m'approcherai de vous, ô Marie ! avec respect, avec dévotion et avec une humble confiance, lorsqu'il s'agira de vous offrir la salutation de l'ange. Je vous l'offre donc, la tèle courbée par respect pour votre personne sacrée, les bras étendus par un tendre sentiment de dévotion, et je désire que tous les

esprits célestes puissent la répéter pour moi cent mille fois, et plus souvent encore. Je ne connais rien de plus glorieux pour vous, ni de plus consolant pour nous. Que ceux qui aiment votre saint nom écoutent et se rendent attentifs. Les ciéux se réjouissent et toute la terre doit être saisie d'étonnement, quand je dis : Je vous salue, Marie. Le démon s'enfuit, la terre tremble, quand je répète : Je vous salue, Marie. La tristesse disparaît, et une joie toute nouvelle remplit mon âme, quand je dis : Je vous salue, Marie. Mon amour languissant se ranime et mon âme tout entière se renouvelle, quand je répèle : Je vous salue, Marie. Ma dévotion augmente, la componction s'excite en moi, mon espérance se fortifie, je sens de nouvelles consolations, en disant : Je vous salue, Marie. Telle est la douceur de cette salutation, qu'il n'y a point de termes capables de l'exprimer; elle est trop profondément gravée dans mon cœur pour que les paroles puissent la manifester au dehors. Je me prosterne donc de nouveau devant vous, ô la plus sainte des Vierges! pour vous dire : Je vous salue, Marie, pleine de grâce. Qui me donnera de satisfaire le désir que j'ai de vous honorer de toutes les puissantes de mon âme? Puissent tous Les membres de mon corps se changer en langues, pour vous saluer en mille manières différentes; puissent toutes mes paroles être des paroles de feu, pour vous glorifier sans cesse, ô sainte mère de Dieu! Prosterné en votre présence, pénétré d'une sincère dévotion de cœur, et tout rempli des délices ineffables de votre saint nom, je vous présente la joie que vous causa la salutation qui vous fut adressée par l'archange Gabriel. Puissé-je répéter avec une bouche aussi pure que l'or et avec une affection brûlante : Je vous salue, Marie, pleine de grâce. »

Quels admirables sentiments ! oh ! que de grâces nous obtiendrions par l'intercession de notre divine mère, si nous étions fidèles à réciter tous les jours cette belle prière avec un cœur aussi rempli de dévotion, de confiance et d'amour.

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