‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 80 sur 139 · DÉFESSE FAITE PAR PIE VI · texte numérisé non relu

DÉFESSE FAITE PAR PIE VI

La présence d'un prêtre n'est point nécessaire pour gagner, a l'article de la mort, l'indulgence plénière attachée aux crnixj médailles, etc., il suffit de prendre sur soi ces objets et de remplir les autres conditions prescrites. Cependant la présence d'un prêtre, dans cette circonstance, est toujours très-utile, parce qu'il peut contribuer puissamment, par ses exhortations, à faire recueillir au malade un fruit plus abondant de l'indulgence. Mais le souverain pontife Pie VI a défendu de donner aux malades la bénédiction avec les objets bénis dont nous venons de parler, à l'effet de leur communiquer l'indulgence in articulo mortis, attendu que la bulle Pia mater y a suffisamment pourvu (1).

PIEUX SENTIMENTS DU JEUNE EDMOND LEBOUC , ÉLÈVE DE NOTRE- DAME DE SAINTE-CROIX, AU MANS.

Edmond Lebouc n'avait que dix-sept ans lorsque tout à coup il tomba dangereusement malade. Il ne se fit pas un moment illusion, et dès le second jour de sa maladie il déclara avec un grand calme qu'il était frappé à mort. Bientôt son état parut si désespéré, que le médecin déclara qu'on pouvait lui administrer les derniers sacrements. Il ne fit aucune difficulté pour le saint viatique. Il se contenta de dire : « Mais je ne puis communier, j'ai pris quelque aliment aujourd'hui. » On lui rappela qu'en viatique on peut communier sans être à jeun. Il accepta alors avec une grande joie. Quant à l'extrème-onction, il aurait voulu la différer jusqu'au lendemain matin. On lui fit comprendre que cela n'était pas prudent. Il se soumit. Pendant que Ton allait chercher son confesseur, un prêtre de la maison l'entretint des deux grands sacrements qu'il allait recevoir. Il demanda alors ce qu'il fallait faire pour gagner l'indulgence in articulo mortis. Quand on le lui eut expliqué et qu'il eut bien compris, il ajouta : « Et si je meurs après cela, j'irai donc sn paradis? — Oui, mon enfant, lui dit le prêtre. — Oh! quel bonheur! s'écria-t-il, je vais aller en paradis ! Je vais mourir!

tamenhac viee moriaris. Alias eam tibi reservopro vero mortis articula In nomine Patris etc. (Theodorus a Spiritu Sancto, t. n, p. 205.)

(1) Instructions sur les indulgences des chapelets, etc., imprimées a Rome en 1505.

Que je suis content! que je suis content de mourir! Je vais aller en paradis ! » Le confesseur était arrivé, il recueillit ses derniers aveux. Le pieux jeune homme reçut ensuite les sacrements avec les sentiments de la foi la plus vive et de la piété la plus touchante. Quelques jours après, il rendit son âme à Dieu(l).

MODUS CONCEDENDI BENEDICTIONEM AP0ST0L1CAM, CUM INDUL- GENTIA PLENARIA, IN ARTICULO MORTIS.

I. « Benedictio in articulo mortis cum soleat impertiri post sacramenta pœnitentiœ, eucharisties et extremœ unctionis, illis infirmis qui yel illam petierint, dum sana mente et sensibus integris erant, seu verisimiliter petiissent, vel dederint signa contritionis, impertienda iisdem est, etiamsi postea linguœ, caeterorumque sensuum usu sint destituti, aut in delirium vel amentiam inciderint. Excommunicatis vero, impœnitentibus, et qui in manifesto peccato mortali moriuntur, est omnino dent^anda.

II. « Habens facultatem prsedictam benedictionem concedendi, ingrediendo cubiculum, uhi jacet infirmus, dicat : Vax huic domui, etc., ac deinde œgrotum, cubiculum et circumstantea aspergat aqua benedicta, dicendo antiphonam : Asperges, etc. (2).

III. « Quod si œgrotus voluerit confiteri , audiat illum, et absolvat. Si confessionem non petat, excitet illum ad eliciendum actum contritionis, de hujus benedictionis efficacia ac virtute, si tempus ferat, bieviter admoneat; tum instruat, atque hortetur, ut morbi incommoda, ac dolores in anteactae vitce expiationem libenter perferat. Deoque se paratum offcrat ad ultro acceplandum quidquid ei placuerit, et mortem ipsam patienter obeundam in satisfactionem pœnarum quas pro peccato promeruit. Tum piis ipsum verbis consoletur, in spem erigens fore, ut ex divinœ magnificentiœ largitate eam pœnarum rcmissionem, et vitam sit consecuturus œternam. » Postea dicat .

(1) Extrait des Étrennes spirituelles pour Vannée 1851, offertes aux associés du Don-Pasteur et de Saint-Joseph, p. 83.

(A) Si immédiate post administrationem SS. eucharistiœ vel extremœ unctionis, daretur benedictio apostolica, sacerdos non diceret : Pax huic domui, nec aqua benedicta aspergeret œgrotum, etc.

IV. f. Adjutorium nostrum in nomine Domini, Ej. Qui fecit cœlum et terrain.

A>"TIPHO>"A.

Ne reminiscaris, Domine, delicta famuli tui (vel ancillœ tuae), neque vindictam sumas de peccatis ejus.

Kyrie, eleison. Christe, eleison. Kyrie, eleison. Pater noster, etc.

y. Et ne nos inducas in tentationem.

II!. Sed libéra nos a malo.

f. Salvum fac servum tuum (vel salvam fac ancillam tuam). B). Deus meus, sperantem in te.

if. Domine, exaudi orationem meam.

B). Et clamor meus ad te veniat.

y. Dominus vobiscum. Rj. Et cum spiritu tuo.

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