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TRIBUS DE LA PROVINCE

La province de Constautine, plus étendue et plus peuplée que les autres, est divisée en grandes tribus ou circonscriptions administratives, comme nous avons vu dans la province d'Oran les Douaires et les Beni-Amet. Leur dénomination collective désigne plusieurs tribus réunies par des intérêts particuliers, ou à cause des dispositions physiques des localités.

Dans le beylik de l’est ces grandes tribus sont si puissantes, qu'elles n'ont pas conservé fa simple dénomination de arch (tribu), on les nomme enjouhe (grande tribu).

Des Arabes habitent généralémeni les plaines et les montagnes de

lintéricur. Les Kabaïles sont dansé les montagnes du littoral. PRINCIPALES ÆTRIBUS.

Les tribus qui avoisinent Constantine , appelées Douairs Seraoni, sont naturellement sous la dépendance et au service du bey.

Le Beheret Annaba comprend les tribus de la plaine de Bone et celles qui occupent les appendices nord de l'Atlas (1).

À Henancha, la plus grande des tribus s'étend à l’est dans les plaines et sur les montagnes depuis une journée de marche de Gonstantine jusqu'aux frontières de Tunis. Cette vaste tribu est divisée d'intérêts. Les uns ont des rélalions avec les ‘unisiens , les autres avec Achmet, et quelques-uns avec le bey Joseph. :

Lemma ou Beheret-el-Arnab ; au sud de la précédente , habitée, ou , pour mieux dire, parcourue paf les El-Mamecha , peuples pas teurs, passant alternativement du royaume de Tunis dans la province

de Constantine.

Der , au sud de Lemma, pays montueux que les Turcs ont rare-

ment atteint.

(1) Cette espèce d’isthme est plus large que n’est long le côté de la ville d'Alger compris entre la porte Babazoun et la Casbah.

Mohatelat, entre Constantine et Henancha, dans un pays accidenté.

Héracta, dans les plaines au sud-est de Constantine.

Gebel-Aurés, monts au sud de Héracta. Ils reçoivent les troupeaux de Héracta lors des sécheresses , ou pour les soustraire aux gazias de leurs oppresseurs.

Kerfa, ou Dra-el-Marbaa , au nord de Héracta et aux sources du Ouled-Zenati.

Les Ouled-Zenati, dans la vallée de cette rivière et sur les montagnes voisines. Ils sont les cavaliers du bey.

Ouled-Gebarra, au-dessous et au nord des monts de Kerfa, dansles plaines de ElHaria , sur lé chemin de Bone à Constantine , longtemps serviteurs d'Achmet ; ils inclinent vers les Français.

Seknia, pays de montagnes au sud de Keïfa.

Telägma, au sud de la précédente.

Oulad Abd-el-Nour , occupant les moñts Bou Oun, près du Sahra. |

Met Senab , au sud dé Constantine, éntre Outa Bazér et Gebel Amar Gaddo. |

Gebel Amar Gaddo,'monts au nord de Biscara, asile de Ben Gana, et lieu de retraite que s’est choïsi Achmet. ïl s'y est fait construire une habitation , et ses richesses } y sont déjà déposées.

El- Sahra, le désert, où de nombreuses tribus sont en hostilités. Les uns obéissent à Ben Gana , et lés autres au scheick. Farhat, qui a été souvent en relations avec nos gouverneurs d’ Alger.

Viennent ensuite les tribus qui environnent les villes, où résident les chefs auxquels elles obéissent. Ces centres de relations politiques et commerciales sont : :

Milah dans la vallée de Oued Farjioua.

Stif, au milieu dés plaines, et les environs de Am Adji Baba.

Mejäna , au milieu d’un pays peu accidenté , où s’assemblent souvent les scheicks des environs, et où entretiennent des relations lés tribüs de l’ouest, qui sont : Riga Oulad-el-Heddard, Ouen Nouga; le Jurjura, Fum Oued Jenan, Oulad Cerraj , Hamza et El-Hedna.

Enfin les tribus kabaïles formant le Jah-el-Bougia, qui ne s’entendent plus depuis la mort de Oulid Rabah , et celles du Sahel, Gigeri, Collas et Stora, sur lesquelles Achmet n’a pas plus d'influence que les beys ses prédécesseurs. é

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