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fardeau dont vous aurez chargé votre mémoire, dans le tribunal où la divine miséricorde vous attend pour vous en débarrasser.
= D. Quel est le moyen de se rappeler toutes ces choses ? — R. C'est de penser aux occupations les plus ordinaires de la journée, aux personnes et aux lieux qu'on a fréquentés, et aux habitudes qu'on a contractées.
Explication. — Pour se rappeler plus facilement ses péchés, il faut penser : 1° aux occupations les plus ordinaires de la journée, et examiner si, dans tout ce qu'on a fait, on s'est conformé à la loi du Seigneur, et si l'on n'a point violé en quelque chose ses commandements ou ceux de la sainte Église ; 2° aux lieux où Ton est allé, et examiner si la conduite qu'on y a tenue, les paroles qu'on y a proférées, n'ont point été de nature à offenser Dieu ; 3° aux personnes qu'on a fréquentées, et examiner si, avec ces personnes, on ne s'est rien permis, ni dans ses actions, ni dans ses conversations, qui ait pu blesser la charité, la pureté, la vérité ou quelque autre vertu chrétienne; 4° aux habitudes qu'on a contractées, et examiner si , entraîné par le poids de l'habitude, on n'est point tombé dans tel péché, tel désordre, t I excès, auquel on ne se sent que trop enclin...
= D. Combien de temps faut-il mettre à s'examiner? — R. 11 faut mettre à s'examiner le temps qu'on mettrait raisonnablement à foire une chose importante.
Explication. — 11 serait impossible de bien connaître l'état de sa conscience , si l'on se bornait à un coup d'œil superficiel sur sa vie passée. Une règle générale, donnée par les. docteurs, est d'apporter à son examen l'attention, le soin, la sollicitude que l!on apporterait raisonnablement à une affaire de la plus haute importance. On devrait même y mettre plus de soin et plus de temps qu'à toute autre affaire, puisque l'affaire du salut est plus grave, infiniment plus grave que toutes les autres affaires ensemble.
= D. Le temps doit-il être le même pour tout le monde ?— R. Non,
ceux qui se confessent souvent ont besoin de peu de temps pour s'examiner, et il en faut plus à ceux qui se confessent rarement.
Explication. — La mesure du temps qu'il faut mettre à examiner sa conscience ne saurait être positivement déterminée. Elle dépend, dit un pieux auteur, de deux circonstances : du genre de vie et de la fréquence ou de la rareté des confessions. L'homme que son état soumet à plus de devoirs et expose , par là même , à plus de tentations , et celui qui met entre ses confessions de longs intervalles, doivent employer plus de temps à la recherche de leurs péchés, que ceux qu'une vie retirée éloigne des occasions dangereuses ou que la piété ramène souvent au tribunal de la pénitence.— Nous allons exposer, avec un certain détail, les péchés sur lesquels on doit principalement s'examiner.