DB LA PARESSE
— D. Qu'est-ce que la paresse ? — R. U paresse est une iàchelé (1) et un dégoût qui fait que nous négligeons nos devoirs, plutôt que de nous faire violence pour les retnptir.
ExPLicîkTioif. — Il esf parlé dans t'hï^îètre ïte TBglièé de certanns hérétiiqaes qui regardaient le 'travail comme uo crime, et passaierit leur vie à dormir ; on fes appelait an-' thiasistes (2). :— La par^i^e ne consiste p^s seulement à dormir avec excès, à mener une vie oisive et fairiéaûie, mais encore à négliger ses devoirs, soil temporels, soit spirituels, ou à s en acqt^iiter avec dôgo&l et nonoba lance. On peut être paresseux et cependant être toujours en mouve* ment ; ainsi un enfant qui préfère le jeu à fétude est un/Ki* resseux; un père de famille qui, au lieu de veiller sur ses enfants et ses domestiques, ne s*occupe que de spectacles, dediVerlissemenIs, de promenades, est un. pares^etix, et il mérite celle qualification, quand. mêiQe il passerait chaque jour à leglise des heures entières, parce qu'il s^aii où Dieu ne veut pas qu'il soit ; une mère de famille qui, au lieu de veiller sur sa maison, emploie tout soa temps à des visites inutiles, è des lectures frivoles, est une paresseuse ; un onvrier, uivs ouvrière, qui travaillent du matin au soir, mais qui n'ont que de Tindifférence pour tout ce qui peut contri*
(i)'Dtt gcpc 4ccip(»){itc, qiBA ligntfl» Hfre-toMter eii tanguéar, en dé* crépitude.
(S) Voir ce nom dans le Dîct* -dm hénémt^
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buer à leur salut, sont des paresseux. En un mot, on est paresseux toutes les fois que, par lâcheté, et parce qu*on ne veu( pas se faire vîofence, on néglige les devoirs qu*on a à remplir selon son âge et son état. — Les filles de la paresse, les péchés dont elle est la source, sont te découragement, qui fait qu*on se rebuta à la vue des moindres difficultés ; Findifférence pour toute espèce de devoirs tant soit peu pénibles ; une sorte de désespoir qui fait tout abandonner ; un violeal penofaaoià la voKipté, qui ne tarde pas à^entratner.dans les plus affreux désordres (4).
D. Quelle est la vertu opposée à la paresse^ — 11. (7est Tamourdu travail et ta volonté ferme de remplir tous ses devoirs sans aucune négligence.
ËseufiéXK».— ^ «-AUdz è 4a fourflii, oQnaidérez sob Irac vail, homme de paresse, et apprenez à être sage (2) ; » ainsi nous parle le SaiAi«Bsprît. Obser^ns tîdèlement ce précepte; aimons le travail; détestoii^ Toisiveté et Tindolence, et ayons la volooté fePB^e de Nen nous- acquitter de tous les devoirs de la religion et de tous les devoirs de notrQ état, quoi qju*il puisse nous en coûter, et quelque violence que nous soyons obligés de nous faire pour cela.
TRAITS HISTORIQUES