‹ Explications du maréchal ClauzelChapitre 33 sur 62 · LE · texte numérisé non relu

LE

Des trois beyliks de la régence d'Alger, le plus étendu, le plus riche ct le plus important, était celui de Constantine, ou de l’est.

Borné au nord par la mer, ses autres limites étaient :

A l’ouest, les monts Jurjura et les versans du Schot (marais salés), sur le méridien, au sud de Bougie ;

Au midi et au-delà des pays occupés par les bai Mezab, s'étend le désert, où les beys exerçaïent peu leur puissance.

Enfin, à l'est, la province de Constantine est limitrophe de la régence de Tunis.

Le voisinage de cette rivale d'Alger a surtout donné de l'importance au beylik de l’est. Il fut le. prétexte ou le théâtre des guerres que se faisaient ces deux états , gouvernés par des chefs de races différentes. Aujourd'hui encore notre expédition, d’ailleurs, si nécessaire depuis que le beylik de Constantine n'a pu être donné provisoirement à la maison de Tunis , ne serait pas entreprise si l'empereur Mamouth, d'intelligence avec Achmet bey, n’eûl pas fait des demonstrations hostiles contre le bey Mustapha. (1).

Page 1