DE LA SUPERSTITION
— D. Quels sont ceux qui pèchent par superstition? — R. Ce sont ceux qui , par une relfgioR fausse ou ma^ entendue, mettent leur confiance dans de vaines pratiques non autorisées par TEglise.
Explication. — Religion signtfiiB id la mènoe diose que culte, manière d'honorer Dieo.
Àvoif une refigion fausse , c'est ne point honorer Dieu de la manière que le prescrivent Dieu et TEglise.
Avoir une religion mal entendue, c*est mêler aux pra? tiques de religion certaines cérémonies vaines et inutiles , el y mettre sa confiance.
Mettre sa confiance , par une religioo busse ou mal entendue, dans de vaines pratiques md autorisées par l'Elise, c est se rendre coupable de sopersfStion.
Le md superstition, pris dans sa signification générale , s*étend à tout culte faux et déréglé , et par conséquent 3 ndolâtrie même. Mais dans le sens le plus ordinaire^ il signifie seulerïient un faux sentiment de religion » qui nous donne une vaine et excessive confiance en certaines choses, ou qui nous inspire une crainte également frivole et excès* sive de quelqjues autxes , oomme ayant une vertu sumatn* relie q» elles n oui pa8> ou eomaie es ayaniuae plosgrande qu*eUes a'ea ont en e£M.
(1) Traduit de Schmirf.
Is snpnrsfttfmi' est éTkl^fimvMit cou traire ao preiiiièi codhmaademeDt de Dfeu. En effet , ce pretriiei' oofmnaDdemenlt Doos ordoDDe de recomnllFe Bieu pour netre souverain Seigneur, et, parconséqœnt, de ne craindre que lui et de mettre eu M seul notre eonfianee. Mais craindre on espé> rer quekinee effists aumiAurels de choses auxquelles Dieu n'a attaché aucune vertu surnaturelle, ou attribuer a cer* taines-cboees une plus grafide vertu surnaturelle que ^eo ne feor en a attaché en efVet , ce n'est plus craindre IMeu , ce n'est plus espérer en lui ; c'est craindre fô créature, c'esl espérer eUila créature; ce qui approche de ndolétrie.
D. Est-ce une superstition d'attendre, de certaines choses, des efets qu'elles rCont pas la vertu de produire ? — R. Oui, parœ que ces effets n^étant pas produits natureltement, sont fœuvre du dénum, et, dès lors il y a an pade ait moins tacite avec cet esprit de malice, ce qui est une sorte (fidolàlric.
Explication. — D'après tous les théologiens, on se rend coupable de superstition lorsqu'on emploie, avec l'espérance de réussir, certaines chosesiqui n ont aucune vertu, ni naturelle, ni surnaturelle, pour produire les effets qu'on attend. Ceux, par exemple, qui prétendent guérir telle maladie, en prononçant sur le nmlade quelques mots» en feisant sur lui quelques signes, doivent comprendre que des paroles, des signes, n'ont pas naturellement celte vertu ; Dieu n'y a pas attaché non plus cette erficacité (t) ; si donc ils produisaient cet effet, ce ne pourrait être que par t*opération du démon.
Il y a des personnes qui se vantent de feîre passer les fièvres, pourvu qu'elles sachent* fe nombre de fièvres qu'on a déjà eues , de fSaire disparaître les dartres en tes toOehant , ou bien en attachant dans la cheminée un petit morceau de bois vert, et à mesure que le bow sèche, ted dartt^es s'en
(1) n est inutfle de dire cpie Dieu peut ferroriser quelqu^un dn dont des miraeleff, et atlrilmer à ses ptrofes, à ses prières, la vertu de gttérir
— sg «*
vont. De tels effets , s'ils avaieot lieu , oe que nous sommes ioÎQ d'admettre, ne sont point naturels, puisqu'il n'y a aucun rapport entre eux et les moyens employés pour les produire : ils ne pourraient donc venir que du démon.
Dans quelques parties de la France, lorsqu'une personne de la famille vient à mourir, les paysans font porter le deuil aux abeilles ; ils attachent , è chaque ruche , un petit morceau d'étoffe noire ; sans cela , disent-ils, les abeilles périraient ou s'en iraient. Mais n'est-il pas évident qu'un petit morceau d'étoffe noire ne peut naturellement empêcher les abeilles de s'en aller ou de mourir ; Dieu n'y a pas attaché non plus cette efficacité ; si donc il produisait cet effet , ce ne pourrait être que par une opération diabolique. D'après le même principe, c'est une superstition de croire \ que deux pailles en croix ont la vertu d'arrêter le sang ; I qu'on peut éteindre le feu en écrivant certaines paroles sur l la cheminée ; qu'on peut se délivrer des verrures, en jetant dans un puits autant de pois qu'on a de.verrures ; qu'en plaçant le lit d'un moribond dans le sens des solivaux, Tagonie sera moins longue et moins pénible. Ce sont là autant d'ima*^' ginations qui n'ont pas le plus léger fondement.
D. Est-ce une superstiUon de mêler , à certaines pratiques de religion f de f circonstances vaincs et inutiles, et d'attribuer à certaines prières des effets que ni Dieu ni C Eglise n'*y ont attachées? — R. Oui, c'est une sufierstilion.
CxpLiGATioif. — Il est impossible d'en douter, d'après la définition que nous avons donnée de la superstition. Ainsi c'est une superstition de ne vouloir entendre la messe qu'à tel autel , que lorsqu'il y a tel ou tel nombre de cierges allumés, et qu'elle se dit par un prêtre qui porte tel nom » ou à une certaine heure de préférence à toute autre. C'est aussi une superstition de croire qu'une messe dont la rétributloa a été quêtée par un pauvre, et h jeun, vaut mieux qu'une autre messe ; ou bien de faire dire un certain nombre de messes , en regardant un nombre déterminé comme nécessaire pour obtenir de Dieu ce qu'on lui demande. Hais oa
— salie doit meilre «a raog des pratiques superstitieuses, ni Tustge ancien ei approuvé par TEglise de faire dire, par dévotioD« trois, ou neuf, ou (rente messes, ni les neuvaioes que i*on fait pour demander quelques grâces partieulières (t) ; pourvu que !*on ne fasse pas dépendre TefScacité de la prière précisément du nombre de jours dont se compose la neuvaiùe, et qu*on ne sMmagine pas qu*on n'obtiendrait aucune grâce si on priait ou faisait prier pendant dix jours ou seulement pendant buit.
C'est encore une superstition de faire des prières, bonnes en elles-mêmes , mais avec des circonstances que l'Eglise n'enseigne ni n'approuve ; circonstances que l'on regarde comme absolument nécessaires pour que ces prières soient exaucées : comme de les faire à certaines heures, en certain nombre, les commençant par la fin et les finissant par le commencement ; ou de les faire dans une certaine situation du corps, ou en se tournant vers l'occident plutôt que Vers l'orient. Par toutes ces choses, il est certain qu'on ^Mionore Dieu au lieu de l'honorer.
C'est également une superstition de réciter cinq Pater et cinq Ave pour les âmes du purgatoire, afin de se réveiller mmanquablement , le lendemain matin . à l'heure qu'on voudra (2) ; de réciter trente jours telle prière, pour savoir l'heure de sa mort, ou bien pour gagner è la loterie ; de réciter trois fois l'oraison dominicale avant le lever du soleil, pour être guéri de la toux ou du mal de dents, etc. Mais, dira-t-on , ces prières sont bonnes, elles sont excellentes ;
(1) Mgr Gousset; Thédl, mor.^ tom. ii, pag. 174.
(t) Si on ne IhîsaH pas dépendre dn nombre de Pater et à^Ave la grâce temporeUe que fon désire obtenir, et qu^on n*attachAt pas à cette récitation un efièt infaillible, il n*7 aurait pas, en ce cas, de loperstition. Cest du moins le sentiment de pUisieurs théologiens. Il est certain ^ «lisent-ils, i« que la charité pour les âmes du purgatoire n*e8t pas sans niérite derant IKeu; S<» ces âmes prient pour leurs bienfaiteurs, et it s'ttt pas impossible qn*elles leur obtiennent la grâce de s^étemer à n^ure qu*Uf désirent.
sana doute , nais Diea n'y â pas atlMbéde pareMs tflbts ; t'Egliae ne ^en sert pa» powr ceta ; eeM prétefMhie r&na qu'on leurattribne , et qu'on fait d* atHeors dépendre bieai souvent de eirconstmces vaines et inoliles, est donc encore une imagination sans fondement.
Il nous serait tmpossibre de feire Ténumérafion de tontes les superstitions répandues dans les diverses classes de la société ; mais nous ne pouvons nous dispenser de parler de la vaine observance, de la divination , de Tastrologie , de» songes, et de la rhabdomancie ou baguette dîvioatcMre. Toutefois, il se présente auparavant une questîoo, laquelle, ce nous semble, n'est pas sans intérêt.
D. Est-ce une superstition de recourir à tel saint pour obtenir quelque grâce particulière^ par exemple de prier saint Antoine de PadouCy afin de retrouver une chose perdue ou volée ? * — R. Il ne paratt pas qu'il y ait eo cela de superstilîoD.
ExPLKATioN. — Dans les cinq premières écfilions de cal ouvrage, nous avions mis au nombre des pratiques supevstitieuaes la coutume qu'ont certaines personnes de prier saint Andoine dePadoue, pour retrouver les choses perduai ou volées. Un capucin d'Aix nous a ackessé sur ce sujet une dissertation fort intéressante dont voici la substance : *- 1* Cette dévotion est, depuis plus de six cents ans^ mise en pratique dans l'ordre des Franciscains, mçà bonoreot saint Antoine de Padoue d'un culte particulier , et e'esi de cet ordre que les fidèles l'ont empruntée. EUe consiste 2 réciter le huitième répons qui se chante aux matines de la fête de saint Antoine de Padoue, et qui commence par ces mots : Si quœris miracula , etc. Ce répons, qui se trouve dans on bréviaire, à l'usage des Capucins» approuvé par le Saint-Siège, sappose évidemsienk que Pon peêt obtenir, par l'intercession de ce saint, la grâce dont H est question. 2* De graves auteurs rapportent un grand nombre de grâces sp& ciaieaqae le&fidéies eut reçHes^ leraqe*il« ool céeilé la aateii prière avec foi et dévotion.L'an 4 595, est-il (HidanleSiéii-
naksiei. firèr^ meneurs Cajmetf^^i) , Vftw&eane die saitil Antoine de Padoue opéra plusieurs miracles à CdManveetfa, province de Faierme. 3* Oa Kl date les mêmes annales que dom Ignace, évtqae d«Cardoiicc, perdit un jour sec aoueaii pastoral^ aoquel il tenail beaiHSOBp, panée que e'étaH «▼«« lemérae anneaa c|uHl avait été* saicré évéque. Ne poevamt pins le retrooTer, cpttlqoe reoberche qu'il fit» 3 prit ie parti, wonne' il te déclara Itti-mème, de se recommander à saint ÂDtoifiode Padmie; il dit et fit dlr^des messes a soo hem*- Door, et Dieu lai aceorda la fa^ur qu'il désirait. I* Le frère Âmbroise Calberiiie raconte, dans ob de ses ouvrages, le flrirade opéré en sa Aveurpar F intercession du même saint, t Btant, dîl^il , parti* de Toulouse , je perdis un manuscrit dans lequel j'avais iiisM des notes contres les hérétiques. Connaissant la perto quej*avm faite, je rebroussai mon diemîQ environ trois eo quatre lieues , demandant à tous ceux que je rencontrais des nouvelles de mon livre , mais personne ne m'en domiait. * Désespérant de le retrouver parce moyen, il mit tout son espoir dans le seoours de Dieu; et, se rappelant saint Antoine de Padoue, U l'invoqua avee ferveur et confiance, le conjurant de TassisteF auprès de Dieu et de lui faire retrouver son manuscrit. Sa prière faite, il voit venir à lui un homme qui lui demande s'il n'a point perdu un livre; il prend ce livre, le considère, et il recoûTntl que c'est le sien (2). -— L'auteur de la dissertation que Qoas venons d'analyser conclut en ces termes : la pratique d*iovoquer aaîni Antoine de Padoue, afin de retrouver les olyets perdus ou volés est une pratique pieuse , puisque la prière qui en est la base et le fondement est renfermée dans un bréviaire .approuvé par le Saint-Siège ; en second lieu, si elle était entachée de superstition. Dieu aurait-ii
(l) Abrégé des Annales des fhères mineurs Capucins^ traduites par )a p. Antoine CaluM.
(2] Chroniques des frères minairt^par Fr. Maccile Linboane, tom* m» Kî. II, chft^ un, pag. ilS, éiii. iA-4fL
accordé , à ceux qui y onl eu recours , lea grâces qu'ils onl demandées (4).
Ce qui vient d*étre dit de saint Antoine de Padoue (2) peut 8*appliquer à un grand nombre d'autres saints que Ton io* voque pour obtenir quelque faveur spéciale. Une foule de faits qu*il paratt impossible de révoquer en doute, prouvent qu'il a plu à Dieu, qui est admirable dans ses saints, d'accorder, à rintercession d'un saint évéque, telle grâce, tdie guérison ; è Tintercession d'un saint abbé, telle autre grâce, telle autre guérison, etc. Il n'y a en cela rien qui soit indi* gne de sa bonté et de sa sagesse, et l'Eglise, toujours dirigée par le Saint-Esprit, loin de blâmer cette croyance, semble au contraire Tauloriser. N*y a-t-il pas en effet, presque dans chaque paroisse , quelque dévotion particulière , laquelle consiste à réciter ou à faire réciter sur soi telle prière, en l'honneur du patron ou d'un autre saint, pour obtenir la déli» vrance de certain genre de maladie, etc. ? Cela se passe sous les yeux des premiers pasteurs qui ne font pas entendre la moindre réclamation ; est-il permis, dès lors, de croire qu'il y ait en cela rien de superstitieux? — Il n'en est pas de même de la vaine observjernce, etc.
D. Qu'est-ce que la vaine observance ? — R. La vaine observance est une superstition par laquelle on emploie des moyens frivoles, qui n*0Dl point naturellemeni la vertu de produire Pefifet que Toq attend, et qui n'ont été institués pour cela oi par Dieu, oi par l'Eglise.
Explication. — Nous venons d'en donner plusieurs exemples. Nous ajouterons, avec saint Thomas, que les pratiques de la vaine observance se réduisent à trois. La première a pour objet d'acquérir la science, et s'appelle Y Art notoire^ lequel consisterait à vouloir se procurer la science infuse, sans peine et sans travail, ou en employant des cérémonies
(1) Nous pourrioiM citer un grand nombre d*autres faits , parmi les* quels il en est qui nous sont personnels. (S) Religieux de Tordre de saint François, aaort le IS jnia iSti«
ridicoles. La seconde a pour objet d'obtenir la santé, et s'ap» pelle Observai%ce des santés^ biqueile aurait lieu si, pour guérir leshooimes ou lesanimaux, on employaiides remèdes singuliers qui ne pourraient avoir de vertu que par lentremise du démon. tA troisième s'appelle Obset^vance des évè* nemenis, laquelle consiste à croire que certaines choses sont dessignes dequeiques événements heureux ou malheureux, qiKHqu*ils n'aient aucun rapport avec ces sortes d'évène* ments. D'où il s'ensuit que c'est une superstition de croire qu'un miroir cassé, une salière renversée, deux couteaux ou deux fourchettes en croix , trois flambeaux allumés sont signe de malheur ; qu'il ne faut pas se marier le mercredi ou dans le mois de mai, si Ton ne veut pas être malheureiix en ménage, et autres pu^ilités semblables qu'on regarderait peut-être comme des fautes légères, si les livres saints ne nous apprenaient qu'elles sont plus graves qu'on ne pense : « Seic gneur, ditle propbéte-roi, vous haïssez ceux qui observent € des choses vaines et sans au^n fruit (I). » —Il n'est pas rare de rencontrer dans le monde des personnes qui ne vou» draient pas faire la lessive pendant la semaine sainte où dans l'octave de la Fête-Dieu, de ptur de mourir dans Tannée ; d'autres qui ne voudraient p^s boulanger les jours des Rogations, de peur d'avoir toute Tannée du pain moisi ; il y en a d'autres qui croient que c'est un mauvais augure si on entend, le soir pu ta nuit, un hibou crier sur le toit de la maison, ou si, en sortant de chez sol, Ton rencontre un lièvre, un serpent, un borgoe ou un boiteux ; qu'au contraire il arrivera du bonheur, si Ton rencontre, le matin, un loup, une chèvre ou un crapaud. -*- Une personne doit se marier tel jour , le mèrae jour' se trouve un enterrement : c'est mauvais signe I Plusieurs personnes se mart«it le même jour ; elles se rencootrenl à TEgiise , ou en y allant, ou en s'en retournant : malheur à elles I il en mourra au moins une dans Tannée ! Le cierge de la mariée brûle plus prompte-
Ci) Odisli observantes vanitates superraciâis* PsaU, xxx, 7.
ineiti que odui du Buirié : c'est fli^ae^pi^dlraioirra iafira* Bûère. Le dlmancbe, peadant la mesfiefarMssîale, l'borlogt vieat à sonner entre les deoK éiévatimis : >o«8t signe -qu'il nkoun*a dans la secnaîaB quelqa'<un de la pareisse^ etc. Ge sbi^ là auAanl d'extravagances qui yesseï^ égalemeal te bon s«is et la religion. Cependant il y a iMie infinité de gens <|ui tes regardent oooMBe des présages certains ; ee qin eai une iUusioD pitofable qye l*Ég^ a condamnée dans plusieurs conciles, et particuliofement dans le preeiier concile de Mtlsin, sous saint Charles, et dans un ccmoUe tenu à Bordeaux Tan 45Ââ. — D*jp«ès la définition qoe nous avons donnée de la vaine nbservanœ, c*est encore se rendre coupaUedeoegenredesuperstitiondes'imaginerque, lorsqu'on se trouve treize personnes>a mander à Ja même table, il en mourra une dans Tannée ; car œ wunbre treize n a aucune qualité funeste pour |>rocurer la mort, et Oiau'ne la point établi pour en êtr« le pronostic U y a plus démanger à être quatorze à table qoe treize, et filus enooreà être quinze que quatone, et seize que quiose, puisqu'il y a plusde chances pour la morl« On a supputé qu'it lOMirt anouelkment un indi^idu sur trente-lroîs : c'est bien Mn de tmze ; le pédi «cc^tdonc àmeaorecpi'an approche de ce noaibre( 4)«**-S'ii y a des^geos assez simples puinr avoir peur du mmbre tmze« il en est ub plus grand nombre encore, p^ut-^tne, qui oui peur du vendredi, et qui ne voucfa*aient pas, pour tout «i inonde, se mettre en voyage, monter en ditigaDoe, se ria- ^uer en bateau, ni même se couper les ongles le vendredi, parce que,4iîsen^iis, te vendredi est un jour de maitiear... Comme si le jour où Ja mort incompréhensible d'un Dieu a sauvé le monde ne doit pafs être, au contraire, le pins heu-reux des jours.
(1) Salgttcs ; Deg erreurs et des pr^ugés, tom. l. — Souiiax&dr^t-oii ^ue le nombre 13 est dAqgereux à table à cause de Judas qui était le treizième à table avec Notrè-Seigaeur ? il faudrait dire alors que lorsque treize personnes se trouveront à la même table, il y en aura une qui ira se pendre , à Tezemyle de Juits.
D. iWi|N<ejMU oiêtMivne serU 4e emm ùbsermuoe 4e mettre iaaMfiance4am$ les mots kabbaUstigues^ les talismans et les amulettes? -^ Oui, puisque ces choses h*(mt point naturelfement la verlu de produire Teffei qu^onen altend, e( que ni Dieu ni I^glise De les onl instiuiées pour cela.
Pfixpuc4Tioti. — La kabbale, d*UQ mot hébreo qui sigoifie tradition <» consiste dans la combinaisoii de certains mots mystérieux que l'on porte sur soi , et auxquels on attache b vertu de gyérir les maladies , de chasser les démons , de feidre invulnérable, de [réserver de la foudre , de la rage, delà morsure des vipères, du choléra,, etc. Le plus célèbre des mots UatèaUstiques est le mot Abrcicadabra : les anciens y altrîbuaîeni une grande vertu , et de nos jours enêtre une foule de gens y mettent leur oonBance, et croient qu'ils seront guéris de la fièvre , en l# portant dévotement suspendu à leur «eu « éerit sur un petit papier, de la maoière suivante :
iABRÂCADÂBRA.
ABRACADAB.