‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 109 sur 114 · OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Le mot grâdesigùlSe, eti général, uirdon, une faveur, uu bienfait de pure libéralité, et' qui n'est dû à aucun (itre; a autrement, dit saint Paul, ce ne serait plus une gràce.(3). » Or , ines enfeBtf , Dieu fàH des dons i ffaornoie , il lai accorde des faveurs, U répaibdsor lui des bienfiatis, et dans Tordre naturel et dans Tordre surnaturel. D*où il suit qu*H y a deux sortes^e grAees : de» grâces naturelles ei des grûees surruH^relles,

Les grAces oatuirelles sont celles tfue Dieu accorde à Tboam^ sans Télever au-d6i3us de la condition de sa na* lure, et qui se rapportent par elles-mêmes et, directement à la vie présente : comme la santé , Tusage de la raison , le libre arbitre , la Caeuité^ de voir, d'entendre, de sentir , de

(1) Jacob, V, 4.

(2) I. Judic, I, 3-7.

(8) Ad Rom., x, 6.

penser de juger. Toutes ces choses sonl sans douta aQtam de bienfaits, autant de grâces de Dieu, puisque Dieu ne tes doit à pfi'sonne ; mais ce sont des grâces purement natirrelies, parce qu'elles ont pour objet direct la vie présente-^ qu'elles sont attachées à la nature de Tbomme et une suiie de sa création, et queltes ne. relèvent points par conséquent , au dessus de lui-même, au dessus de ce qu'il doit être, en tant que créature intelligente composée d*un corps et d'une âme.

On doit aussi regarder comme des grâces purement na* turelles certaines qualités plus ou moins distinguées, certaines perfections plus ou moins extraordinaires que Dieu accorde à telles et telles personnes : comme la beauté , l'esprit, une mémoire heureuse, une imagination vive et brillante , un jugement exquis , une conception aisée et facile, une pénétration profonde, un cœur noble, une âme grande et généreuse...; parce que ces qualités, ces perfections, quoiqu'elles élèvent celui qui les possède au dessm do commun des hommes, ne sont cependant pas au dessus d0 l'homme et de la condition de la nature humaine , tdie qu'il a plu à Dieu de la constituer. Ainsi, mes enfants, qu'il s'en trouve parmi vous qui apprennent eq cinq minâtes ce qui demande à d'autres une journée entière de travail et d'étude ; que tel de vos condisiâples dit à lui seul plus d'intelligence que tous les autres enfants de son â^ ; <)U0 parmi vos aïeut il y en ait qui, par la bonté et la force de leur tempérament, soient parvenus jusqu'à l'âge de oeol sn» et plus; que tel individu joois^ d'une fortune immense^ qu'il se trouve placé au faite des honnebrset de la gloire..., ce sont la, bien certainement, des grâces de Dieu, des dons de Dieu, des bienfaits de Dieu ; mais il n'y a en tout cela rien de surnaturel, rien qui élève l'homme au-dessus de sa na* tore. Ce sont, par conséquent, des grâces purement naturelles, des grâces.qui se rapportent directement et par ellesmêmes à la vie présente ; bien qu'on puisse, avec la gr✠surnaturelle, en faire autant d'instruments de sanctification

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