‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 41 sur 139 · COMMANDEMENTS DE DIEU · texte numérisé non relu

COMMANDEMENTS DE DIEU

Premier commandement. Il nous oblige à honorer Dieu par la foi, l'espérance, la charité et la religion ; on le transgresse, quand on pèche contre quelqu'une de ces vertus. 1° Contre la foi. Avoir des ptnsées ou des doutes volontaires contre la foi. Négliger de s'instruire des vérités dont la connaissance est nécessaire au salut. S'exposer au danger de perdre la foi , en lisant des livres ou en entendant des discours contre la religion. Dissimuler sa foi et manquer par respect humain aux devoirs qu'elle nous impose; rougir de paraître chrétien. Prêter à d'autres des livres irréligieux, les engager à les lire , les porter, par ses conseils ou par ses exemples, à pécher contre la foi, à mal parier des ministres de la religion, à tourner en ridicule les saintes pratiques , les cérémonies , l'enseignement de l'Église. 2° Contre l'espérance. Se laisser aller au découragement, croyant qu'on ne peut pas résister aux tentations ni éviter le péché. Se confier présomptucuseinent en ses propres forces, s'imaginant qu'on peut vaincre les tentations sans avoir besoin de recourir à la prière et de veiller sur soi pour fuir les occasions dangereuses. Persévérer dans le pé-

die et le commettre de nouveau, sous prétexte que Dieu est bon et qu'il ne refusera pas de pardonner. Murmurer contre la Providence ou tomber dans le désespoir quand il survient une perte considérable, une maladie grave ou autre mal. 3° Contre la charité. Aimer les créatures de préférence à Dieu. Vivre dans l'oubli de Dieu, ne pensant qu'a son plaisir, qu'amener une vie commode. Chercher son bonheur dans les richesses, les dignités, les plaisirs dos sens, au lieu de le chercher uniquement en Dieu. 4° Contre la religion. Omettre les prières du matin ou du soir, les faire sans attention ; se tenir mal à l'église, s'approcher des sacrements sans dispositions. Mépriser les personnes pieuses, tourner en dérision leur dévotion. Parler mal de Dieu, des saints, de la vertu. Ne pas observer fidèlement les vœux que l'on a faits à Dieu. — Second commandement. Assurer par serment ce que Ton sait être faux ou au mow« douteux. Promettre avec serment de faire quelque chose de mauvais, ou simplement une action que l'on n'est pas dans Fmtention de réaliser. Blasphémer le saint nom de Dieu. Faire des imprécations contre soi-même ou contre les autres. Manquer à l'accomplissement des promesses que l'on avait faites avec serment. — Troisième commandement. Travailler à des œuvres serviles ou y faire travailler les autres le dimanche et les jours de fêtes d'obligation. Ne point assister à la sainte messe ; y assister sans recueillement et sans dévotion ; arriver par sa faute à l'église quand la messe est déjà commencée. Être cause que d'autres entendent mal la messe, en causant avec eux ou en leur donnant de mauvais exemples. Profaner le .dimanche par des divertissements criminels ; le passer dans la dissipation, sans s'occuper d'aucune œuvre de piété. — Quatrième commandement. Désobéir à ses parents ou ne leur obéir qu'en murmurant; fréquenter des lieux ou des personnes qu'ila ont défendu de fréquenter. Leur manquer de respect; se moquer d'eux; parler de leurs défauts; leur donner des ridicules. Leur dire des injures ou des paroles dures et of-

fermantes; exciter les autres à en faire autant. Rougir de ses parents parce qu'ils sont pauvres ou mal vêtus. Refuser de venir à leurs secours quand ils sont dans le besoin. Négliger de leur faire recevoir les sacrements quand ils son! malades. Parler avec hauteur à des inférieurs, tels que les domestiques; les faire gronder sans qu'ils le méritent. — . Cinquième commandement. Avoir de la haine ou de l'envvj contre le prochain, se mettre en colère contre lui; conserveï de la rancune et le désir de se venger. Souhaiter du mal et même la mort au prochain; se réjouir du mal qui lui est arrivé. Refuser de se réconcilier avec ses ennemis; ne pas vouloir leur pardonner, ni les saluer, ni leur rendre aucun service. Exciter la haine et mettre la division parmi les autres, par des rapports malins ou indiscrets. Provoquer à la colère en disant des injures; se quereller, se battre. Nuire au prochain dans sa réputation, en rapportant malicieusement le mal que Ton sait ou que l'on a entendu dire de lui. Nuire à son âme, en le portant au péché par ses conseils ou par ses»exemples, par des railleries. Former des jugements téméraires sur sa conduite, sa vertu; communiquer à d'autres ces jugements. Refuser de faire l'aumône ; parler aux pauvres avec dureté. — Sixième et neuvième commandements. S'arrêter volontairement à des pensées, à des désirs contraires à la modestie. Parler de choses indécentes ; écouter ceux qui en parlent; chanter de mauvaises chansons; engager les autres à les chanter, les leur apprendre. Ne pas détourner les yeux des objets qui inspirent des pensées dangereuses, comme les tableaux, les statues, les personnes qui sont dans un état immodeste. Manquer à la modestie en prenant ou en quittant ses vêtements; regarder ceux qui y manquent; jouer à de mauvais jeux. Lire des livres contre les mœurs. Fréquenter les bals, les spectacles. — Septième et dixième commandements. Désirer d'avoir, par des voies injustes, le bien du prochain; prendre ce qui lui appartient; lui causer du dommage ou contribuer au dommage que d'autres lui causent. Vendre, sans l'agrément de

ses parents, des livres ou autres objets. Refuser de payer ce que Ton doit. Différer, sans raison légitime, de faire une restitution à laquelle on est obligé. Acheter à crédit quand on prévoit qu'on ne pourra pas payer. Tromper au jeu. Tromper en vendant ou en achetant. — Huitième commandement. Mentir par plaisanterie ou pour s'excuser ; soutenir avec opiniâtreté ses mensonges. Mentir dans l'intention de causer quelque tort au prochain ou de lui attirer quelque désagrément. Mentir par vanité, pour faire croire aux autres qu'on est meilleur qu'on ne l'est en réalité. Imputer au prochain des fautes qu'il n'a pas commises ou lui supposer malicieusement des défauts qu'il n'a pas. User de paroles équivoques, de restrictions mentales pour induire en erreur.

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