‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 19 sur 114 · ALEXANDRE ET LE GRAND PRÊTRE JADDUS · texte numérisé non relu

ALEXANDRE ET LE GRAND PRÊTRE JADDUS

Occupé au siège de Tyr, Alexandre écrivit au grand prêtre Jaddus, pour demander des provisions et des troupes auxiliaires. Jaddus répondit par un refus, motivé sur le serment que les Juifs avaient fait à Darius de ne point porter les armes contre lui. Alexandre menaça de marcher à Jérusalem aussitôt qu^ii aurait pris Tyr. En clTet, maître de cette ville, il se mit en marche vers la capitale de la Judée, avec Pintenlion de faire éprouver à ses habitants les terribles effets de sa colère. A cette nouvelle, le grand prêtre offre des sacrlGces dans le temple et ordonne des prières publiques. Dieu !ui apparaît en songe et lui commande de f^iire ouvrir toutes les portes de la ville, et d*aller sans crainte, revêtu des habits pontificaux, avec tout Tordre sacerdotal, au devant d'Alexandre. En conséquence , Jaddus , accompagné des prêtres et du peuple , sort de Jérusalem , et va jusqu'à l'endroit appelé Sapha , d'où l'on voyait le temple et la ville. La vue de tout ce peuple vêtu de blanc, de cette troupe de sacriGcateurs habillés de lin, et du grand prêtre avec son Ephod et sa tiare, où le nom de Dieu était écrit sur une lame dV; cette vue, dis je, fil une telle impression sur le prince macédonien, que, s'élant avancé seul, il adora ce nom et salua le grand prêtre. Ce n'est pas lui que fai adoré, dit-il à Parmenion qui lui expri-

postularl, — L*£glise adresse toijûoiurs son culte à ]*Homme-Diea. EUe lui décerne ce culte suprême qui n'a de nom dans aucune langue, bien que le mot de latrie ait été fixé pour le désigner. Le culte qu^eUe rend au Fils est le même que celui qu'elle rend au Père. L'incarnation do Verbe ne lui a rien fait perdre de ses attributs essentiels. L'une et l'autre nature, unies bypostatiquemeot, ont droit à la même adoration. L'Eglise ne sépare jamais, dans son culte public, la divinité de rhnmanité de Kotre- Seigneur considérée abstraciivement. EUe ne prohibe pourtant pas de décerner un culte intérieur et privé à la sainte humanité de Notre- Seigneur. Par exemple, à sa sainte âme, à cause de la plénitude de grâce

dont elle a été ornée Ajoutons même, que, sous le rapport pra^qae,

on ne doit pas régulièrement s^arer Thumanité de la divinité; nMôson doit décerner au Christ le culte suprèoie de Latrie qui lui est dû à raison de sa dignité. » {Correspondance de Rome^ édit. du Mans,p8g. 485-4S6.)' (1) Esther, cap. m.

filait son étonoement, mais le Dieu dont U exerce la grande prêirUe, Il marche eosuile & JéruBalem, et, arrivé daos cette ville, it monte au temple, et y fait les sacrifices que lui prescrit le pontife. Le lendemain, il fit assembler le peuple et lui demanda quelles grftces il voulait obtenir. Le grand prêtre le supplia de permettre au peuple de se gouverner conformément aux lois de leurs pères, et de les exempter de tribut la septième année; tout leur fut accordé.

Page 1