‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 45 sur 114 · DU BLASPHÈME · texte numérisé non relu

DU BLASPHÈME

==D. Qu^eM'Ce que le blasphème? — R. Le blasphème est toute parole injurieuse à Dieu, à ta religion ou aux saints.

ExpLîCATio». — On entend par blasphème (de deux mots grecs qui signifient blesser 1^ réputation pXâirrco fiifAviV) une parole injurieuse à Dieu. Pour qu'il y ait blasphème, il Q*est pas nécessaire qu'un discours soit directement contre Dieu. Il suffit qu'il soit contre les saints , ou contre les ^oses sacrées, ou antres créatures, considérées comme œuvres de Dieu. Les blasphème&qu on se perm^ à l'égard duDe créature quelconciue vcefnsidérée cùmmm cativrede

Dieu, retombent sarDieu qui lui a donné Texistence; è plus forte raison ceux qu'on se permet à l'égard des saints, delà religion ou des choses saintes , retombent sur Dieu , auteur de toute sainteté et dont la religion est Touvrage.

D. Qu^ est-ce que blasphémer contre Dieu? — R. Blasphémer contre Ditu, c^est injurier Dieu, c'est le traiter av^ outrage.

Explication. — Le blasphème contre Dieu est ou énondatif, ou déhonestatif, ou exécratoire.

Le blasphème énonciatif consiste : 4<> à attribuer à Dieu ce qui ne lui convient pas ; par exemple, si on disait : Dlea est un tyran, il est cruel, injuste; Dieu m'en veut plus quà un autre. Gomme si Dieu, qui est infiniment parfait et par conséquent la bonté même, pouvait en vouloir à personne; comme s*il n'était pas le meilleur et le plus tendre des pères I 2<* A refuser à Dieu ce qui lui convient; par exemple, si on disait : Il n'y a point de providence ; Dieu ne s'occupe pas de nous ; il ne se mêle en aucune manière de ce qui se passe ici-bas ; il n'est point juste ; il n'est point miséricordieux. 3<» A attribuer à la créature ce qui n'appartient qu'à Dieu ; par exemple si on disait du démon, qu'il est toutpuissant, qu'il sait tout ce qui doit arriver, qu'il eu sait autant que Dieu ; ou d'un prince, c'est un Dieu, un second messie, que Dieu ne lui peut rien ; ou d'une personne qu'on aime passionnément, qu'elle est adorable, qu'elle est aussi aimable que Dieu. C'est là transporter à la créature oe qui n'appartient qu'à la beauté souveraine et éternelle.

Le blasphème déhonesiatif consiste à attribuer à Dieu, par manière de reproche, de dérision ou de mépris, ce qui, dans la réalité, lui convient ; ainsi blasphéma Julien l'apostat, lorsque, reprochant à Jésus-Christ qu'il était de Galilée* il lui dit: « Tu as vaincu, Galiiéen. »

Le blasphème exécratoire consiste à faire des imprécations contre Dieu, k le maudire, à lui souhaiter du mal ; par exemple quand on dit : « Mort Dieul Je voudrais qu'il n'y

eût pas de Dieu I » Clest émettre l*exécrable voeu que rim* iDorlel cesse de vivre» quMl soit aoéauti à jamais I

Parmi les différentes expressions de blasphème, il en est une devenue si familière aujourd'hui, qu on s'en sert à tout propos et en toute rencontre : c*esl le mol sacré joint au saint nom de Dieu. Vous comprendrez, mes enfants, combien ce blasphème est horrible, quand vous saurez ce que signifie le woiiacré: il vient du verbe latin sacrare, qui, en français, a deux significations opposées. Lorsqu'on remploie dans la prière, il signifie bénir , louer , rendre horomage ; c est dans ce sens que nous disons : « Sacré cceur de Jésus, « ayez pitié de nous. » Mais, si les expressions de sacré sont employées dans d'antres circonstances, dans un esprit de colère ou d*emportement, de haine ou de vengeance, alors elles signifient la même chose que maudire, souhaiter la malédiction, donner au démon. De là vous comprenez que sacré et maudit, ayant la même signification, on peut indifféremment mettre Tun à la place de Tautre, sans changer en rien cequ on veut dire. Sacré, avec Di^ ou nom de Dieu, est donc la même chose que: maudit Dieu, malédiction à Dieu, au nom de Dieu I

Le péché est moins grave, si Ton prononce simplement le nomie Dieu^ sans le faire précéder du mot sacré ; ou même à Ton joint ensemble le mot sact*é et le mot nom, sans le (aire suivre du mot Dieu. Mais si on se sert de ces expressions dans un moment de colère et d'emportement, il est hors de doute qu'on se rend grièvement coupable, et à raison du scandale que l'on donne, et à raison du sens que présentent naturellement les expressions dont nous venons de parler.

Que faut-il de plus, mes enfants, pour vous faire sentir combien est détestable un pareil blasphème, et pour vous portera lavoir en horreur ? Blasphémer de la sorte, c'est tenir le langage de Tenfer, c'est être un démon sur la terre, puisque c*est faire ce que fait le démon, dont toute loccu^

patloD est de maudire le nom de Diea, de lé isiasi^nMr et de vomir des imprécetteos contre lui.

Et qu*on ne ^Hee pas qu^eo proaooçaDt le nom de Dieu, dans un mouvement d'impatieuce ou de colère, et en le faisant précéder du mot sacré, on n'a nullement TintentioD d*iDJurier Dieu, ni de diminuer l*honneur qui est dû a son nom ; que ce n'est pas oontre Dieu que l'on profère ces paroles, mais contre les hommes^ les animaux...; que ce sont, dés lors, plutôt des menaces ou des jurements purement matériels, pu»qu'on n*a pas Tintention de jurer^ que des blasphèmes proprement d^. A cela nous répondons que ceux qui ont contrat^ la malheureuse habitude dont il s'agît, comprennent si bien le sens dès paroles qu'ils profèrent et la portée desr termes' dont ils se servit, qu'ils ne manquent jamais,' <kiis lesahit tribunal, de s'accuser d'avoir blasphémé le ^nt nom de Dieu. Nous ajouterons, avec Monseigneur Gousset, que^pour se rendre coupable de blasphème, il n'est pas né^ssaire d'avoir Fintention formelle d'outragef Dieu, de diminuer l'honneur qui lui est dû ; il sofit de proférer le blasphème, quand on sait d'ailleurs et qu'on s'aperçoit que les paroles que l'on se permet sont iû[|u'rieuses à Dieu (4). Or, qdi nesait que ces paroles: Nm de Dieu ! précédées du mot sacré, sont injurieuses à Dieu? qud est celui qui, en les proférant , ne sent pas au fond de sa conscience une voix qui lut crie : Malheureux, tu oetrages ton Dieu ; tu maudis son saint nom, ce nom adorable qui mérite tout honneur et toute gloire dans les siècles des siècles II!

' Mais les mêmes paroles, prononcées sans colère et sans esprit d'impiété, par inadvertance ou par suite d'une longue habitude formellement et sérieusement retractée, ne sont pas un péché mortel ; c'est du moins ce qu'enseignent un grand nombre de théologiens dont le sentiment nous

0) Théol, moral., tom. I, pag. 194.

parait loui à faH probable, pour oe pas dire cerlaia (4). *-* U ea est de mèoM ai oo les profère sans e& oempreodre le sens ; ce q»i peut av<Hr lieu surtout dans les eufanis, qui, ayant eu le noûalbeur d*étre élevés par des parents impies et bhspbéfnateurs, répètent naturellement ee qu'ils ont en* tendu dire. C'est reÊkdreà ces malheureux enfonts un grand service que de leur représenter qu'ils ne doivent pas imiter en tout leurs pères et mères; que les paroles qu'ils profèrent renferment ^ soi un horrible blasphème, et qu'Us tloiivent par conséquent 8*en abstenir avec le plus grand soin. — « Que fout -il penser» 4it le P. Gautrelet, de ces formules: N,. de Dieu! S.*., ti.. de Dieu ! fout-il les regarder comme des paroles de menaces, nen contre Dieu mais contre les. créatures qui les provoquentf ou des jurements commiontoires dans lesquels cependant oo n'a pas l'intention d*ap-, peler Dieu ea témoignage de ce que Ton dit ? ou bien soni-ce de véritables blasphèmes? Sans nier absolument que, dans certains cas, ee ne soient que de simples menaces, ou des imprécations contre les créatures, nous croyons qu'ordin nairement ces formules renferment un blasphème propre* ment dit. Tel est, ce nous semble, le jugement même de, ceux qui se pennettant ces paroles ; il sentent, ils compren-, DjMit qu'elles renferment ii^e injure faite à Dieu. C'est à lui,, pour ainsi dire, qu'ils s'en prennent de la contradiction, qiji'iU éprouvent, c'est contre lui qu'ils déchargent la colère qui les transporte. H peut y avoir des exceptions^ if^s. ordinairement id sera le sens de ces détestables formules., Quand même elles ne s'adresseraient pas immédiatement à Dieu, elles renfermeraient presque toi^ours un péché, soit à raison du scandale, soit à cause de Thabitude qui expose au danger de blasphémer dans d'autres circonstances, soit à cause de la conscience mal formée de ceux qui profèrent ces paroles, et qui, d'un côté, ne peuvent se dissimuler qu'elles renferment quelque péché, et de lautre veulent

(1) Voir sur ce Biyet Vernier et Mgr Gousset.

le commettre quel qu'il soit et de quelque nature qu*li puisse être , ce qui parattra plus que vraisemblable dans des personnes surtout que la passion transporte (I). »

Confirmons ce que nous venons de dire , savoir que les formules dont nous venons de parler, et surtout la dernière, renferment un horrible blasphème^ par une autorité que personne ne sera tenté de récuser. Le dernier jour de Toctave de TEpipbanie de Tannée 4 847, sa sainteté IMe IX parut dans réglise de Saint- André , et montant h la tribune d*où le Père Ventura , célèbre prédicateur, avak expliqué, pendant les sept premiers jours de Toctave , les vérités et les grandeurs de notre sainte religion, il adressa une touchante allocution à Tauditoire surpris et comblé d*une joie indicible. Or, parmi les paroles qui descendirent de cette tribune, le vicaire de Jésus-Christ prononça les suivantes sur la profanation du saint nom de Dieu : a Je ne puis, sans une vive « émotion, mes bien-aimés fils, me rappeler ceslérooigna- € ges d*amour que vous êtes venus m*offrir le premier jour c de Tan. Mon cœur vous remerciait de vos vœux, et rap- « portant, comme je le devais , à Thonneur de Dieu ce que « vous faisiez pour moi, son indigne vicaire, je vous ai ioc vîtes à bénir le nom du Christ par ces paroles : Que k c nom du Seigneur soit béni, Sit nomen Domini benedictum. «Tous vous m'avez répontlu , aveeTaccent de la fol : Dès « niaintenant et pour l* éternité ! Ex hoc nunc et usqueinse- « cMum! Je viens vous rappeler ces engagements solen- € nels ; car, je le sais : bien qu en très petit nombre, il y a « dans cette ville, centre de la catholicité, des hommes qui € profanent le saint nom de Dieu par le blasphème. Vous tous « qui êtes ici , recevez de moi cette mission : Publiez par- « tout que je n'espère rien de ces hommes ; ils lancent

(i) Du Blasphème et des moyens de V extirper^ par le P. GauU^let, de la Société de Jésus; 1 vol. ia-18, Paris, 1849, pag. 17 et 18. — Oa peut voir une dissertation sur le même sujet dans Texcellent recueil qui se publie à Liège, sous le titre de Mélanges théologiques; 3* série, ir« li?., mai i850.

« eontre le ciel la pierre qui les écrase en retombant. C'est « combler la mesure de ringralitude de blasphémer le nom « du Père commun^ qui nous donne la vie et avec elle tous « les biens dont nous jouissons. Dites à ceux de mes fils qui « Toffensentpar de tels outrages, de ne plus donner ce scant dale dans la Ville sainte. » — Ces paroles du Saint-Père produisirent sur ceux qui eurent le bonheur de les entendre l'impression la plus profonde ; bientôt elles volèrent de bouche en bouche, et, depuis lors, le nombre des blasphèmes a diminué à Rome d'une manière sensible. — Il s'est formé, depois quelques années, dans plusieurs diocèses, et en particulier dans ceux de Langresetde Tours, des associations pour Textirpation du blasphème, lesquelles ont déjà obtenu les résultats les plus consolants (I).

Vous savez maintenant, mes enfants, ce qu'il faut penser de cette formule : N., de Dieu , précédé du mot sacré. « Mais ce n'est point un blasphème , dit Mgr Gousset, ce D*est pas même un péché mortel de prononcer, soit de sang-" froid, soit dans un mouvement de colère ou d'impatience , le mot de sacré , qu'on emploie le plus souvent avec certaines expressions grossières plus ou moins injurieuses au prochain, en disant de quelqu'un, par exemple, que c'est ïïùsacrém,, un sacré 6. Ce n'est point contre Dieu que 1 emportement fait tenir de semblables propos , mais bien contre les hommes ou contre les animaux , etc. La colère , <iuelque grande , quelque grave qu'elle soit , n'en change point la signification (2). »

D. Qu*est'Ce que blasphémer contre la religion? — R. Blasphéiner contre la religion, c'est en parler avec dérision et avec mépris*

Explication. — Ce serait, par exemple, blasphémer contre la religion, que de dire qu'elle est l'ouvrage des hommes, one invention des prêtres; qu'elle n'est bonne à rien ; que

(1) Mémorial catholique^ n<» du 30 mars 1847. (î) Mgr Gousset, ThéoL mora/e, tom. I, pag. 195.

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ee»x qui la pratiquent ne sont pas meilleurs que ceux qui cte la pratiquent pas ; que la religion catholique ne vaui pas Qiieux que la religion protestante; que toutes les religioDS sont également bonnes...

Ce serait également blasphémer contre la religion que de parler avec moquerie des décisions de TEglise, de ses cérémonies , des sacrements qu*elle administre , de les iraîfcor de momeries, de superstilions. Ce serait encore blasphémer contre la religion que de nier la divinité des saintes Ecritures ; de prétendre qn*elles reuferment des choses absurdes, ridicules ; qu elles ne sont pas la pure parole de Dieu; que le papier souffre tout... Tous ces blasphèmes, tous ces propos impies retombent directement sur Dieu lui-même» et sont autaot d outrages faits à son infinie majesté. N*est-ce pas, eu effet, outrager Dieu, que de jeter le mépris sur une religion qui est son ouvrage, et sur des vérité qu*ii a révélées à la terre pour faire son bonheur et pour (aôliler aux hommes les moyens d^arriver au salut ?

B. Qu^ est-ce quetlasphémer contre les saints ? — R. Cesteo parler d'une manière ÎDJarieuse.

Explication. —Blasphémer contre les saints, c'est se permettre , à regard des saints , des propos et des réflexions qui outragent leur sainteté el leur mémoire ; par exemple, si on disait qu'ils avaient tel défaut, tel vice, et qu'ils ne méritent pas les honneurs qu on leur rend ; qu'ils sont cause que tel malheur, telle calamité est arrivée... Le plus horrible blasphème contre les saints est celui que quelques libertins ne rougissent pas de proférer contre la reine de tous les saints, Tauguste Marie, en révoquant en doute sa perpétuelle virginité, en affectant de la regarder eonuoe une femme ordinaire ; que dis-je ? comme une épouse orimioelid et foulant aux pieds les avoirs les plus sacrés!.., il imit être bien enfoncé dans la boue des passions et des vices, et avoir abjuré tout sentiment de délicatesse et de respect pour soi-même, pour avoir Taudace de proférer de semblables

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borreurs ; qael châtiment sera assez rigoureux pour punir un tel cnme ?

= l>. Le blasphème est il un grand péché f — R. Le blasphème^ de sa nature, est un péché énorme.

Explication. — Oui, mes enfants, le blasphème est, de sa nature, un péché énorme, puisque blasphémer, c*est insulter Dieu et le traiter avec outrage et avec mépris. Outrager un roi de la terre, Taccabier d'injures, c'est un crime qu oa ne pardonne pas et qu'on juge digne des châtiments les plus rigoureux ; quel châtiment, quel supplice ne mérite donc pas celui qui ose insulter et outrager le roi des rois, le maître souverain du ciel et de la terre? — Dans lancienne loi^ Dieu avait ordonné de lapider, c*est- à-dire de tuer à coups de pierre les blasphémateurs. Un jeune Israélite ayant blasphémé, on ramena à Moïse : Moïse consulta le Seigneur, qui ordonna que le coupable fût lapidé, ce qui fut exécuté (4)... Sennachérib, roi d'Assyrie, ayant blasphémé, Dieu montra toute Tborreur que lui inspirait ce crime, en ordonnant à un ange d'exterminer le coupable et toute son armée, composée de cent quatre- vingt-six millehonMnes(2). Saint Louis, roi de France, avait porté une loi qui condamnait les blasphémateurs à avoir la langue percée avec un fer chaud. — Depuis longtemps la justice humaine ne punit plus ainsi le blasphème ; mais le crime est toujours le même devant Dieu, qui venge souvent, dès celte vie, la sainteté de son nom, et punit, d'une manière terrible, ceux qui ont Taudace de l'outrager. En voici un exemple tout récent. Au commencement du mois de février 4 847, plusieurs ouvriers étaient à table dans une auberge de la commune de Goupillières-Renfougères. L'un d'eux 3e prit à jurer le nom de Dieu, plus par habitude que par mauvaise intention. Le maître du logis, nommé Silvain Levaillant, lui fit à cet égard

(1) Lerît., xiiv, 10-14.

(2) Reg., IV. XIX, 9-35.

quelques remontrances amicales qui furent bien accueillies par cet ouvrier, qui du reste a des sentiments religieux. Alors un autre convive, ouvrier tisserand, prit la parole à son tour, et commença à nier qu'il y edi un Dieu ; puis, il se mit à vomir contre Dieu et la religion les plus horribles blasphèmes. Le sieur Levaillant cherche à calmer cette fréDésie par des paroles de douceur. L'ouvrier répond avec ironie: « Ton Dieu ! je veux aller souper ce soir avec lui I » et, aa même moment, il tombe comme frappé d'un coup de foudre, la face contre terre ; il avait cessé de vivre. On ne saurait dépeindre la stupéfaction des assistants qui ont vu, avec raison, dans cette mort une punition du ciel (4).

LE BLàSPHàMATEUR PUNI.

Neslorius, fameux hérésiarque, vit, sur la fin de ses jours, croître ses maux avec son impiété. Après plusieurs fuites pénibles, marqué, pour ainsi dire, dès ce monde du sceau de la réprobaiioo, on dit que son corps se pourrit tout vivant, et que «a langue, orgaoe de tant de blasphèmes contre Jésus-Cbrislelsa sainte mère, fut rongée de vers. Contraint de fuir encore dans cet état, il se tua en tombant de cheval.

HORREUR DE CLAUDE BERflÂRD POUR LE BLASPHÈME.

Ctaude Bernard, dit le pauvre prêtre, frémissait d'horreur quand il entendait proférer quelque blasphème. Un charretier le trouvant tiii jour sur son passage, lui donna un grand soufflet en blasphémant le nom de Dieu. * Mon ami , lui dit le saint prêtre, donne mVn un second et cesse de blasphémer. »

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