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Croire à la vertu et i Tefficactlé de ce mot, n'est-ce pas le comble de la simplicité ou plulâtde ia stupidité? — On ^Dtend par talùfnan une figure ou une image gravée sur mie pierre eu sur .un métal , i laquelle les charlatans attrihuent des vertus merveilisuaeâ^ comme de guérir les maux dedeots, de préserver des incendies, de la peste , des rats. Oq dtstingue trois sortes de talismans : les astronomiques, ^oi portent ia Qgure de quelque signe céleste , avec quel-
ques caractères ininteliigfbles ; les magiques, qui ont des figures grotesques avec des mots iusignifiants et des noms d auges inconnus ; les mixtes, qui sont composés de figures et de paroles. Il est clair comme le jour que tous ces objets n ont aucune vertu, et qu'ils ne peuvent servir qu*à abuser le peuple crédule et superstitieux. Quel estThomme, ayaot tant soit peu de bon sens, qui croira que des paroles ou des figures, gravées sur une pierre ou sur une plaque de métal, aient la vertu, par exemple, de préserver de la morsaredes bètes féroces? — Les amulettes sont certains remèdes sa* perstitieux que l*on porte sur soi, ou que Ton s'attache au cou, pour se préserver de quelque maladie ou de quelque danger, pour gagner au jeu , pour connaître les secrets dés autres, etc. L'Eglise, dans tous les temps, s'est élevée contre de semblables pratiqdtes, et les eondles r^ardent lusage des amulettes comme un défaut de confiance en Dieu et un re^ d'idolâtrie. N'est-ce pas, en effet, un préjugé aussi ridicule que celui des païens , qui attendaient des secours d'une statue muette et insensible ? Cependant les amulettes sont encore en usage parmi le peuple , et il n'est même pas rare de rencontrer des individus assez simples, assez dénués de raison et de bon sens , pour s'imaginer qu'ils n'ont rien à craindre du tonnerre , parce qu'ils portent sur eux des feuilles de noyer cueillis la veille de la Saint-Jean, avant le lever du soleil ; qu'ils n ont rien a craindre des magiciens ni des sorciers, parce qu1Is ont eu soin de mettre une pièce de monnaie entre les deux semelles de leurs souliers ! ! I
Mais si Tusage des mois kabbalistiques, des talismans et des amulettes blesse également la religion et le bon sens, ce n'est point une pratique vaine ou superstitieuse de porter sur soi , par dévotion , une relique , l'image ou la n^daille de la sainte Vierge, de saint Louis de Gonzague ou de tout autre saint. Le culte des reliques et des saintes images a, dans tous les temps, été approuvé par l'Eglise, et la confiance que ces objets inspirent aux fidèles est justifiée par les faveurs extraordinaires obtenues, dans une foule
de GircoDStanoes, par b vertu des reliques et des saintes images.
D. Hu^at-ce que la divination î -^ R. La divfnatioD est uoe saperstiiioo par laquelle on emploie, pour cosnatlre les choses oaebées ou futures, certaios noyeus qui ne peuvent les faire eonnattre ■alureHement.
Explication. — La divination suppose un pacte, au moins tacite, avec le démon. Les moyens que l'on emploie n*ayant aucun rapport avec les choses dont on désire la connaissance et ne pouvant par conséquent la procurer naturellement, on invoque par Ut même le secours du démon ; ce qui renferme une grave injure envers Dieu , et une espèce d'apostasie. — Chez les anciens, la divination se divisait en plusieurs branches ; voici les principales. La Nécro^ mœnde (4), ou l'art de lire dans l'avenir en évoquant 'et interrc^eant les morts. VAnthropomancie, ou l'art de lire dans l'avenir par l'inspection des entrailles de Thomme. La Pyromande, ou la divination par les mouvements de la flamme (2). La Capnomancie» ou l'art de lire Tavenir dans les mouvements de la fumée. De nos jours encore, dans les veillées villageoises , on consulte l'apparence de la lampe , comme présage des événements futurs. VAréomancie , ou la divination par les phénomènes de l'air. VHydromancie^ ou la divination pat la couleur et le mouvement de l'eau. Elle se pratiquait aussi en mettant dans un vase rempli d'eau un anneau suspendu à un fil. Si le projet qu'on avait conçu devait réussir, l'anneau, dit-on, allait de lui-même frapper le vase à plusieurs reprises. Cette superstition est encore en vogue dans plusieurs contrées. La Catoptromari' cfe, ou l'art de deviner dans un miroir. Aujourd'hui encore, les paysannes de la Bretagne et du Bas-Maine (ce ne sont, à coup sûr, ni les plus sages ni les plus spirituelles) , met-
(!) De vexpoç, mort, et [xavrcfa, dWînalion. (i) Ce genre de divination, qui est nn reste de paganisme, fat con-« dtmné par le coacUe tenu à Arles Tan 452, can., tZ.