PÉCHÉS CAPITAUX
1° Orgueil. Rechercher l'estime et les louanges des hommes; parler de ses talents, de sa naissance, de BM richesses, pour être plus considéré. Mépriser les pauvres ; dédaigner ceux qui nous sont inférieurs en condition, en naissance, en talents. 2° Avarice. Désirer avec passion de devenir riche; refuser de faire l'aumône quand on le pourrait; s'affliger à l'excès des moindres pertes ; ne pas craindre de compromettre sa conscience et d'offenser Dieu, pourvu que l'on parvienne à acquérir des richesses. 3° Luxure, Consentir à des pensées déshonnôtes; nourrir dans son cœur des désirs criminels; se livrer à des actions honteuses. 4° Envie. S'attrister des talents, du succès des autres , ou de l'estime dont ils jouissent; chercher à diminuer cette estime ou à la leur faire perdre par des médisances, des calomnies, des plaisanteries ; se réjouir quand on dit du . mal d'eux ou qu'il leur arrive quelque accident fâcheux. 5° Gourmandise. Piechercher avec avidité les mets délicats et tout ce qui flatte la sensualité. Manger ou boire avec excès jusqu'à en être incommodé. S'oublier jusqu'à s'enivrer volontairement, et, dans cet état, se livrera des blasphèmes, à des jurements, etc. 6° Colère. Se mettre en colère contre ses parents, ses domestiques. Dire, dans ces moments de colère, des paroles injurieuses, faire des menaces, proférer des blasphèmes. Se livrer à des emportements quand quelque chose contrarie, jetant à terre on brisant ce que l'on a entre les mains. 7° Paresse. Négliger, par paresse, les devoirs de 1° religion, la prière, l'assistance à la messe, au catéchisme. Passer des jours entiers dans l'oisiveté. Faire avec dégoût et lenteur ce que l'on a à faire; s'en acquitter précipitamment et mal, pour s'en débarrasser. Donner aux divertissements, à des visites ou à des conversations inuiii. 14
tiles, le temps que l'on devrait consacrer à l'étude, au travail. Ce détail, quelque étendu qu'il soit, est loin de renfermer tous les péchés que Ton peut commettre, et ne saurait dispenser de faire des recherches particulières sur la position spéciale où Ton est, et sur les diverses circonstances dans lesquelles on a pu se trouver (1).
= D. Bar quoi faut-il terminer son examen de conscience ? — R. Il faut terminer son examen de conscience par un acte de contrition.
Explication. — Dès qu'on a terminé son examen de conscience, il faut faire un acte de contrition, et exprimer au Seigneur le regret sincère dont on est pénétré au souvenir des fautes qu'on a eu le malheur de commettre.
TRAITS HISTORIQUES
l'enfant pieux.
Isidore S. était parvenu à l'âge de douze ans et il n'avait pas encore été admis, à cause de sa légèreté, à faire sa première communion. A^ant enfin été jugé digne de ce bonheur, il se prépara, avec tout le soin dont il était capable, à cette importante action. Chaque fois qu'il devait s'approcher du tribunal de la pénitence, il se rendait à la chapelle du catéchisme, et là, prosterné devant l'image de Marie, il priait cette tendre mère de l'aider à faire une bonne confession, et de demander pour lui à son divin fils les grâces qui lui étaient nécessaires pour bien connaître tousses péchés. Puis, s'adressant avec confiance a Jésus-Christ lui-même, il faisait avec ferveur cette petite prière, que loi avaient apprise les maîtres chrétiens auxquels ses parents l'avaient confie : <c 0 vous qui sondez les cœurs, aidez-moi à descendre au fond du mien ! Aveuglé par mes passions, j'ai erré comme une brebis égarée; bien jeune encore, je me suis éloigné du bercail ; montrez-moi, Jésus, la route pour y retourner. 0 bon pasteur ! faites que je voie et le nombre et la grandeur de mes fautes, afin que je puisse me montrer à votre ministre tel que je suis, et mériter qu'il prononce sur moi une sentence de pardon que vous daignerez, je l'espère, ratifier dans le ciel. » La piété avec laquelle Isidore s'approcha
(1) Persévérance chrétienne, p. 18G.
de la table sainte fut, pour toute la paroisse, un sujet d'édification, et depuis il ne s'est pas démenti un seul instant.
BELLE CONDUITE d'u]NE JEUNE PERSONNE.
Une jeune personne du catéchisme de persévérance de la pa" roisse de***, qui se confesse régulièrement tous les huit jours, ne manque jamais de consacrer au moins un quart d'heure à son examen de conscience. Avant de faire la recherche de ses péchés, elle adresse au Seigneur cette prière, qui est une imitation de celle que faisait autrefois David : « 0 Dieu ! faitesmoi connaître mon cœur; faites que je m'interroge moi-même et que je pénètre le fond de mes pensées; faites-moi sentir si la voie de l'iniquité est en moi, et dirigez mes pas dans la voie qui mène à la vie éternelle. » — En agissant de la sorte, on est bien sûr de faire des progrès rapides dans la vertu.
1EÇOKT XV.