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f ceux qui Tadorent Taëcirenl en 68pi*it et en vérité, » c*eslà-4ire qu'Us soîeitl pénétrés du pto* profond respect pour M flMJesté sainte; qu'ils s^dbaisseot et s*biiiii3ieDi en sa présence, reeonnaisBant qu'il est tout et qu'ils ae sont que va«> oHé et aéam.
=D. Fuites une acte d'adoration î — R. Mon Dieu, je vous adore emmenon ciéaleur et mon 60ttTendDSégiietir,«tie me eeuniets eotièremeol à vous.
Ëxi»LicATio:t. ^- A l*exeropie des saints , faisons souvent âes actes d'aderaltoe ; isais surtout n*y manquons jasiats le matin et le soir , et que les paroles que notre bouche prenoooe soient i'expressicm des sentinmnts dont nooa sommes pénétrés au fond du eœur. Mcn Bieu , je vous adore, je m'abaisse, je m'hoeiilie devant vous. Mettre ab* solo de la natiire , vous êtes mon créateur et tTion lotiverom Se^mur : oui, c'«st à vous que je dois Texistence et la vie ; c'est à vous que je dois tout ce que je suis et lent ee que je possède. Agréez t'hooimage que je vous fais de ma sou^ missluQ et de ma dépendance ; mon sort est entre vos mains; faites de moi ce qu*il vous p\wa, je me^ soumets entièrement à vous. Vous ne m*avez créé que pour me rendre heureux, fîssiez-vous fondre sur moi tous les maux, vous sauriez les faire servir à mon avantage^ et JY reconnattrais la volonté d uo père infiniment sage , infiniment bon , qui ne se propose en tout que le bonheur de ses enfants.
—D. iV« dotl-ert adorer que JHeu seul? — R. Oui, on ne deit idorer que Dieu seul^ parce qu^ lui seul est le créateur et le soureraio Seigueur de toutes cbiMies.
ËxpLicATioff. — L adoration étant un aole d'abaissement par lequel nous reconnaissons la grandeur , l'excellence d» l'Être suprême et l'empire absolu qu^it exerce sur tout ee q^i existe , il est évident que nous ne pouvons adorer qoe Dieu seaL Adorer une créature , ce serait reconnaître que (out lui appartient, que tout est dans sa dépendance ; ce qui est uDe absurdité. — On se sert quelquefois! il est vrai, du
terme adorer ^ à T^rd des créatures ; il est dil, par exemple «au livre de la Genèse, qu Abraham adora le people d^Hébron (4). Mais alors ce terme ne doil pas être pris dans ua seos rigoureux, et il signifie seulement, comme nous venons de le dire , honorer, révérer , donner des marques d estime et de respect, etc.
»D. Doit-an adorer Jésm^Ckritt ? — R. Oui, oo doit adorer Jésus- Clirlst, parce que Jésus-Christ est Dieu.
fixPLicATioif. — Jésus-Christ, notre divin rédempteur, est Dieu. Or, mes enfants , puisque Jésus-Christ est Dieu, il 8*ensuit qu*il est le créateur et le souverain mettre de toutes choses; que nous sommes en tout sous sa puissance et son autorité ; que notre vie, notre être, tout dépend de lui. Nous devons donc Tadorer , et ce serait méconnaître sa divinité, nous rendre , par conséquent , b\en coupables i ses yeux , que de lui rehiser le culte suprême , Thonneur souverain qui lui est dû.
— D. Peut'On adorer son humanité? '^ Oui ^ parce que l'humanité, le corps, le cœur et la chair de Jésus- Christ appartiennent à la personne même du Fils de Dieu.
Explication. — Jésus-Christ , Dieu et homme tout ensemble , est une personne divine et non une personne humaine, quoiqu'il ait la nature humainë'^; tout ce qui est eo Jésus-Christ est donc digne d*adordtlon Nous pouvons donc adorer son corps , puisque c*est le corps d*un Dieu ; son cœur, puisque c'est le cœur d*un Dieu ; sa chair , puisque c^est la chair d*un Dieu. En rendant ainsi le culte suprènje à Thumanité de Jésus-Christ, c*est à la personne même dit fils de Dieu , à une personne divine, à Dieu lui-même que nous le rendons ; d'où il est facile de comprendre que ce cuite est parfaitement légitime , et que ce n*est point transpoi'terà la créature ce qui n'appartient qu'au crcaleur.
Nous pouvons adorer Thumaniié de Jésus-Christ , son
(1) Ged., xm, 7.
corps, par exemple ; et e*est ce que nous faisons dans la célébration des mystères sacrés (4], et spécialement dans la solennité eucharistique instituée, en 4264, par le pape Urbam IV, et qui est connue sous le nom de Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement, fête du Corps de Dieu,
Une fête particulière et une confrérie , qui compte un grand nombre de membres, ont été aussi instituées en TIioq- Deur du Sacré-Cœur de Jésus-Christ. Pour se faire tin^ idée juste de cette dévotion , il ne faut point perdre de vue ce qui suit. 4* Le véritable objet de la dévotion au Sacré* Cœur est le cœur matériel de Jésus-Christ uni hypostati* quement [i] au Verbe divin. Je dis : uni ikypostatiqoement an Verbe ; car si , par impossible , ie cœur de Jésus cessait tfètre hypostatiquement uni à la divinité » il ne serait plus adorable du culte de latrie, parce qu'il cesserait d'être le cœur d*un Dieu ; on pourrait lui rendre un culte , mais inférieur à celui que nous rendons à Dieu , et supérieur à celui que nous rendons aux saints.
V Dans Texercice de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus , nous ne faisons jamais , nous ne pouvons même jamais faire abstraction de Tâme et de la divinité auxquelles le cœur de Jésus est uni , pour penser uniquement à Tobjet matériel. En adorant le cœur de Jésus, nous ne le séparons pas de la persomie de Jésus-Christ ; nous adorons la personne du fils de Dieu , laquelle renferme et sa divinité et son humanité tout entière, quoique, tlans les hommages que nous lui rendons, notre intention se dirige plus particulièrement sur une des parties de son humanité.
3* Lé cœur de Jésus que nous adorons n*est point un cœur mort , sans vie , tel que le cœur des saints dont od conserve les reliques ; le cœur de Jésus est vivant, puisque
(l) « Nous adorons la chair de Jésus-Christ pendant la célébration « des mystères sacrés. » S. Ang. de 9pirit, Senct, lib. y» cap. xv.
(S) UEgiise entend par union kypostatique^ Fanion du Verbe avec la utnre humaine, union de laquelle il ne résulte qu^une seule personne.
— 7t — son corps adorable^ depuis sa sortie da iOBibfiau, est p1«i& de vie et de gloire dans le- ciel.
4® L'Eglise » dlsHagné le coeur de Jémm pour eu faire robjet d*oD culte ^otei , et la raison en est manifeste : le cœur étant le siège ei t*ot^ane des affeetions , le coeur matériel de Jésus est un symbole sensible bien propre à éleyer rame à la pensée de Tamour immense de cet Homme^Dieo pour les hommes.
1^ Ce serait sans doute une erreur grossière , et même «me espèce de matérialisme (l ) , de considérer le cœur matériel de Jésus comme éprouvant réellement le sentiment de l'amour. La fonction de ce nobte organe, dans notre Seigneur comme dans tous les hommes , était d'entretenir , par des mouvements périodiques (2) , la vie de son corps sacré. Hais n*étant après tout qu'une portion de matière organisée , il était aussi incapable d'éprouver des aflections que de produire la pensée. Toutefo», si le cœur de Jésus n'éprouvait ni ne pouvait éprouver le sentiment de l'amour, on ne peut niei' qu'il n'en soit le symbole naturel. Il est certain que notre cœur éprouve des mouvements physiques correspondant aux sentiments de l'âme : il se dilate dans la joie, il se resserre dans la tristesse. Aussi, de tout temps, oa a attribué au cœur le sentiment de l'amour. Ces expressions : c'est un cœur noble , tendre , aimant , consacrées par le langage de tous les peuples , et qu'on retrouve dans les livres saints pour désigner l'élévation des sentiments et la bonté de l'âme ; ces expressions nous avertissent que le genre humain a toujours cru que les pensées et les sentimenls retentissent au cœur. C'est donc avec raison que TÉgjâse nous représente le Sacré-Cœur de Jésus cooune embrasé d'amoi^r pour nous, qu'elle lui attribue le sentiment de i'amour , et qu'elle en fait l'objet d'un culte spécial , afin .
(f ) MalériaUsoM, erreur de ceux qai aMribtieiit à la matière U facallé depeuar.
(»} Fériodi^pia, quirevieBl à des tenpt maMpiés.
de rappeler sans eesêe i nof re souvenir tout ce que ce divio SàûveoT a fait poarnotis (1).
TRAHS HISTCmrQUES.
MBU SWL BOIT ÉTHB AIKMÉÈ.
Aman, aroalëcile, fils (TÂmadath, était de la race d'Âgag, qui régnait du temps de Saiil. Âssuérus, roi de Perse, Tayant pris eo aflëetion , lui donna dans sa cour un rang au-dessus de lout ceux qui y étaient. Et tous les serTilcurs du roi, qui étaient à la porte du palais, fléchissaient le genou devant Aman et Tac/orasent, parce que le roi Tavail ainsi commandé. Mardocbée , qui demeurait assiduement a la porte du palais, était le seul qui refusait de rendre à an homme ce qui n'appartient qu^à Dieu. Aman en Tut averti^ et, sachant qnll était Juif, il voulut voir s*il persisterait dans j>a résolution Voyant que Mardochée demeurait ferme à ne pas vouloir r«(forer, il résolut de s'en venger, non seulement sur sa personne^ mais aussi sur toute la nation des Juifs qui se trouvaient dans le royaume d*Âssuértis. Après avoir représenté au roi ce peuple eomme étant extrêmement dangereux, il obtint un édit adressé ux gouverneurs des provinces^ pour faire exterminer tous les Juif»k un jour marqué. Cet édit, publiquement affiché dans la capitale, jelUk la consternation parmi tous les individus de celte nation , qui s'y trmivaient en grand nombre. La reine Esther, Juive de nai&-
(i) En confirmation et comme complément de ce qui vient d^être dit, Itocbial Fadomtion dueNk mvnmnllé de Jésns-Gfarist, nom croyons dtfoir insérer ici le passade snrrant, tiré de la Correspondance de Rome :■ •Om doit honorer l^hmnaaitéda cihrist m concreto^ en tant qu*elle est kunanité da Christ, comme noie à la divinité en unité de personne, de la même manière que noas vénérons^ adorons le eorp9 de Jésus-Christ, eomne ccrps do THonme-Diefi. Mais, selon Topinion des théologiens Its phM Mitorisés, la pratiqHe dTadresBor des prières à la sainte huma* lilé dit Christ prise t'iv ébstraeto^ c'est-à-dire abstraction faite de son «nioa iwee la Dimité, ne sertit pas approuvahle. Car Thumanité seule, . 'payant pas été notre mèéÊÊLÎtkei ne mérite point par elle-même, ne ^ MtMhH pas et niatoreèda pas par eHe-méme. La prière suppose que «ei«i a«q«^ eUe est adressée peut opérar par Inî-niême, puisque nous hâdem— dons de fiifroqiidiqiie dloso pour nous. Or, dit Stiarez, At^ma- }ittar in se mhUpôieet fàeert^ neetnereri, née satis/heere, nisi yerônm Pfr ipsam operetur^ ideo nihil potest ab humanitatB prœcise sumpta
saoce « implora la grâce de ses compatriotes , éclaira le roi sur les véritables motifs d^Amao, et parvint à faire révoquer Tédit. Aman fut pendu, par ordre d'Âssuérus, avec toute sa famille (1).