‹ Explications du maréchal ClauzelChapitre 34 sur 62 · DESCRIPTION PHYSIQUE DE LA PROVINCE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION PHYSIQUE DE LA PROVINCE

Dans la province de Constantine, les chaînes de montagnes sont plus distinctes que dans les autres beyliks.

Depuis le Jürjura, dont les appendices descendent sur Delys, jus-

(1) Avant son élévation an gouvernement de Tunis, Mustapha avait été désigné par son frère pour recevoir l’investiture du beylik de Constantine des mains de M, le maréchal Clauzel.

qu à Bone, des monts élevés de 1,000 à 4,500 mètres, abrupts, inac cessibles et couverts en grande partie de bois, bordent le littoral. A l’est de Bone, le rivage de la mer n’est plus occupé que par des collines , hautes de 200 mètres ; mais en arrière, à 7 ou 8 lieues, après des plaines immenses, on retrouve la continuation des montagnes du iittoral qui forment le long de la Méditerranée la chaîne du petit Atlas. |

Plus au sud de ces monts, la chaîne de Gebel-Aurès leur est à peu près parallèle, et forme comme un grand bassin central, où s’étendent, dans diverses vallées , des plaines arrosées par plusieurs cours d’eau.

Au-delà des montagnes d’Aurès sont les versans du Oued Adjedid et les plaines de Biscara. Plus loin est le désert, dont les solitudes sont cependant fréquentées par des caravanes dirigées du centre de l'Afrique vers Tunis et Tripoli surlout, qui, ayant des relations assez fréquentes avec la Turquie, offre des débouchés plus certains aux productions des tropiques.

On a remarqué que les montagnes étaient presque partout couvertes de bois ou de broussailles, tandis que les plaines sont dépouillées de haute végétation. ù

Dans les montagnes de l'ouest, vers Mejana, sont des mines d’argent, de plomb et &e soufre.

En approchant de la régence de Tunis (l’ancienne Africa), on découvre beaucoup plus de ruines antiques que dans la province d'Oran.

Les cours d’eau qui sillonnent la province de Constantine sont nombreux ; la majeure partie se déversent dans la Méditerranée ; les autres se perdent dans les terres. Les principaux sont :

La Summam, le Oued-el-Kebir, la Seybouze, le cours supérieur de la Mejerda, et le Oued Adjedid, qui s'engouffre dans les sables du

désert, vers Tugurt.

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