SAINT ANTOINE DANS LE DÉSERT
Saint ÂnioiDe, seul au milieu d'un vaste désert, se sentit violemment troul)lé par la tristesse, par des pensées impures el par des ténèbres intérieures. Il dit alors à Dieu : < Seigneur je désire c être sauvé; mais les pensées qui m^agitent sont un obstacle à moo c salut. Que ferai-je dans raffiction qui me désole? comment sec rai-je sauvé? il se lève aussitôt et va dans sa cellule : il y voit un homme qui travaillait^ assis et qui se mettait ensuite à prier, ce qu^l fit à différeotes reprises, entremêlant ainsi successivement ta prière et le travail des mains. Il ne douta point que ce ne fût ub ange que Dieu lui envoyait pour lui enseigner ce qu^il avait à faire, el l'ange lui dit dans le moment même : Fattef de même et vont serez sauvé.
I«IBÇ#M XXXIll.
1)BS PÉCHÉS CONTRE ^ SAINT-ESPRIT , ET DES PÉCHÉS QUI CRIENT VENGEANCE AU GIEL.
D. Outre les pochés dont ii vient d'être parlé, ne distîngue-t on pas encore d'autres espèces de péchésf — R. Oui, on distingue, entre autres, les péchés contre te Saint-Esprit, et les péchés qui crient vengeance au ciel.
Explication. — Il y a des péchés d'ignorance, des péchés de faiblesse et des péchés de malice. Les péchés d'ignorance sont ceux que Ton commet par une ignorance vincible et coupable ; oh dit que ces péchés sont contre la personne du Bils, auquel on attribue particulièrement la sagesse. Les. péchés de faiblesse sont ceux dans lesquels on tombe, emporjlé par le moirvement d'une forte passion, ou par la violence de quelque tentation, ou par le poids d une mauvaise habitude à laquelle on a renoncé ; on dit que ces péchés sont contre la personne du Père, auquel on attribue particulièrement la puissance. Les péchés de malice sont ceux que Ton commet pour ainsi dire de sang*froid, et sans y être engagé ni par rignormet, ni pcMr la passioo, ni par
la teolalioil, ni par rhftMtade» en sorte que la volooté s'y porte de son propre mouvement et de son plein gré ; on dil que ces pécbéfli sont centre la persmme du Saint-Esprit, auquel on attribue particulièrement la bonté, opposée à la malice. Il y a aussi certains péchés plus graves et plus énormes que Ton appelle péc/i^ contre le Saint- Esprit quoiqu'on puisse y être excité soit par la tentation, soit par la passipn.
D. Quefaut'U entendre par les péchés contre te SaiHt-Esprit ? — R^ Les péebéâ contre le SaiDl-Espril sont ceux qui renferment une résistance plus opiniâtre aux inspirations de ce divin esprit^ et un mépris plus formel de ses dons.
Explication. — Les péchés dont il s^agit, provenant sur^ tout de la mauvaise volonté et supposant , par conséquent, une plus vive résistance aux inspirations du Saint-Esprit et un mépris plus formel de ses dons que les autres péchés, ont une malice toute particulière ; aussi sont-ils les plus funestes de tous les péchés» puisque Jésus- Christ assure qu'ils ne sont pardonnes ni dans cette vi^ ni dans l'autre (4) : c'est-à-dire qu*il est très rare d*en obtenir le pardon.
D. Combien y a-t-il de péchés contre le Saint-Esprit ? — R. il y en a six, savoir : le désespoir, la présonôption, l'endurcissement» fimpénitence, le refus de donner çon adhésion, non par igiioraoce» mais par pure malice, à quelque point de foi, eiiGn, le dépit de voir 1^ prochain plus vertueux et plus favorisé des grâces de Dieu qu'on ne Test soi-ménie (2).
Explication. — D après renseignement catholique, il n'y a point de péché, quelque énorme qu'il soit, dont on ne puisse obtenir le pardon par une sincère péodtence ; mais les péchés contre le Saint-Esprit sont remis plus difficilement que les autres, et même il est très rare qu'ils le soient, parce que, par là -même qu'on s'en rend coupable, on abuse, de plein gré, des moyens et des grftces que Dieq accorde
(1) llaUb., zn, Si.
(2) Voit,tbm.I»iif»9i6.
au péebeur p^or.se cooveriir. Il «ftitpostible, UMilefeis, qu'on finisse par coopérera ces firAoes; la volonté p«ut chaftgfr ; lo repentirpeolnatlre au fond du eouïti ci a Dieu. « nemépridejamais qnc(BurcQQlritétfauiBiliéi(4). »
D. QueVest le premier péehé contre ie Saint-Esprit 1 — R. Le premier pécbé contre le Sftini-Esprit, c'est le désespoir (2).
Explication. — Désespérer de son salut et se croire du nombre des réprouvés, ou bien se persuader que les péchés dont on s*esl rendu coupable sont trop nombreux et trop énormes pour que Dieu consente jamais à les pardonner, c'est imiter Caïn et Judas ; c'est méconnattre la bonté et la misérioordO'divines ; c est oublier que le^Seigneor a déclaré qu'il veut que tous les hommes soient satrvés (3) , et qu'il s est engagea pardoni^er à l'impie^' dan» quelque jour qu'il se'Convertisse(4). Ce péché, ilest facile de le coâipreildre, est un de ceu^c dont on obtient le -plus difUdlementie pardon*; parce qa*il s'y oppose direotement par sa nature^ parce qu'il ferme la poi^ aii repentir, qui seul est'susoep- tible de le recevoir ; parce qu'il offense, outrage, rejette spécialement la miséricorde , qui seule peut l'accorder*
Dt Quel est ie^&iond péché contre le Saint-Esprit? — R. Le second péebé contre le Saint-Esprit, c^est la présomption (5).
Explication. — On se rend coupable de présomption : 4^ quand, au lieu de compter sur la bonté divine, on se. confie en soi-même , persuadé qu'avec ses seules forces on
(1) Psal.L,i9.î
(2) DesperatiOy qua omnis veniœ a Deo , ,vel salûtis seternaB consequendse spes aJ^jicHur. (SchenkI, Ethîca christiana, tom. I, pag. 25i.)
(3) Omnes hômines^ult salvos fièri; (I. Tîm., u, 4.)
(4}Inipieta8 impn-laflti nood]itei,'iitqinoiiiQfpw diecosterâos^ftient < ab knpietaie sua*- (Jor*, xvui^ 12.)
(5) Prœsumptio de Dei misericordia tel de peccati impunitate, qtia quis divinae misericordiœ fiducia temerariafretus, neglecto omni justitiae et timoris Dei respectu,ad peccatum audacior redditm;u(§cbeakl» ton. I» pag. 25«.)
sera eapabiê de résister aux tentalioDset dé part«friraa salui ; cdfnme srJésnS'Obnst ne nous avait pas déclaré que sans hiî nous ne pouvons rien faire (i) 1 2^ Quand on s*atr-- ^ torise de la-misérfcorde de Dieu pour vivre et persévérer*' daros le crime, se -flattant d*en^ faire un jour pénitence; connue st la patience de Dieu était pour ^ousuo niotlf de loffeiiser; et nondé revenir à lui (i) ! Ce pééhé, qui est un » V des fruits de l*orgueH. renferme le mépris le plus forme* d<*S'dons du Saint-EspriV ; il outrage la bonté divine d*Une manière toute spéciale , et c*est un de ceux dont il est plus ' difScUe d'obtenir le pardon. .
D. Qnei est troisième pichk'Contre te Sàmt-Esprit f ' — R. Le Iroisiènie péché contre le Saint-Esprit, c'est rendorcissement (3).'
Explication.— S obstiner dans le mal et persévérer dans la fbneste' résolution non seulement de ne pas y renoncer, mais dé s*y atiacber etde s*y affectionner chaque jour avec une nouvelle ardeur, voilà en quoi consisie l'endurcisse^ment. C'est là, dit saint Augustin, une méchanceté que * Dieu ne saurait pardonner à celui qui la commet (I). Cependant , comme nous le dirons en parlant de la grâce, le pécheur, même le plus endurci, n'est pas absolument privé de tout moyen de salut.
D. Quel est le quatrième péché contre le Saint-Esprit? — R. . Le quatrième péché contre le Saint-Esprit, c'e^t Pimpénitence (5).
Explication. — Llmpénitence dont il s'agit ici a quelque rapport avec l'endurcissement dont il vient d'être parlé;
(1) Sine me nihil potestis faccre. (Joan., xv, 5.)
(2) QuiapatiénsDomiiius est, in lioc ipso pœoiteamus. (Judith. ,viii,14.)
(3) Obstinatio in pravo proposito , qua quis obtirmuto prorsus animo in peceatift persévérât, née uUis admonitionibus, suasiombus, inerepationHms, Déi flageUis a pravo fastit«to se defleeti sinit. (Sefaenkl, iom. J^ pag. Î50.)
(h) S. Attg. iil p8. LTRi, cène. i.
(5) hnpasniientiai qu» in Us est, qui pecêandi nnltiim finem ffloduittqae fobiimt, ac insuper voluirtatem detnêeps pcDaHeatiitm agendi isàm^ ' excluduot. (SchenkI, tom. I, pag. 250.)
elle eeoeMe dans la voloDié bien arrêtée de ne pas le convertir ; il est évident que, taDt qn'uDe tdle volonté subsiste, toute récondKation avec Dieu eei absolument impossible. Quant à rimpéuîtence fiaaie, c'est-à-dire dans laquelle on persévère jusqu'au dernier soupir, comme ce péché met le comble à tous les autres par son éuormité, il le met aussi à la réprobation ; il est, par conséquent, tout à fait irrénûsàible, et on doit lui appliquer, dans toute leur rigueur , ces paroles de Jésus-Cbrist : « Un tel péché ne sera remis ai « dans cette vie, ni dans Tautre (t). »
D. Quel est le cinquième péché contre le Saint-Esprit? — R. Le cioquième péché contre le Saiot-Esprit, c'est le refus d'adhésion, non par ignorance, mais par malice, à quelque point de
foi (2).
Explication. — Attaquer, combattre la vérité connue, ou bien y résister ; refuser d*y donner son adhésion, non par ignorance, mais par opiniâtreté et par pure malice, c'est attaquer directement le Saint-Esprit, qui est Tesprit de vérité. Ce fut le péché des Juifs à Tégard de Jésus-Christ; car, quoiqu'ils fussent témoins de ses miracles, lesquels prouvaient évidemment la divinité de sa mission, ilsrefosèrent cependant de croire à sa parole. C est aussi le péché des hérétiques, qui soutiennent avec opiniâtreté leurs box dogmes.
D. Quel est le sixième péché contre le Saint-Esprit ? — R. U sixième péché contre le S^int-Ësprit, c^est le dépit de voir le prochain plus \erlueux et plus favorisé des grâces de Dieu qu'oo ne Test soi-niéme (3).
(1) Matth., XII, 81.
(2) Agnitœ veritatis impugnatio, ciûus rei sont imprimit^ qoi fidai» reltgionis chrUtianae et catholicœ verilatem non ex ignonotia serf ff maUtia studiose oppugnant. (Schenkl, tom. I, pag. tSO.)
(8) Fratemœ charitatis invidentia, qaa^ois gratis fratenya ioiM defrateraœ virtiitig et doaorum spiritualiiini, queis a Deo aller oimlm est, splèDdore vel aogoieato graviter dolet. (Schenkl, J/Aiea christimÊ, tom. I, pag. S52.)
— Ml —
ftvLicATieif. — 11 n'est pas très rare de reMOotrer des peraonaes qui éprouvent du déplaisir des grâces que Dieu fait aux autres, qui ne voient qu'avec dépit la verte des âmes vraiment c^réliennes et qui ne rougissent pas d'attribuer à rhypocrisie ou à tout autre principe vicieux le bien que TEsprit de Dieu opère dans les saints par sa grâce. Il est impossible de douter que ce pédié ne soit très grave ; paria, Tbomme non seulement blesse essentiellement la cbarité envers le prochain , mais encore il ose censurer la conduite d# Dieu ; comn^e si Dieu u'^Âlaii pas le raattre de di3trtbuer ses dons è qui il veut et comme il lui plaît.
D. IfesUil pas pttrtéj dans les Livres saintij de deux autres pêekit, qpifint qmdque rapport avec les péchés contre le Saint' E$pr$$^r— là,. 0^\, ç*esl 1^ blasphènae contre te Saiot-Eprit^ et le péebé à la mort.
ExpuGATieH* •— • Le blasphèfne contre ^ le Saùd' Esprit est J'opiniâtreté avec laquelle les Juifs attribuaient au démon les miracles de iésus-Chrisl. €e divin Sauveur leur déclare que leur perle est assurée^ s'ils persévèrent dans cette cMsposition jusqu'à la mort : « Je vous déclare que tout péché « et tout blaspbèn^e sera remis aux hommes; mais le blas« « pbéme contre le Saint-Esprit ne leur sera point remis (l).» — Le péché àlamortesi celui avec lequel un homme meurt, sans en avoir fait pénitence (2).
D. Que faut-il entendre par les péchés qui crient vengeance au cicH — R.les péchés qui crient veDgeance au ciel (3), sont ceux qui, à cause de leur éûdrmité^ altirenl sur ceux qui s^en rendent coupables, une prompte et terrible vengeance de la part du Seigoeur.
Explication. — En donnant à certains péchés là dénomination de péché$ qui crient vengeance au ciel, on emploie une figure de rhétorique, appelée prosopapée, laquelle con-
(!) ilaUli., XII, 31.
(2) Bergier, />/c^ de théologie^ art. péché. " .
(S) /n ccelum clamantia.
,: mheà iiiif«.a#r ^ou. patier ijne pMBOBoe.ioafte.x» uœ tohofleioanifla^^l). C^ i>éobés^ aa Booibre de <|aaUw » ^se r. ironie exprmés da&S'Jedisliqtie hltaj^i^ëuît :
Clamât ad cœlum vox sanguiois et sodomonim ; Yox oppressorum ; merces detenta labonun.
, D. {^U eut le premer péché fui mevmi§mmêi^ateiél*t**^ i.B. C'iesl rbomicide volautaire.
Explication. — Qoe P homicide voloDiaIre crie vengeance
> et la demande an ciel , c'est ce qui est clairement exprimé dans les divines Ecritures , qui nous' racontent ce qui siiit: 4 Gain dit à son frère A^l : Sorloos :dcboffs ^et lorsqu'ils
> c forent daâS'Ies champs, Caïn se jeta suraon fmre Âbel et -^ « le tua. Le Seigneur 'clttentuite à (Mû :'Où «fet votre frère
«Abel? il lui répondit : Je ne sais; suis-/e le gardien de "H mon frérje?'Le Seigaeur hii répartit : Qu'aiwa^^ooslait? /^^La voix eu m$n^ de v(^re frère crie xfe la ifrroyva^^àsnoi. 4 « Yons' serez^ikMKr maînieoant mamHt avr. ia^ lerva , «qui a .coAnrert'Sabooehe, et^î a reçu .le aan^ 4e «cÉrei6nk«e, * « lors<|tte votre jnaia Ta répandu {% ]«4»
D. Quel est le second péché qui crie vengeance au cieH — R. '■* C'est un certain péiéhé contre la pureté qui olMrdge ta nature.
ExpLicÀtioN. — On a peine à concevoir 4»ùui^nl il peut se trouver des hommes assez aveugles pour se livrer à une pareille infamie et ^'avilir à un tel point. Le péché abominable dont nous parlons crie bat)temenll vengeance, il la ~ demande avec instance , et il Tobtien^ ; ce fut lui .qui. attira le feu du ciel sur Sodome et Gomorrfae : a Or , les hatMtaots « de Sodome^étaientdevant le S^neur des hommes perdus a de vice; et leur corrupUon était montée à son comble...
(1) t^eccata per prosopopœtam in cœlum damantia, taiiqiiam effècta atrocia, et Teluti sua malitia diTinam irindictam impiimis damantia, dicuBtur : l» bomicidiam malitiosa commissum, etc. (Schenk!, tom. I, pag. Î51.)
(2) Gen., IV, 8, 11.
.cebieOeignrardil: Le crioMcle SodometideGooiorphe
a s^augmente de plus en plus, et leur péehéest; monté ju«*
« qu a son comble...; et le Seigneur fit descendre du ciel sur
« Sodome et sur Gomorrhe une pluie de feu et de soufre ,
^-« etil perdît ces villes avec leurs habitants (4). »
D. Que/ est le troisième péché qui crie vengeance au ciel? — R. C'est roppr^on du pauvre, de la veuve et de ForpheliD.
Explication. — « Vous ne feres aucun tort à la veuve «r et à Torphelin (3). » — « Malheur à oeux qui établissent ' « des lois d-iniquiié, et qui font des ordonnances injustes, a pour opprimer les pauvres (2). » — « Arrachez des maius « du caUmioiateur celui qui est opprimé par la violenoe,. de « peur que mon indignation ne s allume comme un feu , et « qu'elle ne s*embrase sans qu^il y ait personne pour Téleinadre (i). » Ainsi parle le Seigneur au sujet de loppression du pauvre, de la veuve et de Torphelin, et il est évident que c'est surtout cetie e;spèce de péché, qu'on a droit d'appeler une injustice criante.
D, Quel est le quatrième péché qui crie vengeance au ciel ? «— R. Cest le teSus de payer aux ouvriers ei aux domestiques ' le prix de leu^s travaux et de leurs sueurs.
ExpucAineif^ -^ Rie» de pkia indigne ,qttii4le fnislrer: de
«•leur salaire? te» rdomealrciiiesret le» ouvriers^ rien 4e. pkis
.contrakeaux Ma de l'IiuBiinilé et de^ajustioe ; rien de plus
propre, par oeoséqueiit, àînrtter le Seigneur, et à prevo-
quer ses vengeances. « Un peu de paîaest la. vie.des pau-
a vree^,<;ehii qui le leui^.dte est im hûa)ioe4e>:8eng,(5). »
^— a Sachiez:qiie lofiakire que voua Catlea perdr^teeoLou-
' a vjriers, qiH eniiàit \m réootle deivos ofaavipsyvcrîe oûBlre
> (1) Qtn., ni9 iS. — » Kvin, 20. *- nx, M^SS. (2) Exod., XXII, iS.
(S) Isaie, X, 1-S.
(4) Jerem., xxi, li.
(5) EccL, XXIV, «5.
— %ti —
« V0^, ei qœ tours cm sont mottlés jusi^'aux ormller du « Dieu des armées (I). »
TKAIT HISTORIQUE.
LES HOMMBS DE SANG REÇOIVENT ORDINAIREMENT, DÈS CETTE VIE, LA PUNITION DE LEUR CRUAUTÉ.
Adonibesech ayant élé vaincu par les Israélites, ils lui coupèrent les extrémités des pieàs et des mains. Alors ce roi barbare se rap- • pelsDt les cruauté» qu'il avait exercées dit : c Soixante el dix rois, à « qui J'avais (ait couper les extrémités des pied$ et des mains, c mangeaient sous ma table les restes que je leur jetais; le Seigneur « me rend ce que je leur ai fait souffrir (2). >