I. Tim., I, 19. i
(a) Ideo mittet illis Deus operationem erroris, ut credant meudacio. lI.Tbes.,ii, 9.
ta après : Allons au plus pressé, mon Père ; c'est mon eœmr plus que mon esprit, gtiî a besoin d'être guéri (^).
L'orgueil est une autre source d'incrédulité. Uu esprit rempli de lui-même, persuadé de sod excelieuce, qui se croit capable de tout pénétrer, et en droit de tout soumettre à son examen, même les œuvres de la divinité, peut-iladmettre les dogmes du christianisme, qui ne présentent à la raison humaine que ténèbres et obscurité? Peut- il croire une religion qui attribue à Thomme une si grande misère et une corruption originelle ? une religion qui met tous les hommes au même niveau, et qui enseigne que Fignorant et le pauvre sont plus grands devant Dieu que le savant et le riche, s'ils sont plus vertueux el plus justes.
La vanité est la dernière source de Tincrédulité. On croit que, pour être sage, il ne faut pas penser comme le vulgaire ; que, pour avoir la réputation de bel esprit, il faut jeter le ridicule sur les objets les plus respectables et les plus saints ; que pour être regardé comme un homme supérieur, il faut traiter la religion de préjugé et de superstition. On parle donc à tort et à travers ; on dit et on répète sans cesse que, pour être sauvé, il sufBt d*être honnête homme; on traite le ciel de chimère, lenfer de vain épouvantai!, etc., et on ne manque pas de trouver des échos. II n*est point de cog de village, quelles que soient les absurdités qu*il débite, qui ne reçoive des applaudissements : Un sot, a dit un auteur, trouve toujours un plus sot qui Vadmire ; et plus on parait Tadmirer , plus soo amourrpropre est satisfait. Il ne se sent pas de joie eu voyant qu'on l'écoute comme un oracle, et il sait bien payer, par on redoublement de blasphèmes, l'espèce de culte que lui rend ane poignée de paysans ignorants et stupid^.
Telles sont les causes, telles sont les sources de l'incrédulité. Le Christianisme D*a eu et n'aura jamais pour
(t) Relation de la comersim de Jf. Bouguêr^ pir la P. dt ta 1
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cootradietecirs, la fol n'a eu et n'aura jamais pour enneorâ que des ignorants, ou deseoeurs corrompus, ou des esprits vains et orgueilleux*
B. Mais les plus grands hommes n'ont-its pas été incrédules^ — R. Les pïuà%rands honimes, au contraire, ont eu îà fbi, el plusieurs d'entre eux oni écrit des ouvrages admirables pour la défense de la religion.
Explication. — Sans invoquer, en faveur des vérités delà foi, les témoignages des Pères de TEglise, esprits aussi éloquents que vastes et sublimes, ni ceux des pontifes et des prélats les plus célèbres, nous avons Tassentimeni des hommes les plus élevés dans la science : dans la métaphysique, Bacon, Descaries, Màllebranche, Leibnitz; dans Jes molhémaliques , Pascal, Bernouilli , Euler;dans Tastronomie, Copernic, Galilée, Kleper ; dans la physique , Boyle, Newton; dans rhistoîre naturelle, Linnée, Réaumur, fionnet , Haiiy ; dans la médecine , Hoffman , Haller ; dans la jurisprudence, Bacon, Grotius, Domat , Daguesseau, Montesquieu. La réunion de tous ces beaux génies, qui tous ont rendu hommage aux vérités de la foi , est un argument bien capable de faire réfléchir ceux qui jugent en matière de religion d*aprôs les misérables sophismes de Voltaire et de Jean- Jacques Rousseau, sans avoir jamais étudié les preuves sur lesquelles est basé notre symbole.
TRAITS HISTORIQUES
DERNIEItS nOAENTS DE QITELQUES HOMMES CÉLÉBRAS.
Laplace^le plus^^rand mathématicien qui ait paru depuis uo siè- \;1e, après avoir émis^ dans quelques uns de se£ ouvrages, des principes d^inerédulité, courba enfin la lêle sons le joug de la fol. Non seulement il appela k lui un prêtre à fheure de la mort, mais de pins il reçut rextrême-onciion el te saint viatique avec des marques non équivoques de piété el de ferveur, el, par conséquent^ flBMTMt ea nm evayani ei au tea «ailialMpie» le6.HiM« i8i7. ^ Le fameux Ampère, cet homme si justement
YEainfe stfaaie, qviea pleim eocore la perte récente fil mnimit àHarseille eo 1^36)^ pralîqua conslaniinent, et de latnanière la plus édifiaote, kHw lea deroirs de fi«tre sainte religion. — If. le btfea Sylfeatrede Sacy, mort il y a quelques aaoées sealement, a laissé 00 teslanent qui osmntmeooe ainsi : c Avant ^e rien régler
< de ce qui concerne mes affaires temporelles et les iniérêls de ma
< ilunille, je regarde oomœe un devoir sacré pour moi, qui ai vécu « dans un les^jM où Tesprit d'irréligion est devenu presque unrversel « et a produit tant de catastrophes funestes, de déclarer, en présence «de celui aux regards de qui rien n^est cactié, que j'ai toujours « «écu dans la fbi de TEglise calholiqae, et que, si ma conduite n'a «pas tetijours élé^ ainsi que j-en fait l'bumbie aveu, conforme aux «saintes règles que celle foi m^imposail, ces fautes n'ont jamais été « chez moi le résultat d'aucun doute sur la vérité de la religion « chrétienne, et sur la divinité de son origine. J'espère fermement « qu'elles me seront pardonoées par la misérorde du Père céleste, « en vertu du sacrifice de Jésus-Christ mon Sauveur; ne mettant « ma confiance dans aucun mérite qui me soit propre et persoonely. « et reconnaissant, du fond du cœur, que je ne suis par moi-même « que faiblesse, misère et indigence. » Le vieillard octogénaire qui rendait ainsi témoignage, sur le bord même de la tombe, aux croyances de ses pères, à la foi de sa jeunesse, était à coup sûr oélul de tous les hommes auxquels il avait été donné d'examiner dO; pkis près les fondements du christianisme, et d'étudier plus profondément les moindres circonstances de son apparition sur la terre. L'bumbie chrétien qui s'exprimait ainsi sur lui-même et sur les infirmités de notre nature, dans le langage et selon les enseignements de PEvangile^ était peut-être, de tous les hommes, celui auquel il aurait été permis de s'enorgueillir des dons de la Provi- <leDce et de remploi qu'il en avait fait (1). — Nicolas- t*rançois Bellart (mort en 1826), procureur-général près la cour royale de Paris^ un des hommes les plus éloquents et les plus célèbres de notre siècle, se montra toujours pénétré d*un profond respect pour les vérités de la foi. Dès qu^tl pressentit sa fin comme prochaine, il exprima le désir de recevoir les sacrements, ordonna lui-même ladiffioihkNM blufe, «t désira que toute sa firaitlle fût présente ^fîittgitttcértaoBie. AtNi) renueHlasi ce qu'il oefoservailde loroe
(0 V^wefv dn SO avril 1840.
il adressa à rassemblée celte noble et touchante alloctttton : t Daos € ce moDienl où je vais recevoir le corps de Jésus-Chrlst, mon « Sauveur, je me dois de déclarer que jVi toujours été convaincu « de la vérité de la religion. J'ai vécu et je veux mourir dans la « religion cat|pïique , apostolique et romaine. Tai commis une « grande faute. Je n'ai pas eu le courage d'en remplir tous les € devoirs. Qu'on ne croie pa^ que ce soit éloîgnement et une lâche < désertion de ma part, si je n'ai pas mis dang la pratique la suite « qu'exigeaient les principes que jai toujours professés; d'est l'âge € des passions et l'entraînement des aflfaires... Je sens que j'aurais « dû donnerun meilleur exemple; je le devais comme chrétien pour c moi-même, comme chef de famille pour les miens, comme maître « pour mes domestiques. A l'avenir, je promets de mieux pratiquer « mes devoirs de chrétien (i). •