‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 52 sur 114 · COVBIEII IL IMPORTE DE BIEN ÉLEYER LES ENFANTS · texte numérisé non relu

COVBIEII IL IMPORTE DE BIEN ÉLEYER LES ENFANTS

Oa néglige de former les enfants à la vertu, et Ton songe bien plutôt à leur donner les grâces du corps et le goût de la splendeur et des frivolités. Cette réflexion faisait verser des larmes au philosophe Cratès, quoiqu^il fût païen de religion. U eût souhaité monter sur le lieu le plus élevé de la ville pour crier ensuite de loules ses forces : c Citoyens, à quoi pensez-vous ? Tout votre temps se pisse à amasser des ri^esses pour vos enfants, et vous ne prenez aucun soin de cultiver leurs âmes, comme s'il était plus important de leur laisser des biens que la vertu (i).

MADAME DE GHEYERUS.

La mère du cardinal de Cheverus, Anne Lemarchand des Noyers, était une de ces femme rares qui entendait parfaitement TéducatioQ de Tenfance ; elle ne croyait pas qu'il fallût y employer de système ; la meilleure à son avis était la plus simple el la plus chrétienne. Attentive à inspirer à ses enfants, par ses exemples plus encore que par ses paroles, la crainte de Dieu, Thabiiude de la prière, les égards pour le prochain, la charité pour les pauvres, U compassion pour ceux qui souffrent, Tamour de tout ce qui est bon, honnête et vertueux, elle savait se faire obéir et se faire aimer, elle ne conoaissait point ces réprimandes sévères qui aigrissent le caractère au lieu de le corriger; encore moins ces châtiments qui font obéir à fœil, mais qui ne changeut pas le cœur. Chose bien digne d'une mère chrétienne, elle avait appris à ses enfants à redouter, comme le plus grand châtiment, Texclusion de la prière commune qui, suivant les moeurs patriarcales, se faisait chaque soir en famille. Le coupable était condamné à prier seul, comme indigne d'unir sa prière à celle de la famille , et cette crainte les tenait tous dans le devoir. M. de Cheverus père, joignait aussi ses soins à ceux de sa vertueuse épouse, et comme elle il contribuait en exemple el en paroles à la bonne éducation de ses enfants.

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