MARCHE DUNE ARMÉE ARABE
Un itinéraire de Bone à Constantine qui paraît mériler de la confiance divise la route en huit journées de quatre à cinq heures de marche. Les voitures l'ont ainsi parcourue.
Premier jour. Un chemin facile conduit à el Adjar , Adouar, au milicu de la plaine de Bone. Il y a des fontaines ; le boïs y manque.
Deuxième jour. On parcourt un terrain peu accidenté, et l'on s’arrête aux fontaines de Ma-el-Barda, où sont des ruines antiques. Il n’y a que quelques broussailles.
Troisième jour. On sélève sur les montagnes difficiles de Meouellofa, où sont des fontaines. Le bois y est rare.
Quatrième jour. On gagne les monts de Hammam-Mascoutin. Après avoir traversé la rivière de Bezaz-Ammar , être passé par les ruines de el Guelma (limite de nosreconnaïissances), on gravit sur le faite des montagnes, que l’on atteint difficilement. et dans lesquelles on marche pendant trois jours. On trouve de l’eau et du bois.
Cinquième jour. L'on s'arrête dans un lieu appelé Hessenia, après avoir franchi la plus haute montagne, dite Ras et Agba (tête du mont) qui présente des passages difficiles. Le bois n’y manque pas.
Sixième jour. IL faut descendre les montagnes pour s'arrêter sur les bords de la rivière el Zenati qui doit avoir de l’eau ; le chemin est facile. On n'aurait pas de boïs.
Septième jour, Par un beau chemin on se rend à el Héria, où sont des fontaines ; les environs n’ont pas de bois.
On arrive à Constantine après avoir traversé le mont Zefzouf. Il y a des bois et de l’eau sur la route.
Sur ce chemin quelques terres sont cultivées mais les Arabes
sont des plus intraïtables du pays. On traverse des tribus dévouées à Achmet, et d’autres qui déjà sont en relation avec nous.
Par cette route, on peut craindre de manquer quelquefois d’eau et de bois. Il y a des stations où l'on ne trouve que des puits; et les habitans brûlent la fiente des vaches et des chameaux.