‹ Exploitation, débit et estimation des bois: cours fait à l'École impérialeChapitre 15 sur 116 · FAÇONNAGE DES FAGOTS £T BOURRÉES · texte numérisé non relu

FAÇONNAGE DES FAGOTS £T BOURRÉES

Les fagots ainsi confectionaés sont propres et solides, ils ont bonne apparence. Le mélange des pluâ petites brindilles avec des branches plus fortes permet dei coïnprîmer et de serrer fortement le fagot avec le levier, et une seule hart un peu forte Suffit pour le maintenir solidement lié pendant quelques mois.

Le fagotage sous le pied est le procédé le plus répandu, quoiqu'il soit moins bon que le précédent. Il consiste à placer par terre une ou deux harts, sur lesquelles on arrange le bois en faisceau comme sur un chevalet. Lès harts étant préparées de manière à pouvoir être serrées en nœud coulant, l'ouvrier passe l'extrémité du lien dans la lumière ménagée à l'autre extrémité, puis, quand il veut serrer la hart qu'il ti^ dans ses mains par le gros bout, il appuie avec le pied sur la lumière, de manière à comprimer le plus possible le bois compris dans le fagot.

Cette manière de fagoter est très-employée, surtout dans la confection des bourrées. Les fagots ainsi formés sont moins solides que ceux que l'on construit sur le chevalet, et quand ils séjournent long* temps dans les coupes, le bois se desséchant, le lien ne reste plus suffisamment tendu, et l'on est souvent obligé, après quelque temps, de relier les fagots qui doivent être transportés à quelque diistance.

On fait des harts avec toutes les espèces de bois qui se prêtent à la torsion. Les meilleures sont en chêne, dharme, coudrier, bouleau, cornouiller, hêtre, sapin, etc. Les harts de sapin et de coudrier sont

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très-estimées et très-employées dans le flottage, on leur donne alors souvent le nom de rotiettes, ou de chapelets.

Les fagots et les bourrées se vendent habituelle* ment au cent, au demî-cent et au quarteron.

ArUde IT.

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