PORTES
Cette ville, presque entièrement entourée de rochers, a la forme d’un ovale allongé dans la partie qui est tournée vers le sud-ouest. Dans cet espace long de 5 à 600 mètres, il y a trois portes; celle de l’ouest se trouve à l’angle saillant, sur le point le plus élevé du contrefort, et où les rochers cessent d'être continus et de former une enceinte naturelle. On nomme cette porte Bab el Djedid ; le chemin d'Alger y aboutit. Celle du centre s'appelle Bab el Oued. ou de la Rachba : elle conduit vers le sud, et peut faire gagner par un embranchement le chemin d'Alger, dit du Garb. La troisième porte, nommée el Gabia (et el Geaori), communique avec la rivière el Rumel; elle est dominée par la porte et le rempart Bab el Oued. Ces trois portes sont réunies par une muraille antique haute de 30 pieds, souvent sans fossé ; entre ces portes sont des batteries élevées, armées de quelques canons pour battre les approches de la ville. En avant de ces portes, il y a, sur le contrefort qui se lie au Coudiat- Aty, un faubourg peu étendu (comme celui de Babazoun), habité par des artisans et des marchandes. On y tient les marchés de certaines productions, les autres denrées se vendent en ville, Au-delà du faubourg, sont diverses habitations, une mosquée, des foudoucks et les vastes écuries du bey ; on y voit beaucoup de ruines antiques, des jardins entourés de haïes ou de pelits murs, beaucoup de tombeaux et quelques santoas.
Le reste de l'enceinte est formé par des murailles antiques, peu solides et sans terrassement. Des maisons sont adossées quelquefois contre ces murs, qui, élevés sur des rochers à pic, présentent une
bonne défense: