SOULAGEMENT DES PAUVRES
On trwve d|ans l'Ëgli^ chrétienne primitive de Jérusalem la première mslitution régidière pour le soulagement des pauvres. lie même devoir fut imposé è chaque Eglise dans le monde chrétien, et Ton pourvut aux moyens de l'exécuter. Il fut recommandé wx fidèles de travailler^ non seulement afin qu'ils pussent manger leur propre pain, mais afin qu'ils pussent en donner h ceux qui n'en avaient pas. Là {renier jour de la semaine, diacuç devait mettre en réserve ce qu'il fallait pour cette destination, suivant la mesure de prospérité que Dieu lui avait accordée.
OIARITÉ DE LOUIS XVf,
IJntfnfant s'adressa un jour à Louis XVf, qu'il ne connaissait pas^ et lui demanda l'aumône. Que feriez- vous de Targent que je
fous doDDerus? demanda le monarque. — Monsieur, je le porterais k mon grand-papa, qui est malade dans un grenier où il a grand froid. Le roi se fait conduire par Fenfaot, et trouve un vieiilard malade et couché s^r la paille. M fait aussitôt apporter on lit et donne h ce malheureux tous les secours dont il avait hesoin.
DU HUlTlàMB COMMANDEMBNT DE DIEU.
=D. Quel est le huitième commandement ? — R. Faux témoignage ne diras, ni mentiras aucunement.
^D. Qu'est-ce que Dieu nous défend par ce commandement? — R. Dieu , par le huitième commandement , nous défend le fiux témoignage, le mensonge, la calomnie, la médisance, la contumélie et le jugement téméraire.
Explication. — Le Dieu que qous adorons est le Dieu de vérité : « Vous m'avez racheté, Dieu de vérité » , dit le Prophète-roi (4). D'où il s'ensuit, mes enfants, que tout ce qui est conttaire à la vérité offense Dieu. Il aime essentiellement la vérité, mais il déteste la duplicité et le men* songe : « Vous fuirez le inensonge » , est- il dit au livre de TExode (2) ; et, dans le Nouveau Testament , Jésus-Christ nous recommande de ne rien attester coipme vrai que ce que nous savons certainement être tel (3). Il nous est donc ordonné dQ fuir le mensonge, le faux témoignage et la calomnie ; et aussi la médisance, la contumélie et le jugement témiéraire, qui, en soi, ne sont point des mensonges, mais qui peuvent facilement y porter. Il est bien rare, en effet, que celui qui médit^ du prochain , qui Tiiisulte ou le juge témérairement, se contienne longten(ips dans les limites de la pure vérité ; de la médisance, de la contumélie et da
(1) Psal., iM^ a.
1%) Ezod., zxni, 7.
^vj cxoa., xxiii, 7.
(S) Matth., y, t7.
jugem^t téan^aire au mcnsoQge et à la calcmmie, la IrasaiUoD est facile et le pas est glissant.