‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 95 sur 114 · SB · texte numérisé non relu

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nitnde dn consenfement. 4* La giièveté de la matjiére; c'esl-â-dîre qn'il faut, pour pécher mortetiemeQt , quel» matière du péché , ce qui oonstHoe le péché , ce dont le p^ diéest fait, m nous pouvons parier ainsi, soit quelque chose degnave, decopsidérabe, ou de sa nature, ou parrim* portance qu'y attache le législateur, en ordonnant ou dé« fendant telle action sous peine de péché mortel. Ainsi, un homme qui ment pour rire, pèche, parce que la loi de I^u défend de blesser la vérité ; mais comme le mensonge pour rire n'est poitit une chose grave , cet homme ne pôdie pas mortellement. Si, au contraire, il mentait pour porter un préjudice notable a\i prochain , dans ses biens ou dans sa réputation, l'objet de son mensonge étant grave, son pé^ dié serait mortel. 2^ La plénitude du consentement ; c'est-àdire qu'il faut, pour péicher mortellement, se laisser entraîner, se porter à une chose mauvaise, avec une pleine ddvertance,avec une volonté entière et parfaite. Par exemple, vous déchirez la réputation de votre prochain ; vous vous en apercevez , vous pensez au préjudice que vous allez lui causer, et cependant Vous continuez; il y a là plé*nitude de consentement, consentement parfait. — Toutes les fois que les deux conditions dont nous venons de parler se trouvent réunies, le péché est mortel ; si Tune des deux manque, le péché n'est que véniel.

Un péché peut être n^ortel, ou de sa nature ou par accident. — Il l'est de sa nature (4) lorsqu'il a , dans sa propre espèce , la matière suffisante pour un péché mortel, comme l'hérésie, l'injustice, la fraude^ l'impureté.. 11 l'est parocci^ dent, lorsqu'il ne devient mortel qu'à cause de son motif ou de quelque autre circonstance mortellement mauv^sûse. Tel serait un mensonge joyeux fait dans de très mauvais motifs ; telle serait une parole équivoque proférée avec la certitude qu'il va en résulter un grand, scandale ou un grand dommage pour le prochaio.

(1) Ex naturA sua, ex génère suo;

Parmi les péchés mortels de leur natare, il en est qui D'admetteoi jamais de l^^èreté de matière : comme l'hérésie, le blasphème, et, selon le plus grand nombre des théologiens, Timpureté. Hais il n*en est aucun qui ne puisse devenir véniel par le défaut de pleine adverlanoe et de plein consentement (4).

— D. Queis sont les effets du péché mtnrtel^ — R. Le péché mortel imprime dans Tàme uoe tache ou souillure ; il lui donne la mort, en lui faisant perdre la grâce sanctifiante; il établit l'àme dans un étal de culpabilité et rend celui qui le commet digne de la mort éternelle.

Explication. — !• Le péché mortel imprime dans Tâme une tache ou souillure; c*est ce qu'il est impossible de révoquer en doute, puisque TEcriture, dans une foule d'endroits, nous présente le péché comme imprimant une tache dans l'âme, et y laissant des souillures qui en ternissent la beauté, a Leur conscience, dit saint Paul, est tf impure et souillée (2). » — <k Vous êtes souillés devant « moi dans votre iniquité ; » dit le Seigneur aux Juifs prévaricateurs, par la bouche de Jérémie (3). — 2^ Le péché mortel donne la mort à l'âme, en lui faisant perdre la grâce sanctifiante. Dieu est la vie de Tâme, comme Tâme est la vie du corps ; et, de même que le corps meurt aussitôt que l'âme en est séparée, de même l'âme meurt aussitôt qu'elle est séparée de Dieu. Or le péché mortel opère cette séparation ; il fait perdre à l'âme la grâce sanctifiante, c'est-à-dire cette charité qui la rendait pure et belle aux yeux de son créateur, il |ui fait perdre l'amitié de Dieu, qui, ne voyant plus en elle qu'un objet d'abomination et d'horreur, s'en éloigne. Le péché mortel, par conséquent, ôte à l'âme ce qui était sa vie, et loi donne le coiip de la mort, en établis-

(1) Voy. BUloard, De peccatis. —S. Liguori. — Gatalani, Theol, moral,, etc.

(2) Inquinatœ suât mentes eomm et conscienUa. (Tit., i, 15.)

(3) MacolaU et in iniquitate cortm me. (Jer., n, i2.)

sant entre Dieu et elle uq mur de séparation. Tout pécheur est donc un meurtrier ;^ et qui tue-t-il? ce n'est pas uo étranger, ce n*est pas un ennemi, c*est lui-même. Et avec quelle arme ? par 1 offense de Dieu, dit un Père de TEglise (4). Aussi, dans le pécheur, ce n'est pas tant Tbommequi vit que Fombre d'un tnort. Pécheur, que votre malheur eki grand I vous avez perdu votre âme, vous l'avez tuée ! Rd marchant vous portez votre cadavre, vous accompagnez votre convoi funèbre ; et vous ne poussez pas sans cesse de lugubres gémissements et des cris lamentables I — 3® Le péché mortel établit l'âme dans un état de culpabilité ; c'est ce qui résulte de la nature même du péché ; car le péché étant une offense faite à Dieu, il est évident que celui qui le commet est coupable aux yeux de; Dieu et mérite un châtiment plus ou moins grand, selon que le péché dont il se rend coupable est plus ou mois grief, tant qu'il ne fépare point sa faute ; de là la coulpe ou culpabilité de rame, reatus cidpœ (2). — i- Le péché rend digne de la mort éternelle, c'est-à-dire de l'enfer, de châtiments qui ne finiront jamais ; et c'est ce que les théologiens appellent la dette ou le mérite de la peine, reatus pœnœ. Que le péché mortel tnérite une peine éternelle, c'est ce que les livres saints nous enseignent en^ termes formels : a Les bons, dit « Jésus-Christ, auront pour partage la vie éternelle, et les « méchants un supplice qui ne finira jamais (â). » — « Les « réprouvés, est-il ditau livre de l'apocalypse, seront tourne mentes jour et nuit, pendant les siècles des siècles (4). » -^ Tels sont, mes enfants, les terribles effets du péché

(1) Quo tel»? offensa Dei. (TertidlieDO

(2) Multa suDt io peccato spectanda.... Macula, qtue est privatio mUh ris ex gratia proYenientis... Reatus qui est obligàtio ad pœn^is quibus dignus est peccator. ( Bail , Summa conciliorum omnium , tom. II « pag. 760. )

(3) Ibunt hi in supplicium aeternum, justi autem iu vitam œtcraam. (Matth., XXV, %6.)

(4} Gruciabuntuf die ac nocte in secula seculorum. (Apoc., xx, 10.)

mortel. « Fuyez-le donc comme on faîlà Paspecl d'un ser* « ^>ent (I)... Les dents de ce monstœ sont des dents de lion; « elles blessent à mort les âmes des mortels. Toute ini- « qmté est un glaive h deux tranctiants, et sa blessure est € incurable (2). »

D. SorU'CC là les seuls effets du péché mortel î >- R. Non, le péché mortel dépouille Tâme de tous ses mérites passés, et la met daDS rimpossibililé de rien faire qui soit méritoire pour la vie éternelle.

ExFLicATioïf. — ! Non seulement le péché roortd donne la mort à rame, et c est pour cela qu*oa iappeUe mortels 9 la dépouille encore de tous ses mérites passés. Vous aories amassé autant de trésors, pour la vie éftemelle, qu'au dernier jour tous les élus aosemble en auront aux yeux du iK>uveraiQ juge, sî vous connnettez un péché mortel, tout est perdu pour vous. Le laboureur a cultivé de fertiles cauipagnes avec un soin et des travaux extrêmes; il compte sur une moîsâon abondante ; une grêle effroyable survient et anéantit toutes ses espérances : voilà Thomme qui pèche mortellement après des années oomiiireuses qu'il vient de passer <lans la pratique des plus sublimes vertus. C'est ou navigateur qui, sur lepointd!arriverau rivage de sa patrie, lait naufrage , et voit s'engloutir au fond des mers les immenses trésors qu'il avait amassés. « Si le juste, dil le « Seigneur, commet Finiqulté,... toutes ses bonnes œuvres « seront mises en oubli (3). » J'ajoute, mes enfants, que le péché mortel met Tbomme^ans l'impuissance absolue tie rien faire qui soit méritoire devant Dieu, jusqu'à ce qu'il rentre de nouveau en grâce avec lui.. H n^est j^s <^'Qne branche s^rée du tronc; il n'est plus ftoondé par te sève

(i) Qnasi a facie colubri fuge peccatum. (Eccl., xxi, 9.) fï) Tbid, Ces erpressions ne doivent pas être prises dans un absolu , puisqu'il n'y a point de péché irrémissible, t») Esech.,xym,lt.

de la grâce sanctifiante qui, seule, péat Hn faire produire des fniils pour la vîe étemelle (4).

— D. Qii'est'Ce que le péché véniel^ — R. Le péché véniel est une désoLéissance à la loi de Dieu en chose légère, ou avec un consentement imparfait, quoique la chose sôit grave.

EXPLICATION. — La matière du péché peut-être plus ou moins grave, et le consentement plus ou moins réfléchi, plus ou moins parfaiL Si la matière du péché est légère, par exemple, si on voIp un ou deux sous à une personne riche, le péché, quoique comm|s avec une pleine advertance, avec une attention suffisante pour s'apercevoir de ce qu on fait, n'est que véniel. Il en est de même si on ne donne è la violation de la loi de Dieu qu'un consentement imparfait, quoique, en soi, la matière soit grave. Tel est, par exemple, le consentement que donne au mal un enfant qui n*a point encore suffisamment l'usage de la raison ; un homme à demi insensé, ou à demi éveillé ; ou celui qui, sans qu'il y eût de sa faute, était tellement troublé ou tellement préoccupé d'un autre objet, qu'il n'a pas assez vu ce qu'il faisait. A plus forte raison, le péché n'est que véniel lorsque la matière est légère, et qu'il n'y a pas un plein consentement de la volonté. — Mais comment apprécier quel consentement on a donné à certaines tenlations, à de mauvaises idées qui ont passé par la tête? Voici, mes enfants, quelques règles à cet égard : 4^. H faut faire attention à ses dispositions habîtoelles ; si une personne, habituellement et constamment disposée de manière qu'elle aimerait mieux mourir que de pécher mortellement, doute si elle a consenti au mal, il y a tout lieu de croire qu'elle n'y a pas donné un coDsentement stiflBsant pour le péché inortel, quoiqu'elle croie avoir mig quelque oégli|^Dce à repousser la tentation. S'U s'ajgK, m eào^mre, d*uoe personne accoalufoée au mal, os doit, dans le doute, croire qu'elle y a consenti. î*. Lors-

(1) V. kt leçon de la grâce, § 8».

qu'on a eu la pensée ou la tentation de faire une chose mauvaise, et qu'on ne la pas faite, le pouvant facilement, il est à présumer qu*on n*y a pas consenti. 3*. Lorsqu on doute si on a fait quelque chose dans le sommeil, ou n*étant qu*à demi éveillé, ou si on avait véritablement Tusage de la raison, c'est un indice probabJe qu'il n'y a pas eu de consentement parfait, et que le péché, ^ar conséquent, s'il a eu Keu, n'a été que véniel. — Le péché véniel, d'un mot latin qui signifie pardon, est ainsi appelé, parce que Dieu le pardonne facilement en ce monde, vu la fragilité humaine et la facilité que nous avons de le commettre, et qu'il ne lé punit pas dans Tautre vie par des supplices éternels.

— D. QueCles sont les suites du péché véniel ? — R. Le péché véniel noDs dispose au péché mortel et nous rend digues d'une peine iemporelle.

Explication. — 4*". Le péché vénjd nous dispose au péché mortel : « L'effet le plus fâcheux des maladies, dit le cardinal de la Luzerne, est de conduire à la mort ; le péché véniel est la maladie de l'âme ; il la conduit de même au grand crime qui est sa mort (4). » Celui qui n'a pas horreur du péché véniel est bien près de sa ru1n,e ; il ne lient plus qu'à un fîl de vie que le moindre mouvement peut rompre, qu'à une étincelle de charité que le moindre, souffle peut éteindre ; c'est la lampe qui fume et qui ne rend plus qu'une clarté mourante ; c'est Lazare languissant, il mourra bientôt, a Celui, nous dit l'Esprit-Saint, qui méprise les « petites choses, tombera peu à peu (2] ; celui qui est in- « juste dan& les petites choses sera injuste aussi dans les

(1) Pour expliquer comment le péché véniel dispose au mortel, les I^S. Pères se servent d'une comparaison bien sensible : il en est, disent-ils, des péchés véniels comme des gouttes d*eau qui 'entrent insensiblement par les fentes d%n vaisseau, et qui, le chargeant peu^à peu, la fiuraieni entin couler à fond et produiraient le m^e effet qu'une vague impétueuse qui le submergerait tout d*un coup, si on n'avait pas soin d'en vider souvent le vaisseau. {Catéch. des Deux-Siciies, tom. 111.)

(î) Eccl., XIX, 1.

« grandes (4). » La différence entre le péché véniel et le péché mortel est quelquetois si légère ! H arrive, par rapport à rame, ce qui arrive tous les jours par rapport au corps : combien de Jileesures qui sont morlelies, et qui, si elles avaient eu^ uneJtgne de moins, ne lauraient pas été (2)! V. Il Dous rend dignes d'une peine temporelle. En effet, le péché véniel étant, du moins en comparaison du péché mortel, un péché léger, il ne peut mériter qu'une peine légère en comparaison de celle que mérite le péché mortel ; mats ^le ne le serait point, si elle était éternelle. Elle n*est donc, au moinls en soi, que temporelle, c est-à-<iire qu'elle durera plus pu moins longtemps, mais qu'elle aura une fin. Cette peine,' il faut la subir ici-bas, en se livrant aux exercices de la pénitence ; ou bien il faudra la subir après la mort dans le purgatoire.

La peine du péché véniel, avons- nous dit, n'est» au moins en soiy qu'une peine temporelle ; parce qu'il est incertain si, dans ceut qui meurent avec des péchés mortels et des péchés véniels, les péchés véniels ne sont pas puni^, par accident, éternellement. Un grand nombre de théologiens, et entre autres Scholliner, sont pour Taffirmalive ; mais en même temps ils pensent que dans un réprouvé, à qui certains péchés antérieurs à ceux qui l'ont conduit en enfer auraient été pardonnes quant à la coulpe, mais non quant à toute la peine temporelle, cette dernière ne sera pas éternelle ; et, dans ce sens , il est permis de dire qu'il peut y avoir , pour les damnés , mitigation et diminution de peines (3).

(1) Luc, XYi, 10.

(2) Conf, du Puy, sur leg péchés, pag. 102.

(3). Qaaîndiii manet retliii c^lpfi9» et affiectus^ ad poccatum, tamdiu œanet oHigaiio a<^ pœoam ; atqui lo damnatis perpeti|o durât reatus eulpœ, quant 8^ gratia vetractare satubriter nequeuot, et omnis gratia 8U|>eniatHrali8 ilUs uegatur : posniteatia autem naturalis-ai quam habent, est ioutilis, et âokat potius de pœua quam de peecâto; ergo perpetuo punietur peccatum Teniale. Quia auteiai>er accidens culpa venia-

1-^ D. £^ combien de tnaiiières coninMï^M le.péché actuM ? — lU On commet Je piêcbé aduel en cinq maoières; par- pensée , fHyr désir, par parole, par action et par omissioji.

ExFLicATioif . — Pécher par fteowée, eeak oecoper vokm-' tairameot et avec afTeelion soo equil de eboaes mauTaises, sans avoir toutefois auooii désir d'en va osr à l'exécntloii. Le ooDseotefneol donoé an plaiair qu'oo éprouve en pensant ainsi à «ne oiiose mauvaise, est appelé par les théolog^ns ddeekUioH moros$, — Pécher par désir, c'est avoir la voloBté iHen délibérée de faire une choàe contraire à la loi de Dieu. — Pécher par parole, c*èst d^e ce qu*on ne d(»t pas dire ; c(«nme quaiKi on parle contre ta vérité, contreja cba* rite, etc. — Pécher par action, c'est faire oe qui est défendu par la loi de Dieu ou par la loi de rSglîse ; par exemple, frapper le prochain, lui dérober ce qui lui appartient, c'est pécher par action. — Leapéchés extérieurs^ c'est-à-dire les péchés que Ton oonnuet par actions. ou par paroles sont les seuls qui soient sujets aux peines ecclésiastiques, comme lexcommunic^tion , la suspense , l'intercët ; l'Eglise , dit le droit canon , ne juge point ce qui est purement intérieur (4). ^

^ D. Qu'est-ce tfue le péché iPomis^ion ? -« R. Le péché d*omis* stonestoehiique Dou8cemiBettoos,eD^égligtint de bous acquitter

lis nunquam a damnato revocatur, bine et per accidenspœna. durabit perpétue. Aliud dicendum de peccato leniali, quoad ciripam in bac yita. dimisso; eum eoim iUi per sesolim debeatur pœm tenporalis^ bine et in inferno nonnisi ad tempus pnnietur. Nec propter boc sequitur qnod sit in inferno redemptio , quia pœna soMtur, non redimitnr ; yerba sunt S. Thomse, in iv sentent, distinct, xxii. (Scbolliner, tom. lY, pag. 336-337.) — Nous aTiôns ajouté, dans les éditions précédentes, que le péché^éniel affaiblit en nous la grftce stflctiiante. €ette opinion est sonteniie par be«Koepd*aiiteiirs; bn» «n sataat proitoMsf d» théologie nous ja fût observer qufelle est réletée par S. Tlimas (t. !• qwest M, art. tO ), et qae Soarex (tom. riU, pa^. 987, édit. Yei^âan.) la,dédare improbabie et inioutenable. (Extrait ^hine iéltre de M. ^wâkàefj di* rectenr et professeur an aémiMira àm SakiWBspvtt.) (i) De idlemls non jodleat ledeiiA.

de DOS obligations ; par exeœpk? , de Caire des actes d'amour de Dieu, d'assister à la messe, de remplir les devoirs de notre état.

Explication. — Oq commet un péché d'omissionjoutes ks fois que Foo aianque de faire ce qui esl commaQdé par la lot de Dieu^ ou par la loi de TEglise. Ainsi^ ne point faire raamdoe quand on ea a le moyen ; ne poiat oomtnuoier à Pâques ; ne poôil j^ner pendant ie car^e, quand on n'a poitit d'empêchement légitime ; pa&ser des années entières sans s'approcher du tribunal de la péfïileoce, élc. ; c'e^ pécher par omission.

= D. Est-ce un péché que défaire une chose que Von croit défen' due et qui ne t'est pas f — R. Oui, parce que devant Dieu on a la voioQté de pécher. IJ en serait de même, si on ooielLait uoe ehese que Pon croirait d'oblîgatfofl et qui ne lé fierait paa.

Explication. — Faire une chose que Ton croît défendue, quoiqu'elle ne le soit pas ; par exemple, user des aTim'enls grasuojour oùTonest persiAié qu'il faut fairç abstinence^ quoique, dans la réalité, ce ne soit point un jour d'absli- Benoo, n'est-ce pas évidemm^t avoir la volonté de pédier? De mèoie , omettre une chose que Ton croit être obligé de Élire, quoiqu'on n'y soU pas obligé ;'par exemple, ne point aller à la messe tel jour que Ton croit ètte une fête d'obligation, quoique, dans la réalité, ce ne soit qu'une fête de dévotion, n'est-ce pas évidemment être déterminé à violer la loi et à la fouler aui( pieds? Dans Tun*^ et l'autre cas on commet un péché ; on oFTeose Dieu qui voit le fond du cœur, et sait ce qui s*y passe de plus caché et de plus secret : Dominus atUem intuetur cor (I). D'après le même principe, commettre un péehé yimA que Ton croî4 mortel, c'est péchermorteUement.

(1) 1. Eeg., XVI, 7.

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