DE LA COMMUNION DANS L'ÉGLISE GRECQUE
L'Église grecque retient encoie aujourd'hui une cérémonie très- propre à inspirer le respect dont on doit être pénétré pour la sainteté de nos mystères, et dont les anciens Pères font souvent mention. Le diacre, tourné vers le peuple, l'avertit de se disposer à la communion, en disant à haute voix : Sancta sa?ictis : « Les choses saintes sont pour les saints; » à quoi le peuple répond : TJnus sanctus, unus Dominus Jésus Christus : « il n'y a qu'un saint, il n'y a qu'un Seigneur, qui est Jésus-Christ. »
MARIErTBÉRÈSE G. DE L.
Une jeune personne nommée Marie-Thérèse G. de L., pensionnaire chez les religieuses de Notre-Dame, à Paris, se montra, dans ses premières années, très-portée à la vivacité et à la paresse. Un changement remarquable s'opéra en elle à l'époque lie sa première communion; elle avait une si grande crainte de )ie pas y apporter d'assez saintes dispositions, qu'aucun effort lie lui coûta et qu'il fallut bien plutôt modérer qu'exciter sa ierveur. La délicatesse en quelque sorte excessive de sa conscience lui exagérait les plus légers oublis de ses devoirs, et ses maîtresses étaient souvent obligées de la rassurer sur de prétendues fautes qui eussent échappé aux yeux les plus clairvoyants. Chaque soir, celles de ses compagnes qui, comme elle, se préparaient à cette grande action, se rendaient mutuellement compte de leurs manquements journaliers. Marie-Thérèse se trouvait toujours la plus coupable, bien que les autres n en jugeassent pas de même. Avec un cœur si pur, il est far île de voir quelle abondance de grâces elle retira de sa première communion et de la confirmation qui la suivit (1).