‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 102 sur 114 · II. M · texte numérisé non relu

II. M

Explication. — On peut souhaiter les richesses, on peut même les aimer, sans pécher en ducuoe manière : c'est lorsqu'on ne les souhaite qu.x|u on ne les aioae que dans Tordre .delà justice et de la charité, que pour une fin louable et honnête, comme, par exemple, si pu. oeJes. désire, si oq , jn'y est attaché que parce quon les regarde cûmœejD ..moyen de t4ravailler ou .de ooncourin d'une maniàrephis efficace à lagloire.de Dieu, dèsouidgerse%8emt>labtes^elc. Ce qui fait le crimad avarice , ce no senb pas les richesses -en elle^mêmes, ni leur possession ; on pout être riefae el - Tertueux tou& ensemble ; mais c'est l'attachement immodéré que l'on a pour ces mêmes rîbhesses, qui en fait lecrioie. Une passion trop vive d'acquérir ou de conserver ce qu'on possède, etqtii ne recule pas même devant les moyens les plus injustes ; une économie sordtdequi craint lesdépeeses les plus légilimes et f^it qu'on tient ses trésors précieusement renfermés dans des coffres, sans en faire aucun usage ; l'âfTeciion déréglée que l'on a pour les biens de la terre, d'où il résulte qu'on rappoiHe tout à l'argent, qu'on ne vit, qu'on ne respire que pour Targent,. qu'on fait son Dieu id'un métal ; voilà ce^qui fait l'avare (4) el l!ay«rice. — «iDn f<« avace, dit lerSaiotrfisprit, est le piùssoéiérat de tous les ««'hommes ; il venëraitson àneet e6lle des«aotres ptHirde !« Targent (%>; » a«ssi saint Paul déclare ^ue -les avares *t navrent aucune part au royaume de^cieux (3). —Les 'filles de r^avariee, les péchés dont elle est la source, sont ta fraude, la fourberie , le mensonge, le parjure, la dureté du cçeur, Thorpicide même... : car c'est se rendre coupable d'homicide que de Jaisçer mourir dé misère.up pauvre qu'on pouvait assister; et l'avare n'en vient-il pasquelquefMaà cet excès d'insensibilité et de barbarie ? Que dis-je ? n'a-t*

(i) Avare, en latin avants dérivé an ^erhe avère, désirer; comÊÊt qui dirait avidus wHs, qui désire ardemment les richesses.

(3) I. Gor.vvi*i0.

on pas vu des avaresseiaisseriDoiuir^eux -mêmes de faim, plulôl^que de louchera leur or !.•< ,

*^Hi%ieUû mt4iÊ9tHu^0pfÊi»Êéêiàfnvarice?''^ïki C'est ledétii- ' eheaieQUdes'lnea&^e M modde'et itiiM$tittit'Nmà'S0iileig«r1es peàï- .nés dâiiskurstbeioiBs.

EXPLICATION. — ^^Lemoyen de œpoinl tomber daos Tava-

rice , c'est de détacher sou cœur.des biens périssables de

cette vie, de se contenter de caque l'on possède, etdepoB-

.serisouveni à la mort , où il faudra tout quitter , être dé-

^.poutUé de tQat..Un a«ttre remède contre l'avarice , c*est la

:eh«rîté , qui nous fett aimer le» pauvreS; et nous porte à

^nner à boire à ceux qui ont soif, è nourrir ceux qui ont

^'faîm f à vêtir ceux qui sont nus , à soulager enfin, autant

^ue nous le pouvons, tous ceux qui sont dans la misère et

dans la souffrance.

TRAITS HISTORIQUES

Là F|klllLL£ n£ l!aVAB£«

Une famille, toute mondaine, veDaii de recueillir un brillant héritage qu'un oncle avare lui avait laissé. Pour célébrer la joie du triomphe, un magnifique festin avait éié.pré^ré. On ne tarda pas à parler de Tavafe ; chacun connaît son anecdote particulière, et les principaux héritiers sont les premiers à les mettre au jour. Tout . ce qiiM peut^uavoir^eiiM bizavre, idû plus vidieultt et de pkis humiliant pour la mémoire du défu/ït est rappelé touriiiour ^*l>n eût dit que c'était le plus cruel d'entre tous l^s ennemis de cpii on avait ^ise venger. Chacun, avec plus d'adresse que son vofsin, s'il ^ était en son pouvoir dé la faire, lançait sa* flèche empoisonnée : et ^'tos^pae cette <5rmiineMe 4acééie M au manient de finir, que cette rlH»Tible^eomédie«âiété'}«ié«^ qêe toos forent presque tassés de . rire, oo termina le iésUJtu par ua lotttiàlainémoiîe de l^onele 4éffuBi. « BûvoBs^&'énrièi^tHl^ buveis^iLiasanté ^lei-ame^»^- Voilà, ô hommes avares ! les^wt.qui veus attend ^oa ^ rira de «eus ; vos héritiers, dans la joie de leur trioniplie, seront les premiers k insuUcr à votre mémoire sur la terre» taQd4s.qiia> dansuo aptre vie, vous serez consumés parle feu dévorant ide VeAfer,;SMi&avoir«iaoe goutte dVau pour vous rafraîchir la langue.

SALADIN, SULTAif D^ÉCTPTB.

Saladin, sultan d'Egypte, frappé au lit de mort de la vanité de Imites les choses d'ici-bas, voulut doMier Ui-dessus une leçon qui InU être utile à la poslérilé. Il venait de coodure un traité de paix avec les chrétiens, d'après les condiiions duquel il relentit captif leur roi Lusignan, lorsqu'il tomba malade à Damas de l|r maladie dont il mourut. Voyant sa fin approcher, il ordonna qu'un porteenseigne mit au haut d'une pique le linceul qui devait servir à Tenvebpper après sa mort, et il voulut que« traversant ainfi toute sod armée, rangée en bataille, un héraut marchât devant lui, pour fàir^ entendre ces paroles : « Voilà tout ce que Saladin , vainqueur de « rOrient, emporte de toutes ses victoires. > — Rjches avares, vous n'emporterez pas plus que celui-là, de tout ce que vous possédez : ces magnifiques maisons que vous^ bâtissez, cet or que vous entassez, ces immenses propriétés dont vous étendez chaque jour les limites, tout cela vous le laisserez comme lui au moment de la mort, si déjà, avant ce moment fatal, dés revers imprévus ne sont pas venus pour vous le ravir, il faudra le dire alors à votre tour, en montrant le fatal linceul : c Voilà ce qui tne reste de tant de sacri* lices et de tant d'injustices, tm linceul!., >

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